La maison de Prière Notre-Dame

Par Luc Mercier

AVANT PROPOS

En 1995, les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame ont acheté la maison Morin, un monument historique, et ses annexes, pour y aménager la MAISON DE PRIÈRE NOTRE-DAME, boulevard de Normandie, à Longueuil.

Cet événement me fournit un prétexte pour évoquer le patrimoine longueuillois, fondé essentiellement sur certains aspects de la culture et sur la religion chrétienne.

Délibérément, en toute justice, je m’attarde à mettre en relief l’une de ces valeurs fondamentales de la société québécoise : l’éducation que symbolise l’activité des religieuses de la Congrégation de Notre-Dame qui indirectement ou directement, ont joué un grand rôle dans la vie du Québec et qui s’apprêtent à l’actualiser en établissant une Maison de Prière sur les lieux de l’ancienne maison Morin.

Je crois également approprié de rendre hommage aux religieuses de Notre-Dame en la personne d leur directrice, soeur Lise Desrochers, de situe la Maison dans son environnement historique et de consacrer une notice particulière à la paroisse dont elle fait partie comme à son pasteur qui en dirige la vie spirituelle, de décrire son jardin et de terminer par quelques mots sur l’homme de prière qu Mgr Bernard Hubert, dont je cite la lettre d’approbation de ce merveilleux projet de transformer en maison de prière l’ancien manoir du maire Louis-Édouard Morin.

Les Longueuillois se réjouissent de ce nouveau chapitre heureux de la préservation de leur héritage culturel, du regain de vie religieuse qu’il est susceptible de susciter et ce retour aux sources de lur aventure en Amérique.

CHEMINEMENT

Les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame, pionnières de l’éducation publique au Québec, ont acheté un monument historique de Longueuil, la maison Morin, qu’elles destinent à une maison de prière.

Une heureuse adaptation aux valeurs fondamentales qui ont façonné notre peuple et à leur évolution.

Elle résulte d’un cheminement qui peut se diviser en plusieurs étapes, marquées de noms divers : la maison Morin, le noviciat de la Présentation, la Congrégation de Notre-Dame, la Solitude de Notre-Dame-des-Bois et la Maison de Prière Notre-Dame.

Je complète ce cahier par diverses petites monographies, dont j’ai fait état dans l’avant-propos, et par des illustrations.

Ainsi cette heureuse acquisition du manoir Morin par les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame constitue également un acquis précieux pour le patrimoine longueuillois.

LA MAISON MORIN

En 1875, Louis-Édouard Morin (1830-1905) emménageait dans le joli manoir de briques rouges, assorti d’une tour, aujourd’hui situé au 180, boulevard de Normandie, à l’époque, l’extrémité orientale de la ville et le commencement de ce que certains ont appelé la banlieue ou la campagne. Ce propriétaire était un homme remarquable qui, selon l’historien Robert Rumilly, On a jamais épargné son temps ni son travail pour se rendre utile à ses concitoyens.

Allié des vieilles familles Longueuilloises, il a participé à la réorganisation de notre société nationale, la Saint-Jean-Baptiste, dont il devint le président actif. Il s’est fait le propagandiste émérite des chambres de commerce du Québec. Il s’est montré un homme d’affaires compétent et dynamique, ouvrant même un comptoir en Gaspésie.

En plus d’avoir exercé les fonctions de conseiller municipal, il a, à deux reprises, de 1887 à 1889, puis de 1892 à 1893, assumé la charge de maire à Longueuil.

À la tête de citoyens épris du progrès de leur ville, il en a hâté l’électrification il y aura bientôt cent ans.

Il avait donné son nom à la rue qui, par la suite, s’est appelée Princesse Royale, avant de devenir, avec l’aménagement du quartier en 1959, le boulevard de Normandie qui rappelle la province d’origine du fondateur de Longueuil, Charles Le Moyne (1626-1685).

LE NOVICIAT DE LA PRÉSENTATION

En 1914, les héritiers de Louis-Édouard Morin ont cédé sa maison, au prix de dix-neuf mille dollars, à une communauté religieuse fondée par Edmond-Ignace Rice, appelée les frères de la Présentation, établie au Québec depuis 1910.

