Dictionnaire historique de Longueuil, de Jacques-Cartier et de Montréal-Sud.
Michel Pratt © Édition révisée et augmentée, 20 juillet 2001

Les premières mentions des Racicot, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à l'union de Joseph Racicot et de Marguerite Normandin, vers 1799.

Racicot, Armand (1909-1969). Fondateur de la paroisse de Saint-Pierre-Apôtre dont il fut curé du 20 août 1950 jusqu'à son décès. Né à Saint-Jean, il fit ses études au Séminaire de Saint-Jean et au Grand Séminaire de Montréal. Ordonné prêtre le 26 mai 1934, il alla étudier à Rome où il obtint un doctorat en droit canonique au mois de mai 1939. Il devint directeur diocésain de l'Action catholique en 1941 et fut nommé chanoine honoraire le 18 juin 1946. Il est décédé en Floride.
Fils d'Albert Gustave Racicot, ancien maire de Saint-Luc, et de Marie-Louise Colette.

Armand Racicot


Racicot, Jean. Directeur des communications de la Ville de Longueuil, depuis le 24 avril 1984. Il avait été auparavant directeur des communications à la Société de développement industriel du Québec. Il occupa aussi le poste de directeur par intérim de l'Office de développement économique de Longueuil en 1985-1986.

Racicot, Pierre (1943- ). Conseiller municipal depuis 1990, dans le secteur de Fatima. Membre du Parti municipal de Longueuil, puis de l'Alliance de Longueuil, il fut directeur de l'AGAPARC, membre du comité de l'environnement et directeur de l'Office d'habitation de Longueuil. Baccalauréat en enseignement de la biologie et certificat en sciences de l'environnement. Professeur de mathématiques et de biologie de 1966 à 1990 et de 1992 à 1994. Adjoint au directeur d'une école de la Commission des écoles catholiques de Montréal de 1990 à 1992.

Employé-fondateur de la Caisse populaire de Fatima en 1959, et employé à temps partiel de 1959 à 1973. Comptable pour la fabrique de la paroisse de Notre-Dame-de-Fatima de 1968 à 1978. Directeur du club de golf de Boucherville de 1972 à 1978. Directeur de la fête nationale de Fatima de 1979 à 1984. Fondateur du Club optimiste de Fatima dont il fut le président de 1985 à 1989.

Pierre Racicot


Les premières mentions des Racine, à Longueuil, remontent à l'union de Laurent Racine et de Marie-Anne Dubois dite L'Hirondelle, vers 1801.

Racine, Pierre (1835-1893). Conseiller de la Ville de Longueuil de 1879 jusqu'à sa démission en 1882, dans le quartier centre. Maître de poste, dans la maison Achim, il résidait rue Saint-Laurent, en face du carré Isidore-Hurteau, voisin de Ferdinand Jodoin*.
Époux de Flavie Brosseau, décédée en 1917, à l'âge de 80 ans.

Radio Taxi Union. Compagnie de taxi créée en 1951. Roméo Cyr, qui avait acheté Longueuil Taxi, en 1948, puis Taxi Idéal, en 1949, proposa, en 1951, la fusion des compagnies Taxi Central, Taxi Dieppe, Taxi Fortin, Taxi Généreux et Longueuil Taxi. Cette fusion leur permit d'être les seuls, à l'époque, à disposer de radios dans leurs voitures. En 1963, il fallait exercer son métier de chauffeur pour faire partie de la compagnie. Chaque chauffeur disposait d'une action dans la compagnie. Le nombre d'actionnaires grimpa à 75 en 1975. Roméo Cyr se retira en 1977. Cette année-là, phénomène nouveau, des femmes adhérèrent à la compagnie. Aujourd'hui la répartition des appels est informatisée.

Radio Taxi Union

Raimbeau, Joseph-Charles (fils), notaire en Nouvelle-France ayant rédigé environ une soixantaine d'Actes notariés concernant Longueuil, de 1727 à 1737. (En cliquant sur le lien raimbeaufils.pdf vous avez accès à la liste des actes dans la mesure où vous avez installé la "plug-in" Acrobat reader, disponible gratuitement auprès de la compagnie Adobe.)

raimbeaufils.pdf

Raimbeau, Pierre (père), notaire en Nouvelle-France ayant rédigé environ 130 actes concernant Longueuil, de 1697 à 1727. (En cliquant sur le lien raimbeau.pdf vous avez accès à la liste des actes dans la mesure où vous avez installé la "plug-in" Acrobat reader, disponible gratuitement auprès de la compagnie Adobe.)

raimbeau.pdf


Rameau, Jean-Louis. Conseiller municipal de Longueuil en 1963.


Les premières mentions des Raymond, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage de Louis Raymond et de Marie Lamarre, vers 1792.

Raymond, Alphonse (1884-1958). Fondateur d'une importante conserverie installée, en 1928, à Montréal-Sud à l'angle des rues Papineau et Joséphine. Président de la compagnie Provident Assurances.

