Dictionnaire historique de Longueuil, de Jacques-Cartier et de Montréal-Sud.
Michel Pratt © Édition révisée et augmentée, juillet 2005Mackayville. Territoire de la Municipalité de la paroisse Saint-Antoine de Longueuil qui s'en détacha en 1947, lors de la création de la Ville de Jacques-Cartier (Loi. 12 Geo. VI, c.80). Cette désignation remonte au moins au mois de juillet 1920 alors qu'on construit à cet endroit six maisons. Le territoire était alors connu sous le nom de St. Lambert Heights. En 1921, plus de 40 familles s'étaient installées à mackayville. En 1922 on remplaça l'école d'une seule pièce par une nouvelle école de quatre classes; on ouvrit également un bureau de poste. En 1925, la paroisse est fondée et on construit deux ans plus tard le presbytère. Mackayville devint Laflèche le 5 mars 1959 puis fut annexé à Saint-Hubert au mois d'octobre 1971.
Magnan, Gaspard (1671-1760).
Notaire Date Acte Titre Adhemar père 1702-12-05 #6363 Vente à (Gaspard) Magnan dit Champagne par le sieur Petit et sa femme Raimbault père 1704-12-01 #1083 Obligation par Gaspard Magnan à monsieur de Couagne Raimbault père 1707-03-25 #1305(?) Concession à Gaspard Magnan dit Champagne par M. de Longueuil Lepailleur Michel 1712-01-09 #1087 Contrat de vente par Gaspard Magnan à André Marsil David 1720-07-14 #163 Échange entre Jean Brunet et Gaspard Magnan Raimbault père 1723-06-25 #3025 Quittance par Dame de St-Georges aux sieurs De Lestage et Magnan Lepailleur Michel 1723-07-08 #4086 Bail à ferme par Gaspar Magnan à Pierre Édeline Simonet, François 1742-06-15 #42-152 Vente faite par Gaspar Magnan dit Champagne et Marie Radecorde Charret a Pierre Achim dit St-André et Agnesse Barret sa femme
L'ancêtre des Maillé en Nouvelle-France est Charles-Henri Mahier, né en 1686, à Saint-Malo (Notre-Dame) département de Ille-et-Vilaine, France. Il était le fils de Charles Mahier et de Guillemette Desvaux.
Maillé, Élie (1834-1899). Conseiller municipal de Longueuil de 1892 à 1897, dans le quartier ouest. Boucher, il résidait rue Saint-Charles, près de la rue Guilbault, en face de l'actuel concessionnaire d'automobiles Gauthier.
Époux de Julie Durocher.
Élie MailléMaillé, Octave Bruno Hector. Conseiller municipal de Longueuil de 1904 à 1906 et de 1908 à 1910, dans le quartier ouest. Commerçant établi du côté nord de la rue Saint-Charles, près de la rue Saint-Alexandre, à côté de l'emplacement actuel de la Banque Scotia.
Fils d'Éric Maillé et de Julie Durocher. Époux de Marie-Blanche Ste-Marie (1896).
Octave Bruno Hector Maillé
Les premières mentions des Mailloux, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage de Joseph Mainville et de Marie Ste-Marie, en 1729.
Mailloux, Ulysse (1904-1993). Conseiller municipal de Longueuil de 1954 à 1958. Il fit ses études au Séminaire de Saint-Jean. Il succéda à son frère Joseph-Ernest Mailloux, président-fondateur de la compagnie de fabrication de chandelles J.-E. Mailloux, à Saint-Luc. En 1970, la compagnie s'installait à Longueuil dans l'usine de Jules-Ladislas Lasnier*. Il était également propriétaire, à Montréal, d'un magasin d'ornements d'église et fut même directeur de l'Association des marchands d'ornements d'église de la province de Québec. Il fut gérant de la compagnie Carli-Petrucci, spécialisée dans la fabrication de statues. Avant son arrivée à Longueuil, il fut pendant six ans membre du conseil municipal de Saint-Luc et président de la Commission scolaire de cette municipalité. À Longueuil, il fut cofondateur du Club Richelieu-Longueuil. Il résidait rue Quinn.
Fils de Joseph-Ernest.Époux de Fleurette Descary (1894-1972).
Les premières mentions des Mainville, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à 1739, à la présence de Joseph Mainville, voyageur, et à l'union, dans ces mêmes années, de François Mainville et de Marie-Angélique Beaune.
Mainville, Adrien (1896-1957). Administrateur de la boulangerie Mainville, fondée en 1889 par son père Alexis, sur la rue Grant.
Adrien Mainville fut aussi membre de la chorale de Saint-Antoine pendant 40 ans. Il fonda, en 1943, le Cercle Lacordaire de Longueuil dont il fut le premier membre officiel. Il résidait au 385, rue Grant.
Époux de Germaine Lamarre (1920), née en 1895 et décédée en 1977. Il décéda dans les derniers jours de décembre 1957; son corps fut inhumé le 3 janvier 1958.
Mainville, Alexis (1860-1930).Fondateur de la boulangerie Mainville, sur la rue Grant. En 1888, il habite sur le chemin de Chambly et on le repère à titre de livreur de pain.En 1889, il possède sa boulangerie sous le nom de Mainville A. & Co. Dans les années 1890, il s'associe brièvement à Pierre Lussier puis constitue une véritable entreprise familiale en engageant son fils Alexis junior comme livreur (en voiture à cheval). Alexis junior (Joseph) décède cependant en 1920. Son père, Alexis, décède à son tour en 1930 et c'est son fils Adrien, qui était jusque là à la fois boulanger et livreur pour la boulangerie, qui prit la relève. La boulangerie fut détruite par un incendie en 1948, et fut immédiatement reconstruite. L'entreprise se modernisa à partir des années 1950; c'est l'époque où, tout comme pour les laitiers, les premiers camions remplaçèrent les voitures tirées par des chevaux. Suite au décès d'Adrien, à la toute fin de l'année 1957, ce sont ses fils, Clément et Pierre, qui prirent la relève en continuant la modernisation de l'entreprise. Déjà, au début des années 1960, ils réussirent à diminuer les heures de travail de moitié tout en augmentant la production à un niveau 12 fois supérieur à celui du début des années 1950. En 1962, l'usine fut considérablement agrandie et modernisée; on y ajouta un nouveau four, une machine à emballer les gâteaux, une chambre de fermentation et un système de convoyeurs. Elle fut ensuite vendue, au début des années 1970, au groupe Durivage qui opéra la boulangerie jusqu'au début des années 1990. L'édifice de la boulangerie fut détruit en 1996.
Fils d'Alexis Mainville (1837-1898), menuisier résidant sur la rue Saint-Alexandre, et d'Ursule Marceau (1836-1904) . Époux de Clarinda Renaud (1861-1942).
Mainville, Alphonse-de-Liguori (1867-1928). Conseiller municipal de Longueuil en 1910. Imprimeur, brièvement épicier puis agent d'assurances, il résida rue Saint-Jean jusqu'en 1908, puis en 1909, rue Saint-Thomas.