Pendant plus de huit décennies, ces religieux ont occupé la maison Morin, comme noviciat ou juvénat. Mais il ont dû agrandir le terrain, ajouter un gymnase et, en 1930, construire, en annexe à la maison originale réservée aux dirigeants et aux juvénistes, un édifice de trois étages où ils aménagèrent , entre autres pièces, grande chapelle, un réfectoire spacieux, des chambres de novices, une bibliothèque, des salles d’études ou de réception et une cuisine.

Récemment, ils y ont ajouté un garage.

Devant leur couvent, en 1918, ils ont fait ériger une statue de l’Immaculée Conception et, sur son piédestal, ils ont inscrit :

Maria Immaculata,

ora pro

benfactoribus

nostris.

Ce qui se traduit par : Marie Immaculée, prie pour nos bienfaiteurs.

Ce monument nous a fait penser à une anecdote que rapporte Yvon Charron dans sa biographie de Marguerite Bourgeoys.

Le 7 octobre 1640, le cortège d’une procession passe devant l’abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains dont une statue de pierre, représentant Marie, ornait le Beau Portail.

ÒEn jetant la vue pour la regarder, écrira la voyante, je la trouvai très belle, et en mme temps, je me trouvai si touchée si changée, que je ne me reconnaissais plus.

En 1995, les frères de la Présentation vendaient leur noviciat, qui comprenait la maison Morin, aux religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.

LA CONGRÉGATION DE NOTRE-DAME

Marguerite Bourgeoys (1620-1700), de Troyes, capitale de la province de Champagne, en France, avait voulu, à plusieurs reprises mais en vain, entrer dans une communauté de religieuses contemplatives, dont les Carmélites.

Un jour, elle avait été frappée par une image que la soeur de monsieur de Maisonneuve, fondateur de Montréal, chanoinesse de Saint-Augustin de la Congrégation de Notre-Dame, à Troyes, donna à son frère et qui comportait cette inscription :

Ò Sainte Mère de Dieu, pure Vierge au coeur loyal, gardez-nous une place en votre Montréal.

Quelque temps après, elle s’est ensuite résignée à faire partie de la Congrégation externe de Notre-Dame qui lui permit, par expérience, d’acquérir une certaine formation pédagogique. Ò de sanctifier les jeunes filles vivant dans le monde, en les groupant à certains jours, où elles vaquaient ensemble à la prière et aussi à l’accomplissement de certaines oeuvres de miséricorde spirituelle : telle, par exemple, l’instruction des enfants du peuple. (Yvon Charron).

Elle y apprit également qu’on était allé au Canada, écrit-elle, et que les Religieuses espéraient d’y aller. Je promis d’être de la bande.

C’était, précise l’auteur Charron, une communauté de pieuses et charitables filles qui, vivant d’une vie austère, s’assemblaient tous les jours de fête et dimanches pour vaquer à certaines pratiques de religion, et exercer certaines oeuvres de miséricorde spirituelle, comme l’instruction des enfants du peuples.

Ainsi Marguerite Bourgeoys suivit-elle Paul Chomedey de Maisonneuve (1612-1676), fondateur, en 1642, puis gouverneur de Ville-Marie (Montréal). Elle revit la fameuse image dans la maison de Monsieur, en Nouvelle-France.

Les premières années, elle s’occupa de l’intendance de la maison du Gouverneur tout en s’adonnant à des oeuvres de charité. Le biographe Charron énumère ses tâches : bonne à tout faire, aviseuse spirituelle et ménagère du Gouverneur de Maisonneuve, maman d’adoption de deux jeunes filles, et la charité auprès des démunis.

Quatre ans après mon arrivée, raconte-elle encore, Monsieur de Maisonneuve me voulut donner une étable de pierre pour faire une maison pour loger celle qui ferait l’école. J’y fis une cheminée et ce qui est nécessaire pour y loger. Les enfants la curèrent et y travaillèrent en tout ce qu’ils pouvaient. Et j’y entrai le jour de la Sainte-Catherine de Sienne et commençai mes la Congrégation séculière le jour de la Visitation.