Conseiller législatif, sous l'étiquette de l'Union nationale, de 1936 à 1958. La conserverie, sous la direction de son fils Jean (1907-1970), fut agrandie en 1965. Une fois l'usine fermée et démolie, on construisit, sur ce terrain, plusieurs immeubles d'appartements.

Rebelles de Longueuil. Équipe de hockey de la ligue de hockey junior A qui succéda aux Jets de Longueuil en 1973.

Recensement. Voir Aveu et dénombrement.

Récollection mensuelle Saint-Antoine. Organisme fondé le 14 juin 1942, ayant pour but de renseigner les hommes de la paroisse sur différents sujets. Les réunions se tenaient le second dimanche du mois à la chapelle du Sacré-Coeur de l'église Saint-Antoine et suivaient un rituel précis : après la confession, de 8 à 9 heures, ils assistaient à la messe, se dirigeaient ensuite vers la salle des scouts pour y prendre brioche et café, puis revenaient à la chapelle pour y écouter le conférencier dont les sujets allaient du Second conflit mondial au communisme, et même aux récits de voyages. Ces séances rejoignaient parfois plus de 400 personnes. Le dimanche 10 septembre 1950, Mgr Forget*, évêque du diocèse, vint donner la bénédiction apostolique pour fêter la centième réunion du groupe. Au milieu des années 1960, la Récollection tint ses réunions à la chapelle de l'Externat classique de Longueuil.

Le premier comité exécutif se composait de:

président: Maurice Bourdon;
vice-président: René Rhéaume;
trésorier: Abias Pepin*;
secrétaire: Paul Pratt*.


Récollection mensuelle Saint-Georges. Même type d'organisation qu'à Saint-Antoine, mais pour le secteur de Montréal-Sud. Fondée en 1944, elle fut présidée par Henri Trudel, puis par Émile Saindon* de 1952 à 1955. Pendant les dix premières années, elle organisa 97 conférences. En 1965, elle devint mixte.

Référendum de 1995. Le résultat du vote sur la souveraineté du Québec fut de 50, 58 % contre et 49,42 % en faveur de la souveraineté. À Longueuil, dans la circonscription de Taillon le oui l'emporta avec 60,91 % de votes et dans la circonscription de Marie-Victorin le résultat fut à peu près identique, le oui l'emportant avec 60,54 % des votes. La question était la suivante : "Acceptez-vous que le Québec devienne souverain après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995?"

Régie régionale de la santé et des services sociaux de la Montérégie. Corporation autonome créée le 6 décembre 1972, à la suite de la Loi sur les Services de santé et les Services sociaux, du 24 décembre 1971. Cet organisme parapublic a des fonctions consultatives et administratives. La Régie doit assurer les communications avec le public, recevoir et entendre les plaintes, conseiller et assister les établissements, promouvoir la mise en place des services communs et adresser des recommandations au ministre. À l'origine, la corporation se nommait Conseil régional de la santé et des services sociaux Région Sud. En vertu d'un décret, elle modifia son appellation au début des années 1980 et devint le Conseil de la santé et des services sociaux de la région de la Montérégie. Depuis le 1er octobre 1992, la Régie régionale remplace le Conseil de la santé et des services sociaux.

Le territoire desservi par la Régie s'étend, d'ouest en est, de Valleyfield à Sorel et, du nord au sud, de Longueuil à la frontière américaine, et à Eastman vers le sud-est.Ses bureaux administratifs sont situés au 25, boulevard Sainte-Foy.

Le conseil d'administration de la régie compte 25 personnes. La présidence fut confiée à:


1972-1973
Joseph-A. Lalonde
1973-1974
Jacques Girard
1974-1977
Pierre-Paul Grandbois
1977-1981
Georges Dupras
1981-1985
Bernard Gratton
1985-1987
Gilbert Dionne
1987-
Jean-Claude Beaudoin


Régiment de Carignan. Voir Carignan (Régiment de).

Rémillard, Léo-Aldéo (1916-1994). Maire de Jacques-Cartier de 1960 à 1963. Il avait remporté son élection par 3 019 votes contre 1 494 pour Jos.-Louis Chamberland* et 1 085 pour Germain Bertrand*. Brièvement élu conseiller en 1957, en remplacement de Roger Valade; il gagna alors ses élections par une majorité de 261 voix sur Joseph Nobert*. Une loi de l'Assemblée nationale du Québec le força à démissionner de la mairie, en raison de ses antécédents judiciaires avant son arrivée à Jacques-Cartier. Une seconde loi, votée en 1969, le força de nouveau à remettre sa démission à la suite de son élection comme conseiller municipal, alors qu'il avait évincé Arthur Cumunel* du conseil municipal en remportant l'élection par 797 votes contre 550. Il fit voter un règlement permettant l'ouverture de tavernes, fit doubler la capacité de l'usine de filtration, construire un garage et des ateliers municipaux, agrandir l'hôtel de ville, et surtout, asphalter et éclairer de nombreuses rues. Léo-Aldéo Rémillard était considéré comme l'homme du peuple, mais il devait se battre contre les forces politiques et sociales de l'establishment. Malgré de grandes réalisations, ses adversaires lui firent lourdement payer sa distance face à l'ordre établi.