Fils d'Alexis Mainville (1837-1898), menuisier résidant sur la rue Saint-Alexandre, et d'Ursule Marceau (1836-1904). Époux de Marie-Alma Narbonne (1888).
Mainville, Victor (1876-1961). Organiste de la paroisse de Saint-Antoine pendant 14 ans. En 1909, il remplaça Louis Larivée* comme organiste de la paroisse de Saint-Antoine. Il fut aussi maître de poste à Longueuil pendant de nombreuses années. Il était membre de la fanfare de Longueuil au cours des années 1910 et fut violoniste, dans les années 1920, pour la Société des concerts, sous la direction de Paul Pratt*. Il reçut le titre de président honoraire à vie de la chorale de Longueuil dont il fit partie pendant 65 ans. En décembre 1952, il chanta, à l'âge de 76 ans, pour la 59e fois consécutive, la messe de minuit à l'église Saint-Antoine. Sa contribution sociale à la paroisse de Saint-Antoine lui valut, en 1948, la décoration papale Pro Ecclesiae Pontifice. Il résidait rue Saint-Charles Ouest, du côté ouest du stationnement face à la maison Chaboillez.
Natif de Longueuil.
Fils d'Alexis Mainville (1837-1898), menuisier résidant sur la rue Saint-Alexandre, et d'Ursule Marceau (1836-1904). Époux de Marie-Ernestine Lamarre (1898), née en 1874 et décédée en 1965.
Maison André-Achim. Maison semi-détachée située sur la rue Saint-Charles, à l'angle de la rue Grant, elle était habitée par le sculpteur André Achim* au début des années 1840. La firme Pluram décrit ainsi cette maison : « Ce bâtiment, à l'origine une maison jumelée, date de la première moitié du 19e siècle. Son parement est en déclin de bois, son toit à deux eaux est recouvert de bardeaux d'asphalte. Deux cheminées dissymétriques coiffent le faîte à chacun des murs pignons. » Cette maison a logé le notaire Joseph Goguet*, l'épicier Thomas Préfontaine, le bureau du notaire Dupras, le bureau de poste d'Edmond Carrière et plusieurs autres commerces dont une boutique de mode, une biscuiterie, une buanderie opérée par une famille chinoise et les coiffeurs Giovanni et Lionel Roux.
Maison André-Achim
Maison Chaboillez. Située au 32, rue Saint-Charles Ouest. Premier bâtiment à l'ouest de la cocathédrale Saint-Antoine, sur la rue Saint-Charles. Cette maison caractérisée par une fenestration palladienne en pignon et, selon Pluram, « une chaîne harpée en pierre de taille, posée aux angles », fut construite, en 1815, par le curé Augustin Chaboillez* qui la céda à sa nièce, l'épouse d'Olivier Berthelet. Le terrain avait été concédé au curé le 9 juin 1812. Elle fut ensuite cédée à la communauté des Oblats, en 1842, et servit de noviciat jusqu'à leur départ en 1849. La commission scolaire fit l'acquisition de la maison et la revendit, en 1854, à la fabrique de Longueuil. De 1855 à 1910, l'immeuble servit de collège et de 1910 à 1949, de presbytère. De 1944 à 1960, elle logea la Caisse populaire de Longueuil, puis devint, en 1966, la Maison des oeuvres, en 1969, la Maison des jeunes, en 1970, les Ateliers du Vieux-Longueuil. Rénovée en 1980, elle fut par la suite occupée par une agence immobilière, des bureaux d'avocats, d'architectes et d'ingénieurs.
Maison ChaboilezMaison Chénier-Lasnier. Maison située au 2, rue Saint-Antoine même si sa façade est orientée vers le fleuve. La maison fut construite par Victor Chénier* vers 1840. Elle fut acquise en 1885 par Ladislas Lasnier qui fonda, à proximité, une industrie de cierges et de chandelles. La maison est inocupée depuis 1991.
Maison Daniel-Poirier. Le maître forgeron et taillandier Daniel Poirier, petit-fils du pionnier Jean Poirier dit Lajeunesse, acquit son emplacement en 1749 et le revendit, en 1774, au bedeau Pierre Destros dit Béziers. Originaire de Boucherville, il était l'époux de Marie-Anne Girard et, en secondes noces, de Marie-Josephte Bouteillier (1758). Cette maison de pierre, qui comprend deux cheminées, a été acquise en 1890 par les soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Elle a servi de locaux de classe entre 1947 et 1954 et sert actuellement de résidence aux soeurs.
À l'origine, la maison, de 36 pieds par 26, ne possédait qu'une seule cheminée et était recouverte de bardeaux. La galerie originale fut détruite en 1969 lorsqu'on élargit la rue Saint-Charles Est. Elle est située au 100, rue Saint-Charles Est, à côté de la propriété des soeurs des Saint Noms de Jésus et de Marie.Notaire Hodiesne 14 03 1749. Concession d'un emplacement situé proche l'enceinte du fort de Longueil; par Charles Lemoine de Longueil, baron, chevalier de l'Ordre militaire de Saint-Louis et major de la ville et gouvernement de Montréal, demeurant à Montreal, à Daniel Poirier, maître forgeron, du fort de Longueil.
Maison de Jonathan. Maison pour jeunes « décrocheurs » de 15 à 18 ans située, depuis 1982, au 888, rue Marmier. Cet organisme fut fondé en 1981. L'édifice appartient aux frères de l'Instruction chrétienne. En 1981, une maison fut louée par les frères au 435, rue Marmier. L'organisme avait une vocation d'hébergement, mais il se transforma, en 1983, en service de jour où l'accueil visait principalement à redonner confiance aux jeunes et à les aider à retourner aux études ou sur le marché du travail. Des activités sportives, des ateliers très variés (piano, guitare,...) et même des cours privés de français, de mathématiques et d'anglais leur étaient offerts. Pendant les vacances estivales, la Maison organise notamment des excursions de bicyclette, de pêche, de balle-molle, de camping. Le centre a, entre autres, reçu l'appui du Club optimiste Marie-Victorin, de Centraide, de la Fondation Laure-Gaudreault et de la Caisse populaire de Montréal-Sud.
En 1988, la Maison de Jonathan s'est jointe à la Corporation des maisons familiales Par Amour. Sa clientèle devient de plus en plus jeune, mais l'organisme peut compter sur plus de 200 bénévoles qui s'occupent annuellement d'environ 300 jeunes. La Maison a été dirigée successivement par Normand Doucet, Paulette Godin, Gaston Leblanc et Marlène Harvey.
Maison Marie-Rose-Durocher. Maison de pierres construite sur l'emplacement actuel de la Caisse populaire de Longueuil, par Dominique Rollin* (fils) qui s'y établit en 1813; les terrains lui furent concédés le 18 septembre 1811 et le 18 juin 1813. La maison était conçue pour servir d'auberge.
