Première partie

Brève chronologie de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil

 

Nous n’avons pas jugé utile de reprendre ici, en détail, toute l’histoire de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil, fort bien traitée ailleurs ; nous avons néanmoins estimé important de rappeler les principaux événements qui ont marqué son développement.

Comme toute version abrégée de quoi que ce soit, cette brève chronologie repose sur une série de choix qui sont ceux de l’auteur.

 


L
A PRÉHISTOIRE DE LA PAROISSE

 

1657

Charles Le Moyne, fondateur de Longueuil, acquiert ou se voit concéder (les avis sont partagés) une vaste terre sur la rive sud du Saint-Laurent, légèrement à l’est de Ville-Marie. L’acquisition de cette terre riveraine, dont le Vieux-Longueuil actuel est l’extrémité nord-est, est considérée officiellement comme l’événement qui détermine la date de fondation de Longueuil.

 

 

1668

Création officielle de la seigneurie de Longueuil qui couvre un vaste territoire, comme nous le préciserons dans l’article traitant de l’année 1722.

C’est aussi la date d’arrivée probable des premiers habitants sur les terres de Charles Le Moyne. La présence des Iroquois dans les parages, avec qui les Français sont en guerre, a retardé et ralentira l’établissement de colons à Longueuil.

 

1669

Première mention du baptême d’un enfant né à Longueuil dans les registres paroissiaux de Boucherville. L’enfant est baptisé par H. Pommier, prêtre missionnaire.

 

1670

Première mention du mariage d’un habitant de Longueuil dans les registres de la paroisse de Notre-Dame, à Ville-Marie.

 

1675

Premiers contrats officiels de concessions accordées par Charles Le Moyne dans sa seigneurie de Longueuil. On sait que les censitaires, à qui sont concédés les lots riverains dans la seigneurie, y sont établis depuis déjà plusieurs années.

 

1678

Premier baptême ayant lieu à Longueuil même, dans la pièce du manoir de Charles Le Moyne qui tient lieu de chapelle. L’enfant est baptisé par J. de Brullon, prêtre missionnaire.

C’est en 1678 aussi, le 3 novembre, que François de Laval de Montmorency, évêque de Québec depuis 1674, crée 25 paroisses en Nouvelle-France, comme en témoigne le document signé de sa main Erectio parochiarum in Nova Francia. La paroisse « no 6 » est érigée « in locis vulgo numcupatis » suivants : « Longueuil, Boucherville, Le Cap de Varennes, St Michel et Le petit Le Moyne ».

Longueuil fait alors partie d’une vaste paroisse dont le curé s’identifiera souvent comme curé de Boucherville et de Longueuil. Toutefois, ce curé résidera à Boucherville, au centre du territoire, où seront tenus les registres paroissiaux. Cette situation persistera jusqu’en 1698. Durant cette période, Longueuil est une mission.

 

1683

Selon l’historien Louis Lemoine, il est établi que, vers 1683, fut construite une chapelle de bois de 6 m par 12 m. Elle était érigée sur le terrain aujourd’hui occupée par la Maison de l’éducation des adultes, à l’angle nord-est de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly.

 


UNE IMMENSE PAROISSE AGRICOLE

 

1698

 

 

Même si l’érection civile de la paroisse de Saint-Antoine n’aura officiellement lieu qu’en 1722, et l’érection canonique en 1725, dates établies par le spécialiste Serge Courville, de l’Université Laval, on peut néanmoins considérer l’année 1698 comme celle de la fondation de fait de la paroisse de Saint-Antoine.

Cette année-là, en effet, arrive le premier curé à résidence, le jésuite Pierre Millet, et sont ouverts les registres paroissiaux. Ces premiers registres sont perdus, mais leur existence ne fait pas de doute.

C’est pourquoi l’année 1998 peut être dite celle du 300e anniversaire de la fondation de la paroisse.

C’est en 1698 aussi qu’est achevée la construction du château fort de Longueuil qui contient, à l’intérieur de ses murs, une chapelle de 13,5 m par 6,6 m. La chapelle personnelle du baron de Longueuil, Charles Le Moyne II, tiendra lieu d’église paroissiale jusqu’au moment de l’inauguration de la première église, en 1727.

