Avant-propos

 

Dans quelques instants, s’offrira à vos yeux un aperçu historique impressionnant de la paroisse de Saint-Antoine-de-Padoue et de sa cocathédrale. Pour plusieurs d’entre vous, ce sera un contact renouvelé avec les racines à la fois profondes et bien vivantes du paysage longueuillois quotidien. Pour d’autres, ce sera l’invitation à venir faire un tour et qui sait, à ne plus cesser d’y revenir.

Le Père Millet, missionnaire jésuite, en signant son premier acte au régistre de la paroisse de Saint-Antoine en 1698, aurait-il pu songer voir sourdre sur les bords du grand fleuve la quatrième ville en importance de ce que deviendra sa Nouvelle-France? À titre de vingt-deuxième curé de ladite paroisse, lorsque je signe à mon tour des actes registraires, je suis toujours impressionné par la force, la fidélité et la qualité de la foi et de sa transmission chez les gens de chez nous.

En ce sens, comme le souligne l’auteur de cet ouvrage, Robert Gauthier, le parcours de ce volume nous amène tout naturellement à vouloir compléter la lecture dans l’église cocathédrale, là où depuis maintenant plus d’un siècle, tout se célèbre, se prie et s’offre. Je remercie donc la Société historique du Marigot, les Éditions du Marigot, leurs administratrices et administrateurs, d’avoir laisser naître l’idée de cet ouvrage. En remerciant l’auteur Robert Gauthier, je songe également à ceux et celles qui ont, par leur travail concerté, réalisé le projet. Merci aux instances gouvernementales qui, par leur implication, offrent à la communauté une dimension irremplaçable de son identité.

La Fabrique de la paroisse cocathédrale de Saint-Antoine-de-Padoue poursuit la mission qui lui est confiée : par l’annonce de l’Évangile et la célébration de son Seigneur, puisse notre Histoire nous faire réaliser combien le Royaume de Dieu est déjà chez nous comme un héritage à développer.

Raymond Poisson
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