Léo-Aldéo Rémillard


Les premières mentions des Renaud, à Longueuil, remontent au décès de Marie Renaud, fille de François Renaud, en 1796.

Renaud, Jean-Pierre (1918- ). Conseiller municipal de Longueuil de 1966 à 1969.
Il travailla, de 1940 à 1944, au ministère des Transports du Canada, section des aéroports, puis pour la voirie provinciale. Il s'opposa à la fusion avec la Cité de Jacques-Cartier et fut ainsi écarté de la composition du conseil de transition, en 1969. Président du Club des Francs en 1971, marguillier de la paroisse de Saint-Pierre-Apôtre de 1972 à 1975, membre de l'Ordre des Chevaliers de Champlain et de l'Ordre de Jacques-Cartier, il fit partie du comité exécutif de la Ligue des propriétaires de Longueuil et des loisirs de Saint-Pierre-Apôtre.

Natif de Longueuil. Fils de Jean Renaud et de Blanche Préfontaine. Époux de Chantal Toutant.

Réservoir. Voir Aqueduc.

Résidence Sainte-Rose. Résidence de 100 logements, pour personnes âgées, inaugurée le 9 juin 1980, sur la rue Labonté, à l'emplacement de l'ancienne école Sainte-Rose.

Restaurant Chalet Suisse. Construit en 1979 sur un terrain vendu par Brault et Martineau. Autrefois ce terrain appartenait à Tony Mastrojoseph qui y cultivait des fleurs en serres.

Restaurant Scarabée. Restaurant appartenant à G. Dufresne, situé en face de l'hôtel de ville de Longueuil, sur la rue Saint-Charles, pendant les années 1940. Son « juke box » attirait les jeunes du quartier.

Réverbères. Les réverbères, alimentés à l'huile de pétrole, éclairèrent les rues de Longueuil de 1875 à 1910. La Ville dut engager du personnel pour les allumer en soirée et les éteindre tôt en matinée.


Les premières mentions des Richard, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au décès de Catherine Richard, en 1737.

Richard, Louis (1848-1918). Maire de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de janvier 1911 à janvier 1912 et conseiller municipal de 1910 à 1911 et de janvier à mars 1912. Il fut également président de la commission scolaire de cette municipalité de 1900 à 1902. Il résidait sur le chemin de Chambly, du côté ouest, sur le lot 121, de 71 arpents, à proximité de la rue Roberval.
Natif de Boucherville; fils de Joseph Richard et d'Esther Girard. Époux d'Émilie Beauchemin (1875).

Richard, Magella. Conseiller municipal de Longueuil de 1986 à 1990. Commissaire de la Commission scolaire de Jacques-Cartier de 1976 à 1980. Technologue. Membre du Parti municipal de Longueuil. Il résida au 2615 McGill.

Richard, Wilfrid. Conseiller municipal de Longueuil de 1937 à 1939. Il avait remporté l'élection dans le quartier no 1 contre Hilaire Dubuc*, par 217 votes contre 118. Laitier. Chauffeur. Entrepreneur.
Époux de Simonne Mongeau.


Les premières mentions des Richer, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage de Pierre Richer dit Laflèche et de Marie-Joseph Trudeau, en 1772.

Richer, Édouard. Maire de Montréal-Sud de 1948 à 1950, conseiller municipal de 1957 à 1958 et président de la Commission scolaire de Montréal-Sud, il résida au 246, boulevard La Fayette.


Les premières mentions des Riendeau, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à l'union de François Riendeau et de Marie Déragon, vers 1784.

Riendeau, Louis (1816-?). Conseiller du Village de Longueuil de 1860 à 1862.
Époux de Louise Charbonneau.

Riendeau, Michel (1818-1876). Conseiller du Village de Longueuil de 1860 à 1865. Chantre. Il possédait deux terrains sur le côté ouest de la rue Saint-Alexandre, l'un de 73 pieds de front par 117 de profondeur, l'autre de 70 pieds de front par 109 de profondeur.
Époux d'Émilie McGregor.

Rioux, Albert. Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1950 à 1952. Il résidait au 441, rue Duvernay, alors Hindland.
Fiils de Cyprien Rioux et de Georgiana Lachapelle. Époux de Bernadette Salmane

Rive-Sud. Nom, donné au territoire desservi par le MRC de Lajemmerais, de la Vallée du Richelieu, de la MRC Champlain et de la MRC Roussillon. Ce territoire couvre 1 495 km2, compte une population de plus de 658 000 habitants. Ses 38 municipalités regroupent 1 370 entreprises et 19 900 places d'affaires.