 

 
1701

Les registres paroissiaux de 1698 à 1701 sont perdus. L’année 1701 est la date du début des registres conservés jusqu’à ce jour.

 

1714

Dans l’Acte de prise de possession par Mr Dauzat de la Cure de Longueuil, le Mouillepied, petite partie au nord-est de la paroisse de La Prairie de la Magdeleine, limitrophe de la baronnie de Longueuil, est rattaché à la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil. Il s’agit de la moitié ouest de l’actuelle municipalité de Saint-Lambert.

Il en va de même pour le fief Du Tremblay, propriété du seigneur de Varennes, petit territoire situé au nord-est de la baronnie.

Ces inclusions seront officiellement confirmées en 1722.

 

1722

Érection civile de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil dont les limites sont alors officiellement déterminées. Elle comprend trois territoires.

La partie nord de la baronnie de Longueuil. En effet, même si la limite sud de la paroisse n’est pas précisée dans le texte officiel, il semble bien que la partie sud de la baronnie, soit les futures paroisses de Sainte-Marguerite (L’Acadie), de Saint-Luc et de Saint-Jean-l’Évangéliste (Saint-Jean-sur-Richelieu) n’aient jamais fait partie de la paroisse de Saint-Antoine. La limite sud en serait donc la limite sud actuelle de la ville de Saint-Hubert. Ce premier territoire représente environ 90 % de la paroisse.

Le Mouillepied, petit territoire à l’ouest de la baronnie et situé dans la seigneurie de La Prairie de la Magdeleine. Aujourd’hui, il s’agit de la partie de la ville de Saint-Lambert à l’ouest de la rue Victoria, jusqu’à la limite est de Brossard.

Enfin le fief Du Tremblay, autre petit territoire, à l’est de la baronnie, appartenant au seigneur de Varennes. Aujourd’hui, il s’agit d’une bande de terre à l’extrême est de la ville de Longueuil, soit à l’est du boulevard Jean-Paul-Vincent.

La paroisse de Saint-Antoine de Longueuil est donc un très vaste territoire qui comprend assez exactement les actuelles villes de Longueuil, de Saint-Hubert, de Saint-Lambert, de Greenfield Park et de LeMoyne.

Malgré son étendue, la paroisse compte alors à peine 54 chefs de familles et quelque 400 personnes.

 

1724-1727

Construction d’une première véritable église paroissiale en pierres. Il s’agit d’un bâtiment rectangulaire de 24 m par 12 m; il contient 44 bancs. L’église est située, comme la chapelle de bois antérieure, à l’angle nord-est du chemin de Chambly et de la rue Saint-Charles, avec façade sur le chemin de Chambly.

 

1725

Érection canonique de la paroisse de Saint-Antoine. Un geste officiel qui ne change en rien le cours des choses.

 

1769

François Cherrier est le premier fils de la paroisse à accéder à la prêtrise; il est ordonné à Québec par Monseigneur Jean-Olivier Briand.

 

1781

Charles Chauveaux est le premier prêtre ordonné dans l’église Saint-Antoine de Longueuil.

 

1797-1806

Jusqu’en 1836, année de la création du diocèse de Montréal, le territoire actuel du Québec, ou du Bas-Canada, ne forme qu’un seul vaste diocèse, le diocèse de Québec; celui-ci comprend également les territoires du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et du nord-est des États-Unis.

Pierre Denaut est curé de la paroisse de Saint-Antoine depuis 1789. En 1794, il est nommé grand vicaire de l’évêque de Québec puis, en 1797, évêque de Québec.

À ce titre, Monseigneur Pierre Denaut est donc à la tête de l’église de tout l’est du Canada actuel et du nord-est des États-Unis. Or, il prend à ce moment une étonnante décision : il demeurera curé de Longueuil, et c’est de Longueuil qu’il dirigera son vaste diocèse. Il en sera ainsi jusqu’à sa mort, en 1806. L’église de Longueuil n’était pas cathédrale, mais le chef de l’Église de l’Amérique catholique y célébrait.

