Maison du
59, rue Saint-Thomas

 

 

 

Date de construction

 

1814-1860

     

 

Ancienne adresse

 

15-15a / 7-? Saint-Thomas

     

 

Cadastre

 

Lots 161

     

 

Historique  


Chaîne des occupants :
7 Saint-Thomas :

1874-75 : Goguet François, commerçant
St-Germain François, journalier

1882-83 : Lespérance Pascal, fireman

1883-84 : Roch Zéphirin

1886-87 : Mc Duff Joseph, sailor

1894 : Loiseau Damien, laborer

1896-97 : Bouthillier Victor, moulder

1897-98 : David Narcisse, lab

1898-99 : Loiseau Damien, moulder

1909-10 : Raymond Prospere, trader

1910-11 : Brouillard Octave, butcher

1912-13 : Dion David, lab
Dion Philibert, carpenter

1920-21 : Durocher R., electrician


15-15A 5e avenue ouest :

1922-23 : (15) Cadieux Raoul, lab

1928-29 : (15) Lapointe Albert, lab

 

 

Architecture  
 


59-61, Saint-Thomas

La petite et charmante maison de bois qui sied au 59-61 de la rue Saint-Thomas nous offre un exemple typique de la maison vernaculaire québécoise du 19e siècle. Ce style architectural fut développé par les colons dès la fin du 18e siècle afin d’adapter l’architecture du Régime français aux conditions climatiques québécoises. Ainsi, il arrive fréquemment que l’on observe des traits propres à l’architecture du Régime français sur une maison vernaculaire québécoise. Par exemple, la maison du 59-61, Saint-Thomas révèle un solage construit à base de pierres des champs non équarries et demeurées apparentes, selon les méthodes de maçonnerie utilisées depuis fort longtemps dans la colonie. De plus, le volume de cette maison est décidément carré, ce qui découle de l’influence persistante de l’esthétique de l’architecture du Régime français. Parmi les nouvelles solutions proposées dans la maison vernaculaire québécoise, on note principalement le dégagement de la maison du sol. Aussi, le versant avant du toit est allongé, créant ainsi un égout retroussé, ou larmier, qui couvre la galerie tout en permettant un égouttement éloigné des murs des eaux de pluie et de la neige. Dans la maison à l’étude ici, comme le versant arrière ne possède pas de larmier, cela résulte en un toit asymétrique. Dans le même ordre d’idées, il y a d’autres caractéristiques de la maison du 59-61, Saint-thomas qui en font un exemple commun de maison vernaculaire québécoise. Entre autres, il s’agit de la pente moyenne du toit, ou encore de la galerie située en façade et possèdant une balustrade de bois. Plus important encore, les parements des murs sont constitués de planches de bois horizontales embrevées, technique courante au 19e siècle. Avec le madrier et le bardeau, la planche faisait partie des matériaux de construction privilégiés du 19e siècle et ce, à cause de la prolifération des moulins à scie. À titre descriptif, notons aussi la présence d’une seule lucarne à pignon apposée dans l’axe de la porte d’entrée. Cette lucarne reprend par ses formes, le style de la maison : son toit à deux versants possèdent des larmiers recourbés qui font une saillie de chaque côté de la fenêtre. De plus, son revêtement imite celui du toit de la maison, soit une couverture de feuilles d’acier appliquée selon la méthode de la tôle à baguette à attache simple. Finalement, on remarque la modestie des fenêtres rectangulaires à deux battants vitrés, dont les petits bois forment des carreaux. Ce style de baies issu de la tradition architecturale coloniale illustre bien l’adaptation de l’architecture à travers les siècles.

Caractéristiques :

-maison vernaculaire, dite québécoise, datant du 19e siècle
-influence de l’architecture du Régime français pour :
-solage de pierres des champs apparentes et non équarries
-disposition légèrement asymétrique des ouvertures, quoique même nombre de fenêtres de chaque côté de la porte
-volume carré
-solution pour contrer le froid : le carré de la maison est surhaussé
-galerie en façade avec balustrade à barreaux de bois
-toit à deux versants asymétriques (arrière court / avant allongé)
avant : égout retroussé ou larmier allongé, couvre la galerie
permet égouttement éloigné des murs des eaux de pluie ou de la neige
-fenêtres rectangulaires à deux battants vitrés à petits bois formant des carreaux
(tradition ancienne préservée encore au 19e siècle)
-pente moyenne du toit
-toiture couverte de feuilles d’acier, tôle à baguette à attache simple
-parements des murs en bois : planches horizontales embrevées
(courant, avec le madrier et le bardeau, les planches sont les matériaux privilégiés du 19e siècle, à cause de la prolifération des moulins à scie)
-cadres des ouvertures pas la même couleur (essence ?) de bois que les planches des murs
-lucarne à pignon, dont le toit à deux versants à larmiers en saillie

 

 

Chaîne de titre  


Autre doc : Fiche évaluation du bâtiment

 

 

 

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