Les premières mentions des Robert, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage de François Robert dit Lafontaine, fils de Louis Robert dit Lafontaine et de Marie Bourgery, résidants de Boucherville, et de Marie Lanctot, en 1712. François Robert est décédé à Longueuil en 1756.

Robert, François (1810-1883). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1862 à 1864. Cultivateur, il possédait le lot 118, d'environ 76 arpents, sur le chemin de Chambly, dans le secteur actuel des Halles de Longueuil. Son fils François, né en 1836, fut commissaire d'école de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1871 à 1874, et marguiller de 1871 à 1873.
Fils de François Robert et de Marie Charron. Époux de Scholastique Charron (1836) et, en secondes noces, de Flavie Marcille (1851).

Robert, Louis (1889-1947). Conseiller municipal de Longueuil en 1911-1912 et de 1917 à 1921. Mouleur, il résidait à l'emplacement actuel du 584, rue Saint-Alexandre.

Louis Robert


Robidas, Marcel (1923- ). Maire de Longueuil de 1966 à 1982, il en avait d'abord été conseiller municipal de 1961 à 1963. Après avoir fait ses études primaires aux écoles Saint-François-Xavier et Louis-de-Gonzagues, il étudia à l'école Saint-Stanislas puis termina ses études en sciences sociales à l'Université de Montréal où il obtint son diplôme en 1947. À 18 ans, il joignit les rangs des Fusiliers Mont-Royal et participa à l'occupation de l'Allemagne avec le régiment de la Chaudière. Il travailla successivement à la Banque canadienne nationale, à la maison W. Clark et chez J.-J. Joubert, avant d'entrer au service de Statistiques Canada, section Québec, pendant cinq ans, puis au ministère de la Défense. Il fut directeur de la Chambre de commerce du Québec pendant trois ans, travailla au service des relations extérieures de l'Alcan pendant 18 mois, et fut finalement engagé par le gouvernement du Québec à titre d'économiste.



Fondateur de l'Association des villes jumelées du Canada, vice-président de la Fédération mondiale des villes jumelées, membre du conseil d'administration de l'Union des municipalités du Québec, il fut aussi commissaire de la Commission de transport de la Rive-Sud.

Marcel Robidas

Sur le plan local, il contribua à implanter les Loisirs Saint-Antoine, avant de se lancer dans une carrière politique. À la fois comme conseiller et comme maire, il contribua fortement au développement économique de Longueuil en étant le principal artisan du métro de Longueuil et des projets domiciliaires le long du fleuve. Il est le principal responsable, avec Roland Therrien*, de la fusion avec la Cité de Jacques-Cartier en 1969. Candidat conservateur, il fut défait aux élections fédérales de 1972. En 1995, il présida la Commission régionale de la Montérégie sur la souveraineté du Québec en prévision du référendum. Il résida, du milieu des années 1950 à 1984, dans l'ancien monastère des pères du Sacré-Coeur, au 80 (ancien 250), rue du Bord-de-l'Eau. Il déménagea ensuite au village de Calixa-Lavallée, dans l'ancien presbytère, rue Beauce. Rien, à Longueuil, ne rappelle malheureusement l'apport magistral de ce grand Montérégien.
Né à Montréal. Époux de Renée Lacour et père de quatorze enfants.

Résultat des élections municipales

Conseiller:


Élection
Candidat
Votes
Acclamation
4 février 1961
Marcel Robidas
350
Roger Leblond
155
2 février 1963
Marcel Robidas
X


Candidat à la mairie:

Élection
Candidat
Votes
Novembre 1963
2 236
Marcel Robidas
1 993
Février 1966
Marcel Robidas
2 010
1 771
Novembre 1970
Marcel Robidas
10 199
Georges Darveau
7 245
Paul Viau
2 287
Novembre 1974
Marcel Robidas
7 344
7 035
5 837
Novembre 1978
Marcel Robidas
15 828
Paul Viau
13 445
Jean Huot
3 946
Novembre 1982
19 157
Marcel Robidas
19 075
J. Gendron
1 193


Robidas, Sylvie. Conseillère municipale de Longueuil de 1990 à 1998, dans le secteur de Saint-Pierre-Apôtre. Membre du Parti civique de Longueuil, puis de l'Alliance de Longueuil. Notaire. Membre du conseil d'administration de la Caisse populaire de Saint-Pierre-Apôtre. Directrice de scrutin de la circonscription électorale de Marie-Victorin. Elle est propriétaire d'un magasin d'articles de sport à la Place Longueuil.
Fille de Marcel Robidas*, ancien maire de Longueuil, et de Renée Lacour.

Sylvie Robidas


Les premières mentions des Robidoux, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à la présence de Guillaume Robidou vers 1699.
Époux de Marie Guérin.