 

1801-1806

Séjour à Longueuil, à titre de vicaire et de secrétaire de Monseigneur Pierre Denaut, de Jean-Jacques Lartigue qui deviendra, en 1836, le premier évêque du nouveau diocèse de Montréal.

 

1811-1814

Construction de la deuxième église, sur le site de la cocathédrale actuelle. Le château fort, en ruines, est démoli en 1810 et cette deuxième église est bâtie sur une partie du terrain qu’il occupait. D’ailleurs, les pierres du château fort démoli serviront à la construction de l’église.

Construite selon les plans de Pierre Conefroy, vicaire général du diocèse de Québec et curé de Boucherville, cette église à transept fait 38 m de long par 15 m de large, avec, de part et d’autre, deux chapelles, saillantes, de 4 m de profondeur. La superficie de cette église est deux fois plus grande que celle de la précédente. Elle sera utilisée jusqu’en 1884.

Comme nous le verrons dans la troisième partie de cet ouvrage, sa décoration comprend des œuvres du peintre Jean-Baptiste Roy-Audy et du sculpteur André Achim, œuvres plus tard intégrées à l’église actuelle.

 

1821

Achat par la fabrique et installation dans la nouvelle église du premier orgue qu’ait possédé la paroisse.

 

1831

Démolition du manoir construit par Charles Le Moyne père, en 1668, qui tenait lieu de presbytère, et construction sur les mêmes lieux, soit à l’angle sud-est de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly, d’un nouveau presbytère qui sera démoli en 1958.

 

1837

Don, par les paroissiens, et installation dans l’église d’un premier chemin de la Croix commandé à « Messire Jean-Baptiste Roupe, prêtre du Séminaire de St-Sulpice de Montréal ».

 

1843

Fondation de la communauté des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie par Eulalie Durocher, mère Marie-Rose, et ses deux compagnes, Henriette Céré, mère Marie-Agnès, et Mélodie Dufresne, mère Marie-Madeleine. Le curé Louis-Moïse Brassard allait leur permettre d’occuper un vaste bâtiment, la partie centrale du couvent actuel.

 

 

LES DÉBUTS DE L'URBANISATION ET DU MORCELLEMENT DE LA PAROISSE

 

1845-1855

Très rapide développement démographique qui transforme, en moins d’une décennie, une paroisse essentiellement agricole en une paroisse dont la population est majoritairement urbaine.

 

 
1847-1851

Charles Chiniquy, flamboyant prédicateur et célèbre apôtre de la tempérance, loge au presbytère de Longueuil.

 

1856

La fabrique fait agrandir la maison Chaboillez et la loue à la commission scolaire qui y fonde le Collège de Longueuil.

Le collège est installé dans la résidence que s’est fait construire le curé Augustin Chaboillez en 1815. Cédée, en 1842, aux Oblats qui y établissent leur noviciat, la maison est récupérée en 1854 par la fabrique de Saint-Antoine avec l’intention d’y fonder un collège pour garçons. L’institution y demeurera jusqu’en 1910, année de l’ouverture du nouveau collège sur le chemin de Chambly.

 

1862

Dès 1857, les paroissiens habitant la partie sud de la paroisse, sur le chemin de Chambly et sur le chemin de la Grande Ligne, plus à l’ouest, obtiennent qu’une desserte soit créée dans ce secteur et qu’une chapelle y soit construite.

En 1860, les mêmes citoyens obtiennent aussi que soit créée la municipalité sans désignation de Saint-Hubert qui comprend la moitié sud de la municipalité de la paroisse de Saint-Antoine.

Il est donc normal qu’en 1862, ce territoire devienne la paroisse autonome de Saint-Hubert. La paroisse de Saint-Antoine perd, du coup, à peu près la moitié de son territoire.

Ce premier geste de morcellement de la paroisse mère de Saint-Antoine est annonciateur d’une tendance qui ira en s’accélérant avec l’urbanisation progressive du territoire.

 

1864

La fabrique achète un vaste terrain du côté est du chemin de Chambly, partie de l’ancienne commune seigneuriale, et y installe le cimetière paroissial qui y est encore aujourd’hui.

 

1867

Arrivée des frères des Écoles chrétiennes à Longueuil. Ils y feront œuvre d’éducation durant plus d’un siècle.