En 1657, année de la fondation de Longueuil, elle ouvrit donc sa première école dans cette étable rénovée, de 12 m par 6 m (36’x18’). On pourrait dire que, de fait, cette année marque la fondation de la Congrégation de Notre-Dame. Cependant, on en enregistre historiquement le début 1658, la reconnaissance par lettres patentes du Roi en 1670 et l’approbation, par l’Église, en 1676.

Soeurs Bourgeoys recruta des collaboratrices ou des religieuses en France, en Nouvelle-France et mme chez les Amérindiennes. Elle multiplia également ses écoles dans toute la colonie.

Dans la seigneurie voisine de Longueuil, le seigneur de Boucherville mit à sa disposition une partie de son manoir, comme l’écrit l’historien Séraphin Marion, dans sa biographie de Pierre Boucher : C’est dans une chambre spécialement réservée à l’usage des religieuses que se retirèrent Marguerite Bourgeoys et ses compagnes lorsque, pendant chaque été, elles enseignèrent le catéchisme aux enfants.

La fondatrice abandonna la direction de sa communauté en 1693 et mourut en 1700.

Ses religieuses ont perpétué son oeuvre jusqu’à nos jours.

LA SOLITUDE NOTRE-DAME-DES-BOIS

En 1969, dans l’esprit du Concile Vatican II et pour répondre aux besoins de notre temps, les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, à l’instigation de leur supérieure générale, soeur Gabrielle Massicotte, songent à fonder une Maison de Prière à Terrebonne (Québec), sur les bords de la rivière des Mille-Îles.

En collaboration avec le père Marie-Nazaire Morissette, O. M. I., soeurs Yvette Lachance, Michelle Lamoureux et Marie-Thérèse Saint-Onge, mettent le projet à exécution sous le nom de la SOLITUDE NOTRE-DAME-DES-BOIS.

Jusqu’en 1995, inspirée par le mystère de la Visitation de Marie, l’institution a mis à la disposition de ses hôtes divers services pour favoriser leur ressourcement spirituel, pour faciliter la prière personnelle, communautaire et liturgique dans un climat de recueillement.

Ë l’occasion du vingtième anniversaire de la Solitude, Monseigneur Charles Valois, évêque de Saint-Jérôme, déclarait :

Les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, fidèles à leur idéal, s’appliquent à servir l’éducation par la foi.

Et il ajoutait :

Dans cette maison de prière, on aide le visiteur à retrouver Dieu.

Soeur Gabrielle Massicotte écrivait :

Nous savons que mère Maguerite Bourgeoys a su concilier son attrait de jeunesse pour une vie contemplative avec l’exigence d’intense activité apostolique.

Sa consoeur Michelle Lamoureux renchérissait en disant :

À chacun, à chacune de nous, le Seigneur demande de l’adorer sans partage et d’avoir pour toute personne une vraie charité.

Après l’expérience de près de trois décennies à Terrebonne, dans le but d’assurer la poursuite et l’essor de son oeuvre, de faciliter l’accès à ce genre de lieu de prière et de recueillement, la Congrégation de Notre-Dame jugea qu’il s’avérait opportun de le relocaliser. Son choix s’est porté sur la ville de Longueuil où elle transfère les service de la SOLITUDE NOTRE-DAME-DES-BOIS à la Maison de Prière Notre-Dame.

LA MAISON DE PRIéRE NOTRE-DAME

La Maison de Prière Notre-Dame, de la paroisse de Saint-Antoine-de-Padoue, diocèse de Saint-Jean-Longueuil et ville de Longueuil, prend donc la relève de LA SOLITUDE NOTRE-DAME-DES BOIS qui ferme ses portes.

La Maison longueuilloise ouvrira les siennes, probablement à la fête de la Visitation de Marie à sa cousine Élizabeth, le 31 mai 1996. Il faut noter que mère Marguerite Bourgeoys attachait une importance particulière à ce jour anniversaire qui correspond à l’un de ses départ de France pour l’Amérique, en 1659 : et, comme elle le dit, au jour où elle commença sa Congrégation. Cette date coïncide également avec la fête patronale de sa Communauté qui la soulignera de façon spéciale.