Notaire
Date
Acte
Titre
Adhémar père
1699-11-10
#4960
Bail par Charles Patenôtre tuteur à Guillaume Robidou
Adhémar père
1701-11-20
#5879
Vente faite à Guillaume Robidou par Louis Marie dit Sainte-Marie et Gouard sa femme
Raimbault père
1709-04-28
#1495
Concession par M. Le Moyne à Guillaume Robidou
Raimbault père
1712-01-18
#1754
Vente à Guillaume Robidou par les Révérends Pères Jésuites
Raimbault fils
1729-03-10
#310
Vente de concession par Guillaume Robidou à Louis Ménard
Simonnet François
1741-09-29
41 #222
Vente faite par Guillaume Robidou et Marie Guérin, sa femme, au nom d'Étienne Robidou leur petit fils à Charles Vary fils
Simonnet François
1743-02-12
43 #30
Bail à ferme dune terre sise à Longueuil par Guillaume Robidou et Marie Seguin, sa femme, à Pierre Coquillard fils
Adhémar fils
1744-09-14
#9045
Opposition faite par Guillaume Robidou


Robidoux, Antoinette (1913-1985). Orpheline à l'âge de 11 ans, cette mère de 18 enfants fonda, en 1980, la Maison des jeunes, sur la rue King-George, et l'Entraide Chez-Nous. Elle fut aussi la cofondatrice de la Maison Marie-Lucille. Elle reçut, en septembre 1983, un prix Humanitas des mains de Jeannette Bertrand pour son implication sociale comme bénévole. Elle fut choisie personnalité de l'année, cette même année, parmi 300 candidates à un concours organisé à travers le Canada par l'émission « Le temps de vivre » de Radio-Canada.
Née à Saint-Cyrille-de-l'Islet sous le nom d'Antoinette Caron. Épouse de Marcel Robidoux (1933).

Robidoux, Pierre (1936-1999). Directeur du service de la police de Longueuil de 1979 à 1988 et directeur général adjoint de la sécurité publique de de 1988 à 1990.
Fils d'Antoinette Robidoux et de Marcel Robidoux. Époux de Michelle Boulay. Père de Denis, Louise, Manon, Lily, Michel, Gabrielle et Janelle.


Les premières mentions des Robillard, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à l'union de Lambert Robillard et de Marie Salouais, vers 1832.

Robillard, Serge. Conseiller municipal de 1982 à 1986. Membre du comité exécutif. Membre du Parti municipal de Longueuil. Directeur de loisirs de la Ville de Longueuil de 1969 à 1975. Président-fondateur de SODEM, firme de consultants en tourisme, loisirs et aménagements de parcs. Président-fondateur de JOCUS, firme spécialisée en jouets éducatifs. En 1989, il devint président de la Société de développement industriel de Montréal (SODIM). Administrateur de la Caisse populaire de Longueuil et du Collège Édouard-Montpetit.Il résida au 169 Est, de Gentilly puis au 1 062, rue Viger.

Robin dit Lapointe, Jean. Soldat, sabotier. Juge seigneurial de Charles Le Moyne. Il figure parmi les premiers concessionnaires de 1675, sa terre de 4 arpents de front par 20 de profondeur étant située à l'ouest du chemin de Chambly. Il vendit cette concession à son voisin Étienne Truteau*, mais fit l'acquisition de celle de Jean Petit*, à proximité du fief Du Tremblay, aujourd'hui le secteur de Fatima.
Époux de Jeanne Charreton (1667).

Roche, Redmond (1907- ). Député de la circonscription de Chambly, à l'Assemblée législative du Québec, de 1948 à 1956. Il fit ses études au Collège Bourget et à l'Université de Montréal. Il fit partie de l'armée canadienne en Angleterre et en France et reçut le grade de colonel. Conseiller municipal de Chambly de 1931 à 1933 et de 1935 à 1937, il fut juge à la cour des sessions de la paix de 1956 à 1977.
Fils de Harry George Redmond, d'origine irlandaise, et d'Eva Gingras. Époux d'Alice Brunel.

Résultat des élections provinciales:

Élection
Candidat
Parti
Votes
28 juillet 1948
Redmond Roche
Union nationale
12 197
Parti libéral
8 698
16 juillet 1952
Redmond Roche
Union nationale
18486
Albert Bélanger
Parti libéral
13 366
20 juin 1956
Robert Théberge
Parti libéral
20 031
Redmond Roche
Union nationale
19 264


Les premières mentions des Rochon, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à l'union de Jean-Baptiste Rochon et de Josette Vézina, vers 1824.

Rochon, Eugène Arthur (1863-?). Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1906 à 1909 et de 1913 à 1916. Un article de la South Shore Press de 1913 prétend qu'il fut le premier maire de Montréal-Sud en 1906. Cette affirmation fut reprise dans d'autres publications. Les procès-verbaux de la Ville de Montréal-Sud, recensés par Lise Delisle, préposée à la gestion des documents de la Ville de Longueuil, sont pourtant formels. Le premier conseil fut élu le 5 février 1906 et John Smillie* fut choisi comme maire trois jours plus tard, poste qu'il occupa jusqu'en 1909 et qu'il reprit quelques années plus tard. Il est cependant possible qu'Arthur Rochon ait été le responsable de toutes les démarches afin que Montréal-Sud obtienne le statut de municipalité autonome. Il ne se fit pas élire aux élections générales du 20 janvier 1914, mais remplaça le conseiller démissionnaire Jean Bondoux*, le 8 juin suivant.
Époux de Alma Lavoie, e,t en secondes noces, de Jacqueline Lapierre (1912).