Dominique Rollin* étant décédé en 1815, à l'âge de 50 ans, c'est plutôt son épouse Marie-Madeleine Bouteiller qui jouit du nouvel emplacement. Elle partagea, à partir de 1820, cette auberge avec son nouvel époux, le Montréalais Jean-Baptiste Chalut, lui aussi aubergiste. La Fabrique loua cette maison en 1832 et l'acheta en 1834, pour en faire une maison d'école. Dès 1840, Henriette Céré* y enseigna; Eulalie Durocher* et Mélodie Dufresne* la rejoignirent en 1843. C'est durant cette année scolaire qu'elles décidèrent de fonder la congrégation des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. À partir de 1844, la maison servit d'école pour garçons, de salle communautaire, de logement pour le bedeau, de bureau d'enregistrement, etc. De 1957 à 1959, elle abrita le Musée de l'électricité. La Caisse populaire décida de s'établir alors à cet endroit et la maison fut déménagée, selon les plans de l'architecte Victor Depocas, pierre par pierre, sur le terrain du couvent des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, à l'est du couvent. La maison située au 40, rue Saint-Charles Est a été classée par le ministère des Affaires culturelles du Québec comme site historique par un arrêté en conseil en date du 2 mars 1960.
Maison Marie-Rose-DurocherMaison de La Fabrique. Voir maison Marie-Rose-Durocher.
Maison de la Paix. Fondée en 1991 sur l'initiative de l'Association Marie-Reine de Longueuil. Elle s'établit en premier lieu sur le boulevard Quinn et emménagea, l'année suivante, au 1930, rue Dollard. Cet organisme communautaire a pour mission d'accueillir les enfants et adolescents victimes de violence et d'inceste. La maison peut héberger six adolescents à la fois. La gestion du centre avait été confiée à la présidente, Gisèle Massé, qui pouvait aussi compter sur l'aide de la trésorière, Josette Brulée, et de la secrétaire, Pauline Picher. En 2002, la conseillère municipale Nicole Béliveau occupait le poste de présidente du conseil d'administration.
Maison de quartier Des Ormeaux. Fondée en 1988 par Louise Vanier, avec l'aide du C.L.S.C. Longueuil-Est et du diocèse de Saint-Jean-Longueuil, pour contrer les problèmes vécus dans la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus. La Maison vise donc à améliorer la qualité de vie des familles du quartier, à offrir aux parents un soutien, à mettre à la disposition des gens du milieu un lieu de rencontre, de services et de formation. Le groupe a mis sur pied l'opération d'embellissement « Balcons fleuris ». Il a aussi organisé le camp de jour La Relève pour les jeunes de 6 à 12 ans. Il offre aux jeunes de l'aide pour les devoirs et une halte garderie, et, aux adultes, des cours d'alphabétisation et une écoute personnalisée. Il organise également des déjeuners-causeries.
Différentes personnes en ont occupé la présidence:
1988-1989 Gisèle McDonald 1989-1990 Lise Boulanger 1990-1991 Denise Bélanger 1991-1993 Brigitte Gendron 1993-1995 Marie Cyr 1995- Louise Vanier
La Maison dessert le quartier situé entre le chemin de Chambly et le boulevard Roland-Therrien, le boulevard Des Ormeaux et le boulevard Jacques-Cartier. Le financement de cet organisme provient surtout de Centraide, mais aussi de la Commission scolaire de Jacques-Cartier, de la Régie régionale de la santé et des services sociaux, de la Ville de Longueuil, des C.L.S.C. et du Collège Édouard-Montpetit.
Maison des jeunes. Fondée par Antoinette Robidoux* le 10 août 1979, cet organisme, pour les jeunes de 13 à 17 ans, a pignon sur rue au 540, rue King-George. La Maison des jeunes reçoit plus de 150 jeunes par jour. Elle est parrainée par le Club Richelieu-Longueuil, mais reçut un appui important, lors de sa fondation, de la succession J.-A. De Sève. Antoinette Robidoux*, la directrice générale de la Maison, mourut le 1er avril 1985, à l'âge de 72 ans. Son fils Marc, sa fille Antoinette, et maintenant Marcelle Robidoux, prirent la relève. Le premier conseil d'administration se composait de:
président André Boudrias;
vice-présidente Antoinette Robidoux*;
directeurs André Gendron;
Guy Lamoureux et
Jean-Pierre Tremblay.
Maison Despointes-Biron. Située au 180, rue Saint-André. Elle fut construite vers 1810. La firme Pluram la décrit ainsi : « C'est une maison d'inspiration française; carré de pierre avec une cheminée au faîtage de chacun des murs pignons, un toit à deux eaux avec un larmier plus recourbé sur le versant sud ». Elle a la particularité d'être orientée vers l'ancien ruisseau Saint-Antoine et non en parallèle avec la rue Saint-André.
Maison Despointes-BironMaison(s) Dubuc. Maisons de pierres des champs, typiques du régime français. Celle du 1540, boulevard Marie-Victorin, aurait appartenu à Michel Dubuc* et celle du 2318, boulevard Marie-Victorin, à son fils, Michel.
Maison Dupras. Située au 495, rue Grant, cette maison pièce sur pièce en bois recouverte de papier brique fut construite vers 1890 pour Toussaint Sabourin, boucher, qui avait obtenu une concession du terrain le 14 octobre 1887 (notaire Pierre Brais # 6585). La maison fut acquise par Joseph Riendeau, inspecteur des pêches, le 23 janvier 1906 (notaire Dagenais # 756). Arthur Daigneault, cultivateur de la Municipalité de la Paroisse Saint-Antoine de Longueuil, en devint le propriétaire le 30 mai 1912 (notaire J.S.U. Dupras # 3505). Le notaire J.S. Ubald Dupras (1872-1962) acquit la propriété le 29 mars 1915 (notaire Émilien Brais # 5012). Cette maison centennaire relève du style pittoresque et se caractérise par la qualité de l'ornementation de ses lucarnes.Marcel Soucy en est le propriétaire depuis 1977.
Maison Héroux. Maison située à l'angle du chemin de Chambly et de la rue Saint-Charles, détruite en 1958. Construite en 1831, sur les lieux mêmes de l'ancien manoir de Charles Le Moyne, elle servit de presbytère. Elle fut habitée par Eugène Héroux*, puis achetée par la Ville de Longueuil au coût de 25 000 $ pour y installer un musée. Une volte-face de l'administration de Paul Pratt* reconsidéra le projet, malgré l'annonce d'une subvention du gouvernement du Québec. La Chambre de commerce demandait l'élargissement du chemin de Chambly et, conséquemment, la démolition de cette maison. Suite à deux référendums et malgré les protestations de la Société historique de Longueuil, la maison fut détruite en 1958 et le terrain fut vendu 35 000 $ à la Banque d'épargne, aujourd'hui la Banque Laurentienne, qui y aménagea une succursale, sous la gérance de Jean Mercure, et le musée historique Charles-Le Moyne*, sous la direction d'Odette Lebrun*. La banque-musée fut inaugurée le 10 mars 1963.
