Chroniques de la Rive-Sud 1947-1997

Michel Pratt

 

La quasi totalité de cette chronique a été originalement publiée dans le Courrier du Sud dans le cadre du 50e anniversaire de l'hebdomadaire.


1979- Le maire Robidas redonne aux Longueuillois un accès aux rives du Saint-Laurent

Saute de mauvaise humeur au Canada anglais contre les libéraux de Pierre Elliott Trudeau. Les conservateurs de Joe Clark gagnent difficilement les élections et doivent compter sur le vote des créditistes du Québec. Dans la circonscription de Longueuil, le libéral Jaques Olivier remporte néanmoins une écrasante victoire sur son opposant, le conservateur Robert Daoust, en récoltant 34 205 votes contre 8 163.

Depuis la construction de la 132, au début des années 1960, les Longueuillois étaient privés de l'accès aux rives du Saint-Laurent. Ces berges avaient, dans l'histoire de Longueuil, une importance majeure. On y avait aménagé une plage publique, des quais pour accueillir tant les traversiers que les trains et les tramways. Le maire Robidas réussit un coup de maître en redonnant aux citoyens de la ville un accès au parc Marie-Victorin. Il procède, le 11 juin, à la symbolique levée de la première pelletée de terre. La Ville reçoit, pour ce projet, une subvention de 300 000 $ du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche. Le parc est progressivement pourvu de tables pour pique-nique, de passerelles, d'une piste cyclable et d'une marina.

Le projet de doter la Rive-Sud d'un second centre hospitalier se matérialise lorsqu'on procède, le 13 août, à la même rituelle levée de la première pelletée de terre pour la construction du centre hospitalier Pierre-Boucher. L'hôpital, construit selon les plans des architectes Chartrand, Frappier, Marcoux, Durand et Lemieux, par J.R. Côté Construction au coût de 45 millions de dollars, sera inauguré au mois de novembre 1982. Il disposera alors de 363 lits et comptera plus de 1 000 employés.

Commotion dans le Vieux-Longueuil. La Place Longueuil est ravagée, le 6 octobre, par un incendie qui réduit en cendres plus de 65 magasins. Seules les extrémités du complexe sont épargnées, où logent Steinberg et Miracle Mart. Il faut reconstruire, selon les plans de l'architecte Victor Prus, le complexe qui ne rouvre ses portes que le 8 avril 1981.

Après des années de discussions et de guerre de pouvoir entre le Collège Édouard-Montpetit et la Ville de Longueuil, on procède finalement au début de la construction du Centre sportif communautaire de Longueuil, situé entre le Collège Édouard-Montpetit et l'école secondaire Jacques-Rousseau au 200, rue De Gentilly Est. Le complexe sportif fut construit selon les plans de l'architecte Gilles Larose par la firme Hervé Pomerleau, au coût de 7 988 200 $. La firme Trudeau, Régis & associés fut responsable des travaux de structure mécanique et d'électricité. Le Centre ouvrit ses portes le 5 octobre 1981.

La Ville inaugure officiellement, le 11 juin, la succursale Claude-Henri-Grignon de la bibliothèque municipale. La piscine Olympia est officiellement inaugurée le 24 septembre.

Léo-Paul Gagnon, ancien gérant de la Ville de Longueuil, prend sa retraite au mois de décembre. Il fut secrétaire-trésorier de 1949 à 1961, puis gérant de la Ville de Longueuil de 1955 à 1969. Il devint le directeur des finances et le premier adjoint au directeur général, après la fusion avec la Cité de Jacques-Cartier, en 1969. Le chef de police, André Gendron, remet sa démission.

Sur le plan social, on fonde divers organismes: la Maison des jeunes, le 10 août, par Antoinette Robidoux, organisme, pour les jeunes de 13 à 17 ans, qui a pignon sur rue au 540, rue King-George; les Joyeux retraités de Longueuil, le 8 mars, sous la présidence de Wilbrod Cormier; le Cercle des Fermières de Longueuil, le 14 novembre, sous l'initiative de Berthe Veillette et d'Yvette Bussières; le Club optimiste Saint-Charles de Longueuil, le 4 décembre, par Maurice Grégoire; l'AFEAS de Saint-Vincent-de-Paul, sous la présidence de Claire Vaillancourt et le Café chrétien, situé au 1936, rue Sainte-Hélène, fondé par Lise Béliveau.

Dans le secteur immobilier, on construit le Saint-Malo, au 390, rue du Bord-de-l'Eau Ouest.

Sur le plan commercial, on inaugure, le 3 mai, les Halles de Longueuil, sur le chemin de Chambly.

Sur le plan judiciaire, on créée le district judiciaire autonome de Longueuil. Il dessert un territoire s'étendant de Boucherville à Sainte-Catherine, et de Longueuil à Chambly.

À Saint-Hubert, Construction Paval érige, selon les plans des architectes Guillaume Gagnon et Jacques Nadeau, le Centre d'accueil Henriette-Céré, pour personnes âgées; le Centre ouvre ses portes en 1980. On construit également le temple de l'Évangile de la Rive-Sud, une église «pentecôtiste».

Pierre Lucas devient le curé de la paroisse de Saint-Hubert, en remplacement d'André Mercier.

Au Courrier du Sud, le premier ministre René Lévesque et le chef de l'opposition Claude Ryan deviennent des collaborateurs spéciaux jusqu'à la tenue du référendum. Alan Magee quitte la direction des communication de Saint-Lambert et se joint à l'équipe du Courrier du Sud pour mieux servir la population anglophone.

Décès
Duvernay,
Olivier, conseiller municipal de Longueuil de 1963 à 1966.
Goyette, Joseph-Rémi, maire de la Muncipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1926 à 1933 et de 1940 à 1947 et premier maire de Jacques-Cartier de 1947 à 1949. Il fut également conseiller municipal de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1921 à 1926 et commissaire d'école pendant 38 ans, dont 25 à titre de président. Il fut directeur de la Société d'agriculture du comté de Chambly de 1933 à 1967.
Lafrance, Roland, curé de la paroisse de Notre-Dame-de-Fatima du 1er septembre 1951 au 15 janvier 1967.
Vincent, Jean-Paul, maire de la Cité de Jacques-Cartier, de 1963 à 1966.

 

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