Rochon, Charles (1900-1968). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil du 24 octobre 1944 à 1947 et de Jacques-Cartier, de 1947 à 1954, dans le secteur de Longueuil-Annexe. Marguillier de la paroisse de Saint-Charles-Borromée, il résidait au 220, rue Briggs.

Charles Rochon


Les premières mentions des Rolland, à Longueuil, remontent à l'union de François Rolland et d'Henriette Duranceau, vers 1892.

Rolland, Robert. Pâtissier établi rue Saint-Charles, il continua le commerce fondéà Longueuil en 1953 par son oncle Gabriel Rolland qui le vendit au père de Robert en 1963. Il a remporté de nombreux prix au Grand salon culinaire et reçut, en 1987, la mention « Meilleur pâtissier de l'année » de l'Association des pâtissiers artisans du Québec. La première pâtisserie était située du côté nord de la rue Saint-Charles, tout près de la rue Saint-Jacques.


Rollin, Alexis (père) (1787-1839.) Forgeron. Il acheta, le 31 octobre 1814, la maison de la veuve du forgeron André Birtz Desmarteaux*, Catherine Caillez dite Biscornet, sur le chemin de Chambly, à l'angle de la rue Saint-André. Il épousa, la même année, Suzanne Dufresne, puis convertit l'emplacement en auberge. Après son décès, sa veuve prit la direction de l'auberge. Cette maison, aujourd'hui connue sous le nom de maison Rollin-Brais, fut par la suite acquise par son fils Alexis.
Fils de Dominique Rollin* (fils) et de Marie-Madeleine Bouteiller. Époux de Suzanne Dufresne (1814).

Rollin, Alexis (fils) (1816-1888). Conseiller du Village de Longueuil du 9 janvier au 13 avril 1860. Médecin, il participa à la mobilisation des Patriotes en 1837, lors de l'attaque dirigée par Bonaventure Viger*, sur le chemin de Chambly. Il possédait des terrains du côté ouest de la rue Saint-Jean, mais résidait dans la maison de ses parents, à l'angle nord-est du chemin de Chambly et de la rue Saint-André; cette maison historique servit, jusqu'en 1994, de local à la Chambre de commerce de la Rive-Sud. À son décès en 1888, sa fille Corinne prit en charge la maison. La fille de Corinne, Aimée Pigeon, ne conserva la maison que de 1907 à 1912 alors qu'elle la vendit au notaire Louis Joseph Émilien Brais*. Alice Gareau, épouse de ce dernier, la vendit à la Ville de Longueuil en 1973.
Fils du marchand et aubergiste Alexis Rollin* et de Suzanne Dufresne. Époux de Louise Collin (1841). Beau-frère de Nazaire Charron.

Voir aussi Maison Rollin-Brais.

Rollin dit Saint-Éloi, Dominique (1726-1806). Forgeron, né en France, dans la région de la Lorraine. Fils de Marcel Rollin et d'Anne-Catherine Leclerc. Arrivé comme soldat du régiment Royal Roussillon, il épousa, en 1760, Marie-Angélique Bouteille. Seulement trois de leurs treize enfants survécurent : Marie-Angélique, Élisabeth, décédée à 25 ans, et Dominique. Il mourut dans la maison acquise par son fils Dominique, à l'emplacement du bureau de poste actuel.

La lignée généalogique directe qui mène aux proprétaires de la maison Rollin-Brais se résume comme suit:

Nicolas Rollin (Rainville, Lorraine)
Marcel Rollin (Rainville, Lorraine)
Dominique (père): 1726-1806;
Dominique (fils): 1766-1815;
Alexis (père): 1787-1839;
Alexis (fils): 1816-1888;
Corinne, épouse de Narcisse Pigeon.


Rollin, Dominique (fils) (1766-1815). Cet aubergiste résida, à partir de 1793, près du ruisseau Saint-Antoine, sur le site actuel du couvent de Longueuil et acquit ainsi la boulangerie qui s'y trouvait. Après avoir vendu cet emplacement à Jean-Baptiste Lajeunesse, il acquit, en 1796, celui de Toussaint Trudeau, rue Saint-Étienne. En 1804, il acheta du cousin de son épouse, Louis Bouteiller, une maison construite en 1735 pour François Lanctôt*, sur l'emplacement du bureau de poste actuel, sur le chemin de Chambly, près de la rue Saint-Charles. Il céda cette propriété, en 1809, à sa fille Marie, épouse de François Viau, tout en y demeurant jusqu'en 1813. Il s'établit cette année-là dans une nouvelle maison conçue pour servir d'auberge, à l'angle nord-ouest du chemin de Chambly et de la rue Saint-Charles, mais mourut deux ans plus tard. C'est son épouse qui profita du nouvel emplacement. Elle partagea, à partir de 1820, cette auberge avec son nouvel époux, Jean-Baptiste Chalut, de Montréal, lui aussi aubergiste. En 1834, l'année suivant son décès, la fabrique de la paroisse de Saint-Antoine acheta cette résidence pour en faire une école. C'est là ,qu'en 1843, Eulalie Durocher* fonda la communauté des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Elle était alors située à l'emplacement actuel de la Caisse populaire de Longueuil, mais fut déménagée, en 1960, sur le terrain du couvent.
Fils de Dominique Rollin* et de Marie-Angélique Bouteille. Époux de Marie-Madeleine Bouteiller (1785).