Maison HérouxMaison Labadie. Voir Maison Marie-Rose-Durocher.
Maison (Brais dit) Labonté. Située au 124, rue Labonté. Maison de briques de 9 pièces avec une toiture en ardoise conçue selon les plans de l'architecte Alfred Fournier dit Préfontaine et construite vers 1899. À l'origine une tourelle conférait à cette maison un style purement victorien. Un balcon plus classique lui a été substitué. L'intérieur est caractérisé par un salon double tapissé de toiles de l'artiste Faniel. La rallonge date des années 1930; elle comprend un garage en béton armé surmonté d'une cuisine. Le grenier en cèdre atteint dans sa partie centrale une quinzaine de pieds de hauteur et permet l'accès à un balcon sur la mansarde. La toiture de la galerie est couronnée d'un fronton classique soutenu par des colonnes.La chaîne de titres est la suivante:
Date Propriété Montant Notaire Avant 1861 Joseph Arcand et Françoise Brais 15 janvier 1861 Jean-Baptiste Brais dit Labonté donation Louis Lacoste # 8096 12 janvier 1898 Marie Fournier dite Préfontaine-Brais testament de J.Bte Brais Pierre Brais # 10668 3 avril 1902 succession de Marie Fournier dite Préfontaine-Brais testament J.S.U. Dupras 10 juin 1902 Stanislas Brais dit Labonté 4 166.66 $ Ubald Dupras # 238 17 février 1934 Adrien Vanier 6 000$ Joseph Henri Adolphe Langevin # 5376 25 janvier 1941 Gaston Pratt 8 000 $ J.S. Ubald Dupras # 14 679 septembre 1973 Cécile Brodeur-Pratt testament de G. Pratt janvier 1985 Succession de Cécile Brodeur-Pratt testament 29 novembre 1985 Philippe Boffy et Carmen Resel 110 000 $ Dumais et Lavigne # 694396
Maison Lamarre I. Située au 257, rue Saint-Charles Est, cette maison construite vers 1740, est classée monument historique depuis le 19 février 1976. Cette maison était située sur la terre Lamarre et symbolisait la frontière artificielle avec le village organisé du Vieux-Longueuil*. Son architecture actuelle ne témoigne guère de son passé lointain; elle emprunte davantage au style victorien qu'à l'esprit français. La maison, au toit mansardé et recouvert de tôle, qui était à l'origine en bardeau, adoptait un plan rectangulaire allongé qui permettait d'avoir deux portes sur la façade. La famille Lamarre occupa le bâtiment jusqu'en 1872 méritant ainsi parfaitement le nom qu'on a octoyé à cette maison. Le groupe Molson acheta la maison qu'avait acquis Isirore Hurteau, maire de Longueuil mais aussi époux Françoise Lamarre, en 1839. La maison subit des modifications majeures en 1895, lui conférant son allure actuelle, lorsque Robert Bennett s'en porta acquéreur. La famille Bouziane en prit possession de 1938 à 1968. Le dernier propriétaire, Marcel Lefebvre, qui l'avait achetée en 1968, la vendit à la Ville de Longueuil en 1974.
La Société d'histoire de Longueuil se fit offrir de signer un bail de location de la maison en 1978 mais n'occupa l'édifice qu'à partir du 10 mai 1983. La maison fut rénovée, en 1982, selon les plans de l'architecte François Varin puis, en 1987, selon les plans de l'architecte Mario Petrone*.
Maison Lamarre I.
Maison Lamarre II. Maison située sur le chemin de Chambly, près des Halles de Longueuil. La maison de bois fut contruite pièces sur pièces vers 1789. La concession, de 2 arpents de front par 27 arpents de profondeur, fut accordée en 1787 par David Alexander Grant* à André Lamarre (III)*, époux de Josephte Benoit (1788). La terre fut longtemps transmise à la descendance familiale : en 1806 à André Lamarre (IV); en 1824 à Toussaint Lamarre*, époux de Scholastique Dubuc; en 1867 à Julien Lamarre*. En 1875, suite au décès de Julien, sa mère, Scholastique, reprit la terre et la céda à son fils Léon, époux de Séraphanie Thuot dite Duval. Léon la vendit en 1885 à son frère Alexis, époux de Malvina Benoit. La maison fit donc le tour de la famille de Toussaint. Elle fut vendue en 1913 à un courtier de Montréal. L'avocat Joseph I. Lamarre en fit l'acquisition en 1915. Après son décès, la terre fut vendue par Louis-Honoré Lamarre*, en 1932. La maison mérite donc bien son nom de Lamarre. L'intervention de la Société historique du Marigot auprès du ministre de la Culture, Denis Vaugeois, sauva, en 1979, cette maison d'une destruction certaine pour faire place au marché des Halles de Longueuil.
Maison Le Réveil. Centre de loisirs pour personnes de 50 ans et plus, inauguré en 1980 au 930, rue Saint-Jacques. Le Centre bénéficia d'une subvention de départ de 25 000 $ payée par la Ville de Longueuil.Son premier directeur fut Alfred Nolet. Le premier conseil d'administration se composait de:
présidente: Évangéline Langlois;
directeur: Alfred Nolet;
vice-présidente: M.A. England;
secrétaire: Louise Petitbois;
publicitaire: Cécile Hillman;
trésorier: Alfred Nolet;
adjointe: Hélène Morissette;
conseillers: Blanche Leblanc-Doucet,
Anita Forcier, Lorenzo Labrie,
Édouard Lacroix et Jean Sicotte.
Après une seule année d'existence, Le Réveil regroupait plus de 880 membres. L'association reçut, en 1992, le Prix d'excellence du Club Richelieu de Longueuil. En 1993, Alfred Nolet quitta la direction générale, fut remplacé par Jean-Guy Leduc, mais revint à son poste en 1995.