Selon le voeu des religieuses, la Maison se voudrait une sorte de monastère de la rue oû toute personne peut toujours venir :

célébrer l’Eucharistie;

adorer le Saint-Sacrement;

participer à la récitation de l’office divin qui comprend les laudes, le matin, et les vpres, le soir;

bénéficier d’une consultation et d’un accompagnement spirituel;

profiter d’une retraite à la Maison , seule ou accompagnée ou avec prédication,

Par son existence même, cette Maison souhaite exprimer, dire Dieu, devenir une école de prière par sa façon de vivre comme par son enseignement.

Ce qui se traduira par un programme d’activités et de services susceptible d’être publié au cours de l’été 1996 et dont on prévoit la réalisation le 15 septembre prochain.

La MAISON DE PRIÈRE NOTRE-DAME comprend l’ancienne résidence du maire Louis-Édouard Morin, l’ancien noviciat des frères de la Présentation et leur ancien gymnase.

Elle mettra à la disposition des personnes qu’elle recevra :

la chapelle sainte Marguerite Bourgeoys, d’environ trente places;

une salle de conférence;

une salle de réunion;

une bibliothèque;

un parloir;

deux réfectoires;

seize chambres.

Sept religieuses, qui forment la communauté locale, y habiteront :

soeur Lise Desrochers, animatrice de la communauté, directrice de l’oeuvre, animatrice spirituellle;

soeur Michelle Lamoureux, première conseillère, animatrice spirituelle, bibliothécaire, et responsable des Annales;

soeur Annette Boucher, animatrice spirituelle et responsable de la liturgie;

soeur Marguerite Lagacé, responsable de l’accueil et de la sacristie;

soeur Marguerite Landry, économe et comptable;

soeur Marthe Rancourt, cuisinière et réfectorière;

soeur Rita Hébert, lingère, buandière et réfectorière.

D’ici quelques années, l’ancien gymnase sera transformé en grande salle de réunion. Le nouveau pavillon adoptera le nom d’un bourg de Judée, Emmaüs, près de Jérusalem, où se rendaient des disciples à qui apparut le Christ ressuscité.

Qui pourrait le mieux expliquer ce choix que l’évangéliste saint Luc racontant l’histoire d’Emmaüs, dans son Évangile :

Et voici que, ce mme jour, deux d’entre eux faisaient route vers un village du nom d’Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades, et conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé.

Et il advint, comme ils discutaient et conversaient ensemble, que Jésus en personne s’approcha, et il faisait route avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Il leur dit : Quels donc ces propos que vous échangez en marchant? Et ils s’arrêtèrent le visage sombre.

Prenant la parole, l’un deux nommé Cléophas, lui dit : Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui est arrivé ces jours-ci!

Quoi donc ? leur dit-il. Ils lui dirent : Ce qui concerne Jésus le Nazaréen, qui s’est montré un prophète puissant en oeuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, comment nos grands prêtres et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et être crucifié. Nous espérions, nous, que c’était lui qui allait délivrer Israël; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées! Quelques femmes qui sont les nôtres nous ont, il est vrai, stupéfiés. S’étant rendues de grand matin au tombeau et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire qu’elles ont mme eu la vision d’anges qui le disent vivant. Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses tout comme les femmes avaient dit; mais lui, ils ne l’ont pas vu!

Alors, il leur dit : O coeurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu’ont annoncé les prophètes! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire? Et, commençant par Moïse et parcourant tous les prophètes, il leur interpréta dans les Écritures tout ce qui le concernait.

Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d’aller plus loin. Mais ils e pressèrent en disant : Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme. Il entra donc pour rester avec eux. Et il advint, comme il était à table avec eux, qu’il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna.

Leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent Émaüs il avait disparu de devant eux. Et il se dirent l’un à l’autre : Notre coeur n’était-il pas tout brillant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures?

À cette même heure, ils partirent et s’en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons, qui dirent : C’est bien vrai ! Le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! Et eux de raconter ce qui s’était passé en chemin, et comment ils l’avaient reconnu à la fraction du pain. (Luc 24, 13-35).