Rollin, Dominique-Benjamin (1786-1846). Patriote, tout comme son frère Alexis (père), de la rébellion de novembre 1837 sur le chemin de Chambly. Reçu avocat en 1814. Capitaine de la Milice du Bas-Canada.
Fils de Dominique Rollin (fils) et de Marie-Madeleine Bouteiller.

Roussel. Voir Hôtel Roussel.

Rouilliard, Jean-Baptiste (1842-1908). Propriétaire de l'Impartial, journal imprimé à Longueuil et dont le local était situé à l'angle sud-ouest des rues Guilbault et saint-Charles. Il a habité Longueuil en 1885 et 1886. Rouillard imprima aussi, en 1886, le journal humoristique Le bourru. Il quitta Longueuil en 1887 poxur aller s'établir à Sorel.

Roussin, Agapit. Conseiller du Village de Longueuil de 1856 à 1860. Cordonnier, il résida du côté est du chemin de Chambly, sur un terrain de 200 pieds par 100, puis sur un autre de 46 pieds par 125, à l'emplacement de l'ancienne commune, et enfin sur la rue Grant, à l'emplacement actuel d'une partie du Foyer Saint-Antoine.
Fils de Jacques Roussin et de Julie Fontaine. Époux d'Élisabeth Boutheiller (1838).

Route 1. Route considérée comme la plus ancienne du Québec si on considère qu'elle reliait deux villages assez distancés. La route 1, aujourd'hui le chemin de Chambly*, ne fut cependant connue sous cette appellation qu'au cours des années 1940 et 1950.

Route 3. Route aménagée, en 1963, le long de la rive sur Saint-Laurent, malgré l'opposition des riverains qui se voyaient ainsi privés d'un accès direct au fleuve et qui se plaignaient des retombées néfastes engendrées par le bruit. Seul le conseiller Marcel Robidas, résidant de ce secteur, en voyait la nécessité, au nom du progrès. Cette route est aujourd'hui la 132.


Les premières mentions des Roy, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à Étienne Roy qui obtint une concession en 1704.

Roy, Arthur (1876-1943). Conseiller municipal de Longueuil de 1921 à sa démission en 1926. Élu commissaire scolaire de Longueuil en 1932, il fut président de cette commission de 1940 jusqu'à son décès. Marguillier de la paroisse de Saint-Antoine de 1930 à 1932. Membre du Parti libéral. Marchand de grains à l'angle sud-est du chemin de Chambly et de la rue Saint-André, il résidait en premier lieu sur le chemin de Chambly, entre l'ancien presbytère et le bureau de poste; il déménagea ensuite en face de l'ancien Collège de Longueuil.
Fils d'Arthur Roy, décédé en 1926, et de Dalia Trudeau, décédée en 1945. Époux d'Eugénie Meloche.

Arthur Roy

Roy, Roméo (1902-1988). Président de la Ligue des propriétaires de Longueuil de 1944 jusqu'à la fin des années 1950. Président, en 1953, de l'Union des Ligues des propriétaires de la province de Québec. Il résidait à l'emplacement actuel du 656, rue Guilbault.
Époux d'Anita Dutil.

Rue Cartier (LeMoyne). Rue perpendiculaire à la rue Saint-Louis, ouverte en 1933 pour relier la rue Charron à la rue Saint-Louis. Elle fut ainsi nommée en mémoire de Sir Georges-Étienne Cartier, co-premier ministre du Canada-Uni, de 1857 à 1862.

Rue Charron. En souvenir de Louis Charron, le premier propriétaire de la « Terre à Charron ».

Rues principales. Programme mis sur pied, en 1981, par la fondation canadienne pour la protection du patrimoine, Héritage Canada. À Longueuil, le lancement officiel eut lieu le 6 mai 1991 à l'hôtel de ville. Le projet, qui se termina le 8 avril 1994, visait à revitaliser l'économie longueuilloise, et particulièrement celle de la rue Saint-Charles, par la concertation des commerçants et intervenants du milieu, par la mise sur pied d'activités d'animation et de promotion, par une nouvelle définition des aménagements publics et par la réalisation d'interventions physiques de qualité sur les bâtiments. L'Association des gens d'affaires du Vieux-Longueuil*, et particulièrement son président Paul-M. Saindon, fut la principale initiatrice de ce programme dont elle finançait le tiers du budget. La direction en fut confiée à Louise Leclerc. L'organisme produisit un sondage assez élaboré sur les perceptions et les attentes des résidants et résidantes du Vieux-Longueuil.