 


URBANISATION ACCÉLÉRÉE ET RÉTRÉCISSEMENT DE LA PAROISSE

 

1874

Longueuil n’est plus un village, mais une ville. L’explosion démographique des années 1850, due à l’établissement, à Longueuil, du terminus ferroviaire de la compagnie The Grand Trunk, a profondément modifié la nature de la paroisse.

En 1874, on compte déjà quelque 2 000 paroissiens citadins, contre 1 200 paroissiens de familles d’agriculteurs.

La paroisse a perdu, en quelques décennies, son allure de paroisse agricole avec ses quelques dizaines de maisons blotties autour de l’église.

 

 
1876

Arrivée des Sœurs grises, à Longueuil, à l’instigation du curé Georges Thibault. Le curé avait hérité, du notaire Joseph Goguette, d’un vaste bâtiment, sur la rue Grant. Ce don du notaire était relié à l’obligation d’y ouvrir un foyer pour vieillards et orphelins. Ainsi fut fondé l’hospice Saint-Antoine qui prendra le nom de Foyer Saint-Antoine en 1931. Les Sœurs grises dirigeront le Foyer Saint-Antoine jusqu’en 1986, même si l’institution devient publique en 1970.

 

1886

La construction du pont Victoria, de 1854 à 1859, avait entraîné le développement d’une assez importante agglomération dans la partie ouest de la paroisse de Saint-Antoine. Dès 1857, les citoyens de ce territoire obtenaient que soit créée la municipalité sans désignation de Saint-Lambert.

Ce n’est toutefois qu’une trentaine d’années plus tard, en 1886 dit l’histoire officielle du diocèse de Saint-Jean, que fut créée la paroisse de Saint-Lambert, détachée de la paroisse de Saint-Antoine. De fait, l’année 1886 marque le début des démarches des citoyens catholiques du secteur pour obtenir leur propre paroisse, démarches qui allaient porter fruit quelques années plus tard, en 1894.

 

1884-1887

Construction de la troisième église, la cocathédrale actuelle, au même endroit que celle de 1811 qui est démolie en 1884. On érige alors une chapelle temporaire de bois, sur les mêmes lieux que la première église, c'est-à-dire où se trouve aujourd’hui la Maison de l’éducation des adultes, et on y installe les 308 bancs de l’église de 1811.

Pour des informations complètes sur cette église, nous renvoyons le lecteur à l’excellente monographie d’Hélène Charlebois-Dumais, Saint-Antoine-de-Pades, 1887-1987, parue en 1987, dans le cadre des fêtes du centenaire de la cocathédrale.

On se limitera ici à préciser les dimensions du bâtiment construit selon les plans des architectes Maurice Perrault et Albert Mesnard.

Longueur de 61 m, 74 m avec la sacristie.
Largeur de 26 m dans la nef et de 41 m dans le transept.
Hauteur de 46 m sous la coupole.
Hauteur du portail avec la statue de saint Antoine : 35 m
Hauteur de la flèche du clocher : 81 m.

 

1904

Création d’une desserte, à Montréal-Sud, qui deviendra, en 1908, la paroisse de Saint-Georges, créée à même le territoire de Saint-Antoine. La nouvelle paroisse couvre l’extrémité riveraine nord-ouest de la paroisse-mère. En 1906, une partie de ce territoire devient la Municipalité de village de Montréal-Sud.

Création des paroisses de Saint-Josaphat, en 1909, et de Saint-Maxime, en 1918. Ces deux nouvelles paroisses, comme celle de Saint-Georges créée antérieurement, occupent nécessairement les secteurs les plus peuplés de la paroisse de Saint-Antoine, en même temps que les plus éloignés de son église. Ces deux paroisses formeront, en 1949, la Ville de LeMoyne.

En 1918 est aussi créée la paroisse de Saint-Jean-Eudes, dont le territoire deviendra la Ville de Mackayville en 1947, qui prendra ensuite le nom de Laflèche, pour être enfin annexée par la municipalité de Saint-Hubert.