Voilà pourquoi le Pavillon Emmaüs devient l’évocation et le symbole de la rencontre des visiteurs et de Jésus dans le jardin de prière Notre-Dame.

À l’entrée de la maison principale, la statue de la Vierge, repeinte, gardera sa place. Elle représente l’Immaculée Conception. Au quinzième siècle, le Pape Sixte IV avait institué la fête de l’Immaculée Conception et en avait fixé la célébration le 8 décembre. Pie IX, en 1854, en proclama le dogme.

Située à proximité du couvent des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, de la Maison provinciale des frères des Écoles Chrétiennes, de ce qui reste de l’ancien oratoire du frère Marie-Victorin, de la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, du fleuve Saint-Laurent, de la promenade René-Lévesque, de la rue Saint-Charles, des nationales 132 et 20, par conséquent dans un milieu riche d’histoire, facilement accessible et privilégié ; dans un jardin d’arbres rares et tout fleuri pendant les belles saisons, la MAISON DE PRIÈRE NOTRE-DAME enrichit et préserve fort heureusement un joyau du patrimoine de Longueuil, tout en poursuivant son oeuvre exaltante d’éducation par la prière et la foi.

LA DIRECTRICE :

Soeur LISE DESROCHERS

Une soeur Sourire dirige la Maison de Prière Notre-Dame de Longueuil. Elle s’y était tout naturellement préparée par son histoire personnelle, son éducation et ses nombreuses et diverses expériences autant que par son caractère.

Fille d’Eulalie Roy et de Charles-Henri Desrochers, née à Québec, en 1942, elle connut une chrétienne et joyeuse vie de famille avec ses parents et ses trois frères.

Elle fit ses études primaires et secondaires chez les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame. Après son école normale, elle entra au noviciat de cette communauté dont elle admirait la fondatrice. Marguerite Bourgeoys, et la vie de ses religieuses consacrée au service de Dieu et des jeunes, avant de s’y engager définitivement par voeux, avec enthousiasme et joie.

Dans diverses institutions et en divers lieux, elle a enseigné la catéchèse. Les mathématiques, la biologie et le français.

Elle assuma l’animation pastorale auprès des jeunes et l’animation communautaire du noviciat de la Congrégation.

Puis, elle poursuivit des études au Collège dominicain de Philosophie et de Théologie d’Ottawa, qui lui ont valu son baccalauréat en théologie.

Son visage joyeux et souriant animera l’accueil et la vie de la merveilleuse Maison de Prière Notre-Dame où, dans le recueillement, les chrétiens se plairont à rencontrer et prier Dieu.

Nota : Voici ce qu’écrit Marguerite Bourgeoys, entre autres lignes, sur le portrait d’une supérieure :

En un mot, la Supérieure est le flambeau qui doit éclairer la Communauté par ses prières. Par ses exemples, par ses corrections, et par tous les autres moyens qui dépendent d’elles. (E. M. B. p. 135)

LA COCATHÉDRALE ET LA PAROISSE
DE SAINT-ANTOINE-DE-PADOUE

La Maison de Prière Notre-Dame, qui rayonnera dans tout notre pays et même au-delà, se trouve située dans la paroisse de Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil

En 1698, le Père Millet en fut le curé jusqu’en 1701, veillant aux soins de 223 âmes.

L’abbé Raymond Poisson, à titre de curé, dirige cette paroisse qui, aujourd’hui, compte 3, 500 familles. Il est assisté par deux vicaires, les abbés Jean-Pierre Camerlain et Pierre Lanctôt, et par l’agente pastorale, soeur Denise Blain.

Le curé préside également le conseil de la Fabrique, composé des marguilliers Louise Audette, Robert Côté, Roger Gagnon, Claude Lafortune, Jean-Jacques Lanoue et Gilles Mercille.

La ville de Longueuil comprend encore quinze autres paroisses.

La Maison de Prière Notre-Dame leur apportera sa contribution active à la propagation de la foi par la prière et l’annonce de la Parole de Dieu, avec la collaboration spéciale des pasteurs de sa paroisse d’accueil.


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