Maison Lespérance. Située au 53, rue Saint-Charles Ouest. Ancien hangar, en face de la maison Chaboillez*, et à côté du jardin du curé, aujourd'hui un stationnement, construit en 1844 par l'oblat François Allard, directeur des novices et confesseur des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Le terrain avait été donné, le 4 août 1842, aux Oblats par Émélie Chaboillez, épouse d'Olivier Berthelet. Les religieux louèrent l'emplacement à Henri Mongeau* en 1847; l'édifice fut alors considérablement modifié pour être habitable et y recevoir un magasin et un bureau de poste. Les travaux furent effectués par Jean-Louis Thibeault, maître menuisier de Longueuil; ils consistaient principalement à construire une allonge de 30 pieds à la maison, un nouveau hangar de 36 pieds par 26, à reculer la remise et l'allonger de 10 pieds et à reculer l'étable. Les Oblats vendirent la propriété, en 1851, à Elizabeth Isabelle Whiteford, l'épouse de Pierre Lespérance*. En 1865, Édouard Lespérance* acheta la propriété d'Elizabeth Whiteford, mais la revendit à Pierre Lespérance*, le 10 novembre 1868, trois jours avant son décès, au même prix, soit 2 800 $. Elizabeth Whiteford vendit cependant son épicerie et magasin de marchandises sèches, en 1868, à Alexandre Bouthillier*, tout en lui louant l'emplacement pendant trois ans. Son époux Pierre Lespérance* conserva cependant son bureau de poste. En 1873, la maison et autres bâtiments, à l'exception du hangar donnant sur la rue Saint-Charles, furent vendus à François-Bonaventure Viger*. Xyste Viger hérita de cette propriété et y fit construire une maison de brique de trois étages, à l'angle des rues Saint-Charles et Charlotte. Pierre Lespérance* mourut en 1885 et son épouse l'année suivante. En 1888, l'ancien hangar fut mis à l'enchère pour taxes non payées, et fut acquis par Albert Pancrace Lespérance. Il le vendit, le 8 mars 1890, à Étienne Benoit fils* qui le conserva jusqu'en 1907 alors que François Charron s'en porta acquéreur. La maison servit alors brièvement à l'Ordre des forestiers canadiens, puis fut vendue à Henri Hunault en 1911, et à Adolphe Trudeau fils* en 1913. En 1903, la propriété fut louée par la commission scolaire pour servir d'école. Il y eut même, à cette époque, une boulangerie à l'arrière du bâtiment. Plus récemment, la maison servit de local à la galerie d'art Georges Dor*, à un antiquaire et au commerce géré par l'actuel député du Bloc québécois, Nic Leblanc*.
Maison LespéranceMaison Marie-Lucille. Centre d'hébergement pour jeunes filles, de 12 à 18 ans, en difficulté. Fondé en 1984 par Adrienne Pilon, avec l'aide d'Antoinette Robidoux* et du pharmacien Yvon Berger. Le centre était situé sur la rue Brault, dans une résidence acquise des soeurs Notre-Dame-des-Missions. Un premier conseil d'administration provisoire fut formé en 1984:
président: Jean-Charles Ducharme;
vice-président: Yvon Berger;
trésorière: Micheline Couture Robidoux;
administrateurs: Albert Denommée, Adrienne Pilon, Antoinette Robidoux* et Joyce Valois.
De 1985 à 1988, le conseil d'administration était composé de:
présidente : Gisèle Verronneau;
vice-président : Yvon Berger;
trésorier : Albert Boyer;
administrateurs : Albert Denommée, Joseph Lamarre, Adrienne Pilon, Joyce Valois et Donat Verroneau*.
En 1992, il fusionna avec l'Envol, fondé en 1986, et qui s'adressait aux jeunes mères célibataires, de 15 à 25 ans, en difficulté. L'organisme est aujourd'hui dirigé par Suzanne Charest, alors que Gérald Savoie occupe la présidence du conseil d'administration.
Maison Millette (Antoine). Maison détruite en 1981. Les Millette s'installèrent sur une terre du chemin de Chambly en 1784. Ils étaient les ancêtres de Thomas et de Charles-Édouard Millette*. La maison ancestrale était située sur le terrain de stationnement de l'actuel centre commercial Désormeaux, tout près de la station Esso. L'ensemble du terrain fut vendu en 1955 mais son propriétaire, Antoine Millette, garda la maison. Malgré son décès, en 1974, sa famille conserva la maison jusqu'au mois de mai 1981 alors qu'elle tomba sous le pic des démolisseurs. Une épique bataille, menée par la famille, pour éviter que la maison ne fasse partie de l'emplacement commercial, connut l'échec.
Maison MilletteMaison Morin. Située au 180, rue de Normandie. Cette spacieuse maison de 18 pièces, de style Queen-Ann, construite en 1874, appartenait à l'ancien maire de Longueuil Louis-Édouard Morin*. Elle est fort originale sur le plan architectural dans l'environnement du Vieux-Longueuil avec son imposante tourelle et son abondante fenestration. Elle fut achetée en 1914, pour la somme de 19 000 $, par les Presentation Brothers, une communauté d'Irlandais catholiques. Une aile de trois étages, en brique, fut ajoutée en 1930, au coût de 50 000 $, pour y loger les novices. Cette propriété dispose également d'un beau jardin, d'un gymnase dans un bâtiment indépendant, et d'un garage en déclin d'aluminium datant du début des années 1980. Elle fut achetée, en 1995, par la congrégation des soeurs de Notre-Dame qui la baptisèrent la Maison de la prière.
Maison Morin
Maison Napper ou Trudeau-Napper. Maison de pierre située au 125, rue Saint-Charles Est. La maison de pierre, d'esprit français, a été construite vers 1787 par le forgeron François Trudeau. La partie principale du bâtiment a été détruite en 1921; il n'en reste que l'allonge. La maison fut acquise en 1948 par Harold Napper qui la rénova.
Maison NapperMaison Patenaude. Classée monument historique le 21 juin 1976 par le ministère des Affaires culturelles. Elle est située au 1510, rue Saint-Charles Ouest, entre le chemin Tiffin et la rue Bourget. Elle daterait de 1723. Pierre Patenaude* fut le premier propriétaire du terrain. Établi à Longueuil dès 1675, il prit possession de cette terre en 1695. La maison demeura dans la famille jusqu'à ce que Michel Patenaude* la vende, en 1875, à Louis Jetté. La maison fut ensuite vendue à F. Beigne (1910), Lasalle inc. (1924), Trust général du Canada (1933), madame Lionel Turcotte (1947), Jean Diorio (1954), Joseph Ralye (1971) et Billy Monasterion (1973) qui fit des rénovations majeures à la maison en respectant le plus possible ses traits d'origine.
Maison Préfontaine. Maison située au 200, rue du Bord-de-l'Eau Est et construite en 1818 pour Étienne Fournier dit Préfontaine.Elle servit d'auberge dans les années 1820 pour les voyageurs qui empruntaient le bateau-vapeur le Jérémie.
Maison Prendergast-Lavery. Maison actuelle du 45, rue Saint-Thomas. Vraisemblablement construite dans les années 1870, cette maison de bois, pierre et stucco épouse les formes du style mansarde du Second empire. À l'origine, la toiture était surmontée d'une terrasse faîtière ceinte d'une ballustrade.