 

1930

À l’instigation du curé, Monseigneur Georges Payette, on entreprend une très importante opération de rénovation de l’église : nettoyage en profondeur, augmentation du nombre de bancs et, surtout, nouvelle décoration soulignant le 700e anniversaire de la mort de saint Antoine (1195-1231). Hélène Charlebois-Dumais décrit en détail ces rénovations, leur coût, etc., dans la monographie précédemment citée.

Le présent ouvrage traitera plus tard de chacun des éléments de la décoration de la cocathédrale.

 


PAROISSE DU DIOCÈSE DE SAINT-JEAN-DE-QUÉBEC

 

1933-1934

Fondation du diocèse de Saint-Jean-de-Québec, le 9 juin, par le pape Pie XI, et élection de Monseigneur Anastase Forget, le 12 mai 1934, comme premier évêque du diocèse.

La paroisse de Saint-Antoine de Longueuil, qui faisait partie jusque-là de l’archidiocèse de Montréal, est maintenant une paroisse de ce nouveau diocèse.

 

 

1942

Fondation de la paroisse de Saint-Anastase, dans la municipalité de Greenfield Park, créée en 1925.

La fondation de cette dernière paroisse achève la perte de tout le secteur ouest de la paroisse originale de Saint-Antoine de Longueuil maintenant occupée par les paroisses de Saint-Lambert, de Saint-Georges, de Saint-Josaphat, de Saint-Maxime, de Saint-Jean-Eudes et de Saint-Anastase.

Tous les quartiers urbanisés de la paroisse de Saint-Antoine en ont été détachés. Reste un très vaste secteur agricole, au sud et à l’est de la cité, dont le développement sauvage entraînera bientôt une rapide et chaotique occupation qui donnera lieu à la création d’une importante série de paroisses nouvelles.

 

1943

Création de la paroisse de Saint-Charles-Borromée dans un secteur de la paroisse de Saint-Antoine développé depuis quelques décennies, et connu sous le nom de Longueuil-Annexe. Ce secteur était situé autour du point de rencontre du chemin de Chambly et du chemin du Coteau-Rouge, aujourd’hui le boulevard Sainte-Foy.

 

1944 et ss..

L’extraordinaire explosion démographique que connaît la partie jusque-là agricole des paroisses de Saint-Antoine et de Saint-Georges va entraîner la fondation d’un grand nombre de paroisses en une même décennie :

1944    Saint-Jean-Vianney ;
1945    Sacré-Cœur-de-Jésus ;
1946    Notre-Dame-de-Fatima ;
           Notre-Dame-de-la-Garde ;
           Notre-Dame-de-Grâces ;
1947    Saint-Jude ;
1948    Sainte-Louise-de-Marillac ;
           Saint-Vincent-de-Paul ;
           Saint-François-de-Sales ;
           Saint-Pie X.

À compter de 1947, ces paroisses feront partie de la Ville de Jacques-Cartier.

 

1949

Construction du presbytère actuel, à l’arrière de l’église.

 

1950

Cette année est remarquable car, pour la première fois, une paroisse est créée, à même le territoire de la paroisse de Saint-Antoine, à l’intérieur même de la cité de Longueuil. Il s’agit de la paroisse de Saint-Pierre-Apôtre, qui comprend la moitié sud de la cité.

 

1965 et ss..

Réaménagement de la partie avant de l’église pour l’adapter aux changements amenés par le concile Vatican II. Pour dire la messe face aux fidèles, on utilise l’autel tombeau ou tombeau d’autel provenant de l’église de 1811.

 

1982

Première femme à occuper la fonction de marguillier, madame Lucile Roy.

 


LE DIOCÈSE DE SAINT-JEAN–LONGUEUIL ET LA COCATHÉDRALE

 

1982-1983

Le diocèse de Saint-Jean-de-Québec, fondé en 1933, devient le diocèse de Saint-Jean–Longueuil, alors que l’église Saint-Antoine devient la cocathédrale du diocèse ainsi rebaptisé.

On doit réaménager le chœur pour y installer la cathèdre ou siège de l’évêque. On change alors une partie du mobilier du chœur; ce sont les meubles que l’on voit actuellement à l’avant de la cocathédrale. Certains paroissiens apprécièrent peu cette modernisation.