Au mois de novembre 1992, la Ville de Longueuil reçut le prix d'excellence du Groupe Commerce remis à la ville du « Réseau Rues principales » s'étant le plus illustrée par ses efforts de revitalisation.


Rue Saint-Charles. Principale artère commerciale du Vieux-Longueuil, la rue Saint-Charles fut d'abord ouverte à l'est du chemin de Chambly au cours des années 1740. La maison Daniel-Poirier*, construite, vers 1749, en demeure l'un des plus anciens vestiges. Le ruisseau Saint-Antoine franchissait le chemin à l'extrémité ouest du couvent des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie; il fallait donc emprunter un pont de bois (en ciment à partir de 1920) pour le traverser. Jusqu'au début des années 1870, les terres à l'est de la maison Lamarre* avaient surtout une vocation agricole. Cette artère regroupe la plus forte concentration de bâtiments anciens avec le couvent des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, la maison Marie-Rose-Durocher, la maison Daniel-Poirier, la maison Napper, la maison Lamarre I et le Foyer Trinitaire (manoir Dufresne). Cette section de la rue Saint-Charles fut élargie en 1915. Notons que la rue porta, entre les années 1900-1930, le nom de Dufferin.

La partie à l'ouest du chemin de Chambly, ne fut ouverte qu'après la démolition du château fort, soit vers 1814. Elle aura une vocation beaucoup plus économique et institutionnelle. Parmi les bâtiments importants, notons la cocathédrale Saint-Antoine, la maison Chaboillez, la maison Lespérance, la maison André-Achim, le Foyer des arts, de la santé et du mieux-être, l'hôtel de ville et l'église St. Mark. Cette section de la rue Saint-Charles fut élargie, en 1952, entre le boulevard Quinn et le parc Saint-Jean-Baptiste.En 1961, la rue fut de nouveau élargie entre l'extrémité est du parc Saint-Jean-Baptiste et la rue Guilbault, en 1964 entre Guilbault et Quinn, en 1967 entre les rues Victoria et Joliette (chemin des Officiers).

Notons que l'extrémité ouest de la rue Saint-Charles, dans l'actuel secteur du métro, porta le nom de boulevard Rainville jusqu'en 1966.

Ruisseau Saint-Antoine. Pittoresque cours d'eau ayant plusieurs tributaires, qui, du fleuve Saint-Laurent, longeait la rue Saint-Antoine, traversait la cour du Collège de Longueuil, et suivait le chemin De Gentilly, aujourd'hui la partie sud du boulevard Roland-Therrien. De nombreux petits ponts avaient été construits pour assurer la circulation; sur la rue Saint-André, le pont de 14 pieds de longueur, fut refait en 1921, alors que celui de la rue Saint-Charles, de 17 pieds, l'avait été en 1919 par la Dominion Bridge. C'est à son point le plus rapproché du fleuve et près du chemin de Chambly que Charles Le Moyne fit construire le premier moulin. Le gouvernement fédéral conclut, en 1953, une entente avec la Ville de Longueuil pour détourner le ruisseau, compte tenu de l'obstruction causée par le nouveau mur de protection contre les inondations. Une entente fut ensuite signée avec la Cité de Jacques-Cartier pour s'assurer que cette dernière n'aurait pas à subir les effets de ce détournement. Cette entreprise servit de prétexte pour combler définitivement la partie nord du ruisseau, d'autant plus que vers 1956, les plans du Domaine de Normandie étaient déjà à l'étude. La partie sud du ruisseau ne fut comblée que dans les années 1960.

Ruisseau Saint-Antoine


Ruisseau Saint-Charles. Ruisseau, aujourd'hui disparu, qui longerait le chemin Saint-Charles, à Greenfield Park.

Rumilly, Robert (1897-1983). Historien, auteur de l'Histoire de Longueuil. Il a notamment publié une vaste Histoire du Québec, en 42 volumes. Il a aussi publié des études sur Papineau, Laurier et Mercier. Il obtint le prix Ludger-Duvernay en 1967.

Né à Fort-de-France, en Martinique, il passa son enfance en Indochine. Il fut combattant lors de la guerre de 1914-1918. Il vint s'établir au Canada en 1928, fut professeur de littérature française à l'Université Mcgill et rédacteur, de 1929 à 1934, du Petit Journal.

Rushton, Ernest (1883-1952). Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1946 à 1948. Cheminot, il résidait au 461, rue Duvernay, alors rue Hinland.

Russell, Albert G. (1876-1961). Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1946 à sa démission en 1948 et de 1954 à 1957. Mécanicien, machiniste. Il résidait au 610, rue Marquette.

Russell, Henry. Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1937 à 1946.

 

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