La chaîne de titres est la suivante:
Année Propriétaire Montant Notaire 3 janvier 1855 Concession et 20 livres E. Pages # 847 27 mai 1858 25 louis E. Pages # 1732 12 mai 1868 Edmond Defoy 600 $ J. H. Jobin # 11983 2 novembre 1868 Alfred Amable Boudreau 700 $ Hector Mignault # 2593 9 juin 1871 James Biley 1 200 $ Hector Mignault # 3645 3 aoüt 1872 Samuel R. F. Dick 1 600 $ Hector Mignault # 4010 29 octobre 1879 Marie-Joseph Alfred Prendergast* 1 800 $ J. L. Coutlée # 3744 19 mars 1901 Avila Romuald Marsolais, médecin de Montréal 2 250 $ P.A. Beaudoin # 2410 13 octobre 1910 Amélia Benny, épouse de Jean Sallustre Lavery 3 000 $ Leclerc et Faribault # 1838 13 juin 1911 Décès d'Amélia Benny. Succession Lavery testament olographe 1910 25 avril 1933 transport de droits successifs Gérard Michaud # 2732 ? Charles Lasnier ? 22 mai 1944 Émilie Lasnier Lavery, épouse de Salluste Lavery (fils de Sallustre) ? J.S. Ubald Dupras Enregistrement 89115 19 mars 1961 Marcelle Lavery succession de sa mère Charles Munn. Déclaration de décès. 5 décembre 1978 Robert Hamelin 35 000$ Yves Larivée 1 septembre 1981 Gisèle Hamelin*, soeur de Robert Hamelin 50 000 $ Guy Berthiaume # 586357
Même si techniquement Marcelle Lavery hérita de cette maison, il fallait obtenir le consentement de tous les enfants d'Émilie Lasnier Lavery dont celui du juge Pierre Lavery qui occupa la maison jusqu'à sa vente en 1978.
Maison Marcel-Robidas. Maison construite au 250 Bord-de-l'Eau, en 1910, pour Thomas Munden Taylor, puis occupée par les Favreau et les Denault. Elle fut achetée par les pères du Sacré-Coeur qui la convertirent en monastère. Marcel Robidas, maire de Longueuil de 1966 à 1982, acquit l'emplacement en 1956 et y demeura de 1956 à 1984. L'immeuble a été transformé en condominiums.
Maison Rollin-Brais. Située sur le chemin de Chambly, à l'angle de la rue Saint-André, la maison eut les propriétaires suivants:
1778-1792 1792-1794 Joseph Lévesque 1794-1799 Étienne Guilhot 1799-1801 Louis Chaussé dit Comtois 1801-1814 1814-1839 1839-1840 succession Alexis Rollin* 1840-1886 1886-1907 Corinne Rollin Pigeon 1907-1912 Aimée Pigeon 1912-1940 1940-1973 Alice Gareau Brais 1973-
André Birtz Desmarteaux* changea considérablement l'intérieur de cette maison pour la transformer en boutique de forge. Il en fut de même pour les Rollin qui la transformèrent pour y aménager un commerce, dans le cas d'Alexis père, puis pour loger plus d'une famille, dans celui d'Alexis fils. Acquise par la Ville de Longueuil en 1973, suivant l'acte passé devant le notaire Roger Lamarre (et enregistré sous le numéro 388198), cette maison située sur le lot numéro 47 du Cadastre officiel du Village de Longueuil, fut rénovée selon plans de l'architecte Jacques Béique (au coût de 87 000 $) et officiellement inaugurée le 21 juin 1982.Le local fut occupé, jusqu'en 1994, par la Chambre de commerce de la Rive-Sud*. La Société d'histoire de Longueuil * occupa brièvement le second étage avant de déménager à la maison Lamarre 1.
Maison Rollin-BraisMaison Sainte-Rose. Foyer pour personnes âgées construit selon les plans de l'architecte Romeo J. Desjardins en 1977 et inauguré le 9 juin 1980. Ce centre est situé sur la rue Labonté, à l'emplacement de l'ancienne école Sainte-Rose.
Maison Trudeau-Hurteau. Maison située au 25, rue Saint-Antoine et construite vers 1810 par François Trudeau. Le maire Pierre-E. Hurteau l'habitait lorsqu'il fut maire de LOngueuil en 1886-1887.
Maison Vermette. Voir Dépanneur du faubourg.
Maisons familiales Par Amour. Organisme qui s'adresse aux enfants « ballottés », c'est-à-dire qui ne peuvent fonctionner à l'intérieur des familles d'accueil et qui ont d'importants problèmes scolaires, affectifs ou sociaux. L'organisme provincial a son siège social à Longueuil depuis le 17 janvier 1992. D'abord installé au 596, rue Saint-Jean, il se trouve aujourd'hui au 540, rue Bienville.Manoir Charles-Le Moyne. Résidence en pierres de 13,5 mètres par 7,5 construite en 1671 par Michel Dubuc et Jean Dubert, à l'angle de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly, à l'emplacement actuel de la Banque Laurentienne. Le bâtiment mesurait 45' X 25'. L'édifice fut démoli en 1831.
Manoir Dufresne ou Centre d'accueil Manoir Trinité. Magnifique maison, contruite en 1873, pour Rebecca Jane Hall. Eudoxie Hurteau, l'épouse d'Ovide Dufresne fils, maire de Longueuil de 1893 à 1895, l'acquit en 1886. La résidence victorienne du 15, rue Pratt servit à l'hôpital Métropolitain de 1938 à 1940. En 1950, les soeurs Trinitaires y fondèrent le Manoir Trinité. L'édifice fut vendu en 1974 au ministère des Affaires sociales et transformé en centre de jour deux ans plus tard. Il loge actuellement le siège social du regroupement des centres d'accueil de Longueuil.
Manoir Trinité. Voir Manoir Dufresne, Ovide Dufresne filset Centre d'hébergement et de soins de longue durée Le Manoir Trinité.
Manseau, Antoine (1788-1866). Curé de la paroisse de Saint-Antoine de 1834 à 1840. Vicaire à Sainte-Anne de la Pocatière en 1814; missionnaire en Acadie, notamment à Tracadie et Chétican; curé de Soulanges de 1817 à 1827, de Contrecoeur de 1827 à 1834. Il fut nommé, en 1840, chanoine du chapitre de Montréal puis fut curé de Joliette de 1842 à sa retraite en 1864. Il est décédé à l'Hospice Saint-Joseph et fut enterré à Joliette.
Fils d'Antoine Manseau et de Marie Côté.
Marceau, Louis. Il refusa la charge de conseiller du Village de Longueuil en 1850, mais accepta cette fonction du 4 mars 1861 à 1862, en remplacement de Joseph-Flavien Béïque.
Fils de Louis Marceau et d'Appoline Girard. Époux d'Edesse Trudeau (1843).
Marchand, Jérémie (1809-1870). Maître chantre pendant 28 ans. Tanneur et charpentier, il résidait rue Saint-Alexandre en 1844, mais acheta de Charles William Grant* un terrain, sans bâtiment, de 70 pieds par 133, du côté ouest de la rue Grant, le 23 novembre 1843, et un autre de dimensions identiques sur la rue Saint-Alexandre Est, l'année suivante.
Époux de Cléophée Beaufort dite Brunel.Marchand, Joseph-Urbain (1835-1876). Photographe, professeur de musique et opérateur de la Montreal Telegraph. Il opérait son commerce à l'actuel 125, rue Saint-Charles Ouest.
Époux de Philomène Achim.