 

 
1987

Fêtes du centenaire de l’inauguration de l’église actuelle.

 

1997

Nouveau réaménagement du chœur qui a, dès lors, son aspect actuel.

 

1998

À l’instigation du curé Raymond Poisson, le 300e anniversaire de l’arrivée du premier curé à résidence et de l’ouverture des registres de la paroisse est marqué de deux événements importants. D’abord, le lancement d’une souscription de 1 000 000 $ pour refaire, en cuivre, le toit de la cocathédrale; et puis la création d’un musée permanent d’objets sacrés dans la salle Marie-Rose-Durocher.

C’est dans le cadre de ces fêtes du tricentenaire que s’inscrit la publication du présent album.

 

  
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
   

Le manoir de Charles Le Moyne père, construit en 1670-1671 et démoli en 1831. L’oratoire occupait un peu moins du tiers du bâtiment, du côté est. Le manoir faisait face au fleuve. Reproduction d’un dessin de Georges Delfosse, SHM 47.

 

Note : SHM # est la cote de l'illustration dans les archives iconographiques de la Société historique et culturelle du Marigot.

   

 

 

 

 

   
   
Le château fort de Longueuil, construit entre 1695 et 1698. Dessin du château fort en 1810, peu de temps avant sa démolition.
Reproduction d’un dessin de W. Décarie, paru dans l’« Histoire de Longueuil et de la famille de Longueuil », d’Alex. Jodoin et J. L.Vincent, SHM 22.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
   
Croquis représentant le vaste territoire de la paroisse tel que défini en 1722.
Croquis par Chantal Duval et Jacques Goyer.
   

 

 

 

 

 

 

   
   
L’église de 1724.
Reproduction d’un dessin de Georges Delfosse, SHM 1330.
   

 

 

 

 

   
   
1801-1806 - Monseigneur
Jean-Jacques Lartigue, évêque auxiliaire de Québec pour le district de Montréal en 1821, premier évêque et fondateur du diocèse de Montréal en 1836.
Huile sur toile, aujourd’hui dans la Cathédrale de Montréal; reproduction parue dans la monographie « L’Église de Montréal, 1836-1986 ».
   
   
L’église de 1811.
Reproduction d’un dessin de W. Décarie, SHM 1331.
   
   

Le deuxième presbytère ou maison Héroux.
Archives nationales du Canada, C16731
, SHM 1239.

   
   
Eulalie Durocher ou Mère Marie-Rose, snjm.
Toile de Théophile Hamel. Archives des SNJM, SHM 1519.
   

 

   

Charles Chiniquy (1809 -1899). Portrait offert à Charles Chiniquy par les paroissiens de Longueuil en 1848.
Lithographie de Théophile Hamel, reproduction parue dans la biographie d’Eulalie Durocher, « Par le chemin du Roi, une femme est venue », de Germaine Duval, snjm.

   

 

 

   
   
1856 - Le premier collège de Longueuil aujourd’hui, dit maison Chaboillez. L’examen attentif des pierres de la façade permet de distinguer l’agrandissement et la maison originale : deux étages seulement, moitié de gauche. SHM 1030.
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
    Hospice Saint-Antoine avant les agrandissements et réaménagements, au temps des trottoirs de bois. SHM 57.
   

 

 

 

 

 

 

   
   
Église de 1887, vue de la rue Charlotte. SHM 1345.
   

 

 

 

 

 

 

   
   
L’intérieur de l’église Saint-Antoine avant la grande opération de rénovation et de décoration des années 1930 et 1931. SHM 1368.
   

 

 

 

   
   

Monseigneur Anastase Forget, premier évêque et fondateur, en 1933, du diocèse de  Saint-Jean-de-Québec. SHM 1438.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
   
1965 - Le chœur de l’église
Saint-Antoine, avant les réaménagements commandés par   les   réformes   du  concile
Vatican II. SHM 1372.
   

 

 

 

   
   

Le chœur actuel de la cocathédrale.
Photo : Régis-F. Tremblay
.
SHM 6851.

 

 

   
   

La cocathédrale Saint-Antoine aujourd’hui.
Photo : Jean Laramée 1995.
SHM 3757.