Marchand, Louis-Aimé (1845-?). Secrétaire-trésorier du Village de Longueuil, de 1869 à 1874. Notaire et agent de la compagnie d'assurance « La Citoyenne », son bureau était situé rue Saint-Charles, à l'angle sud-ouest de la rue Grant, devant l'édifice de l'hospice Saint-Antoine.
Fils de Jérémie Marchand* et de Cléophée Beaufort dite Brunel. Époux de Rose-de-Lima Piché (1868).
Marchand, Narcisse. Professeur de musique, organiste, régistrateur de la circonscription de Chambly, il fut le premier éditeur d'un répertoire d'adresses de la Ville et de la paroisse de Longueuil qu'il publia pour la première fois en 1873. Son bureau était situé rue Saint-Charles, entre la maison Chaboillez et la rue Grant.
Fils de Jérémie Marchand et de Cléophée Beaufort dite Brunel. Époux d'Agnès Roussin (1872).Marché Bouchard. Commerce situé au 135, rue Guilbault, à l'angle de la rue Longueuil. Le commerce fut fondé en 1929 par Onézime Bouchard. Au milieu des années 1950, le commerce fut vendu à Armand Guay, le gendre de M. Bouchard. En 1985, Raymond Farger, originaire de la région d'Ardèche, en France, acheta le commerce, mais non l'édifice, qu'il renomma le Vivarais. En 1995, le commerce ferma ses portes.
Marché public. Un marché public de 45 pieds de longueur par 18 de largeur fut construit en 1853 par Charles Deniger, sur la rue Saint-Laurent, dans ce qui deviendra le carré Isidore-Hurteau, à l'angle de la rue Grant. À l'autre extrémité, à l'angle des rues Grant et Guillaume, il y avait un enclos public. En 1860, le Conseil municipal acquiert du baron de Longueuil, pour la somme de 300 $, un terrain à l'angle sud-est des rues Saint-Charles et Saint-Jean pour y déménager le marché public, situé au carré Isidore-Hurteau. L'année suivante la bâtisse du marché fut déménagée sur ce nouveau site. Devenu trop petit, le marché fut démoli en 1869. Augustin Aubertin et Octave Delage dit Lavigueur construisirent alors un nouveau marché à cet emplacement. L'édifice avait 64 pieds de front par 38 de profondeur et disposait d'une allonge, à l'arrière du bâtiment en brique, de 20 pieds carrés et de 24 pieds de hauteur. Le marché occupait le rez-de-chaussée et l'étage était utilisé comme salle de réunion par le conseil municipal qui, depuis 1863, tenait surtout ses scéances dans la résidence du notaire et secrétaire-trésorier Isidore Hurteau*. Insatisfait des nouvelles installations, il décide de tenir très brièvement ses scéances dans la maison Marie-Rose-Durocher, à l'angle de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly, jusqu'à ce que les améliorations requises soient terminées.
Marché public
Les premières mentions des Marcil (Marsil, Marcile, Marcille, Mercille), dans la seigneurie de Longueuil, remontent à Charles Marsil (1678-1757), fils d'André Marcil dit l'Espagnol (1642-1725). Époux de Romaine Gervais. La famille résidait déjà dans la seigneurie de Longueuil lorsqu'elle fit l'acquisition, en 1701, d'une terre de Geneviève Letendre. Charles Marsil obtint une concession sur la côte Saint-Charles (Saint-Lambert), en 1710.
Marcil, Alexis (1794-1875). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1845 à 1846, et marguillier de cette paroisse de 1852 à 1854. Un tirage au sort le força à laisser son poste de conseiller en 1846. Cultivateur, il acheta en 1826 la maison qui devint le Musée Marsil, à Saint-Lambert. Cette terre appartenait, depuis 1707, à la famille Marie dit Sainte-Marie. Elle fut cependant la propriété des Marcil de 1826 jusqu'à son acquisition par la Ville de Saint-Lambert en 1935. La richesse d'Alexis Marcil était impressionnante: dans le seul secteur de Saint-Lambert, il possédait plus de 450 arpents de terre.
Natif de Longueuil; fils d'André Marcil et de Geneviève Dubuc. Époux d'Élisabeth Vincelette (1819) et, en secondes noces, de Charlotte Comtois (1862). Son fils Alexis (1820-1892) fut notaire.
Marcil, Alphonse (1816-1886). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1870 à 1872 et de 1882 à 1885, et marguillier de cette paroisse de 1877 à 1880. Membre du comité exécutif de la Société Saint-Jean-Baptiste, section de Longueuil. Cultivateur, il résidait dans le secteur du Coteau-Rouge, sur les lots 137 et 138, d'une superficie totale d'environ 163 arpents.
Fils de Michel Marcil et de Désanges Page dite St-Antoine. Époux d'Émilie Tremblay (1861).
Marcil, Antoine (1824-1878). Conseiller municipal de Longueuil de 1874 à 1876, dans le quartier ouest. Menuisier, il résidait rue Longueuil, derrière l'église St. Mark.
Fils de Jacques Marcil et de Charlotte Daigneau. Époux de Virginie Trudeau (1852).
Marcil, Elzéard (1857-1935). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1903 à 1909. Estimateur de cette municipalité, inspecteur de voirie pour son quartier, il fut commissaire scolaire de 1900 à 1902 et marguillier de 1916 à 1919. Cultivateur dans le secteur du fief Du Tremblay, il occupait les lots 38 et 43.
Fils de Paul-Hypolyte Marcil* et d'Henriette Benoit dite Livernois. Époux de Marie Mercille (1885).
Marcil, Gérald. Conseiller municipal du quartier de Saint-Pierre-Apôtre du 12 juillet 1987 au 4 novembre 1990, il fut l'organisateur en chef de Roger Ferland*, alors que celui-ci était conseiller municipal. Il fut président de Sogerive de décembre 1994 à juin 1995.
Marcil, Paul-Hypolyte (1807-1886). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1862 à 1866. Il était propriétaire du lot 203, de 84 arpents, et du lot 221, de 91 arpents, dans le secteur de la Grande Ligne.
Fils de Pierre Marcil et de Marie-Amable Gélineau. Époux d'Henriette Benoit dite Livernois (1836).
Marcil, Jacques (1793-1868). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1845 à 1847, et marguillier de cette paroisse de 1833 à 1835. Il était propriétaire d'une terre de 3 arpents de front par 38 arpents de profondeur, achetée en 1850, située du côté est du chemin de Chambly, dans le secteur de Saint-Hubert, voisine de celle d'Étienne Adam dit Laramée.
Natif de Longueuil; fils d'André Marcil et de Geneviève Dubuc. Époux de Charlotte Daigneau (1816).
Marcil, Louis. Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1870 à 1872. Estimateur pour cette municipalité, il était propriétaire des lots 239, de 94 arpents, et 245, de 40 arpents, dans le secteur du Petit Saint-Charles.
Marcil, Pascal (1829-?). Conseiller municipal du Village de Longueuil du 5 novembre 1860 à 1862. Marchand.
Fils de Charles Marcil et de Marie-Croix Benoit. Époux d'Avelina Achim (1853), fille du sculpteur André Achim.
Marcil, Paul. Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1866 à 1868.
Marcil, Roland (1915- ). Il fit ses études au Collège de Montréal et au Collège Sainte-Marie, puis s'inscrivit à la faculté de médecine de l'Université de Montréal. Reçu médecin en 1943, il entra immédiatement au service de l'armée. Une fois son service terminé, en 1946, il ouvrit, avec le docteur Arthur Tardif*, la première clinique de la Rive-Sud, rue Sainte-Hélène, à Montréal-Sud.
Les premières mentions des Marien, à Longueuil, remontent au décès de Marie-Louise Marien, fille de Toussaint Marien et de Thaïs Sénécal, en 1878.
Marien, Jean ( -1991). Conseiller municipal de Longueuil de 1957 à 1959.
Marie-Victorin (circonscription électorale provinciale). Une des deux circonscriptions électorales du territoire de Longueuil représentées à l'Assemblée nationale du Québec. Ses limites comprennent le territoire situé à l'ouest du chemin de Chambly, entre le fleuve Saint-Laurent et le boulevard Jacques-Cartier, suivant ce boulevard jusqu'aux limites des villes de Saint-Hubert et de LeMoyne, de là le boulevard Curé-Poirier jusqu'à la rue Saint-Hélène, cette rue jusqu'au boulevard Desaulniers, ce boulevard jusqu'à la rue Joliette, celle-ci jusqu'au fleuve Saint-Laurent. Cette circonscription fut représentée par:1981-1984 Pierre Marois* (Parti québécois)
1984-1985 Guy Pratt* (Parti libéral du Québec)
1985- Cécile Vermette* (Parti québécois)Marina Ville-Marie. Club nautique établi sur un petit basin à l'est du Club nautique de Longueuil. Fondé par Pau McGarr, qui possède un commerce de produits nautiques, établi depuis fort longtemps sur la rue Saint-Laurent. La Ville de Longueuil acquit, en 1989, au coût de près de 862 066 $, les droits de location au Port de Montréal.
Marigot (pointe du). Territoire couvrant 175 000 mètres carrés, situé sur la rive qui fait face à la Pratt & Whitney et à l'édifice de l'ancienne Fairchild Aircraft, puis Weston. On considère cet endroit comme étant d'intérêt écologique; il acueille d'ailleurs un centre d'interprétation de la nature.
Marigot (Société historique du). Voir Société historique du Marigot.
Maristes (société de Marie). Communauté religieuse fondée par Jean-Claude Colin, en 1816, à Lyon, en France. La communauté fut approuvée en 1836. Les pères s'établirent d'abord à Sillery en 1929 et arrivèrent dans le diocèse de Saint-Jean-Longueuil en 1982. Ils travaillent surtout au Centre hospitalier Pierre-Boucher et au Centre d'accueil Mgr-Coderre.
Les premières mentions des Marois, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage de Benoni Marois et de Françoise Demers dite Chedville, en 1820.
Marois, Pauline (1949- ). Députée à l'Assemblée nationale du Québec de la circonscription de La Peltrie de 1981 à 1985 et de Taillon depuis 1989. Native de Québec, elle fit ses études au Collège Jésus-Marie, obtint son baccalauréat en service social de l'université Laval en 1971, et son M.B.A. de l'École des hautes études commerciales en 1976. Elle fut ministre d'État à la Condition féminine en 1981 et ministre déléguée à la Condition féminine de 1982 à 1983, de la Main d'oeuvre et de la Sécurité du revenu de 1983 à 1985. En 1985, elle se classa en seconde position, derrière Pierre-Marc Johnson, dans la course à la chefferie du Parti québécois. Quelques mois plus tard, elle subit la défaite électorale dans la circonscription de La Peltrie et devint alors consultante pour la Société Elizabeth-Fry, organisme d'aide aux femmes aux prises avec des problèmes de justice, et enseigna à l'Université du Québec. En 1988, elle devint présidente de l'exécutif national du Parti québécois et se fit élire dans la circonscription de Taillon le 25 septembre 1989. Réélue dans Taillon à l'élection du 12 septembre 1994, elle fut nommée ministre déléguée à l'Administration et à la Fonction publique, présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de la Famille et, en novembre 1995, ministre des Finances. Avant son élection à l'Assemblée nationale du Québec, elle fut directrice du C.L.S.C. de l'Île-de-Hull de 1973 à 1974, attachée de presse du ministre des Finances, Jacques Parizeau, en 1978-1979, et directrice, en 1979, du cabinet de la ministre d'État à la Condition féminine, Lise Payette.
En 2002, elle était :
Vice-première ministre
Ministre des Finances, de l'Économie et de la Recherche
Ministre responsable de la région de la Montérégie
Ministre responsable du dossier de l'Économie sociale
Présidente du Comité ministériel de l'emploi, du développement économique et de la recherche
Vice-présidente du Comité des priorités
Membre du Comité ministériel des affaires régionales et territoriales
Membre du Comité ministériel de la région de Montréal
Membre du Comité ministériel de l'éducation et de la culture
Membre du Comité ministériel spécial pour la région Gaspésie ? Îles-de-la-Madeleine
Membre du Comité ministériel à la jeunesse
Elle est mariée et mère de quatre enfants.
Fille de Grégoire Marois et de Marie-Paule Gingras.
Pauline MaroisRésultat des élections provinciales
Élection Candidat Parti Votes 25 septembre 1989 Pauline Marois Parti québécois 18 983 Rodrigue Dubé Parti libéral du Québec 12 562 26 septembre 1994 Pauline Marois Parti québécois 23 315 Philippe Angers Parti libéral du Québec 13 321 30 novembre 1998 Pauline Marois Parti québécois 21 154 Nicole Bourget Parti libéral du Québec 12 372
Marois, Pierre (1940- ). Député à l'Assemblée nationale du Québec de la circonscription de Laporte de 1976 à 1981, et de Marie-Victorin de 1981 à 1983. Ministre d'État au Développement social de 1977 à 1980 puis ministre du Travail et de la Main-d'oeuvre. Natif de Montréal, il fit ses études au Collège Sainte-Marie, puis son droit à l'Université de Montréal et à l'Université Laval. Il entreprit par la suite une scolarité de doctorat à Paris, en sciences économiques et sociales. Reçu avocat en 1968. Gérant et conseiller juridique de l'Association coopérative d'économie familiale de 1967 à 1975. Considéré, à ses débuts, comme le dauphin de René Lévesque, il prit tout le monde par surprise en démissionnant, le 27 novembre 1983, et en retournant à la pratique du droit du travail.
Fils de Joseph-Arthur Marois et d'Yvette Bernard.
Date Candidat Parti Votes 29 avril 1970 Pierre Laporte Parti libéral du Québec 25 641 Pierre Marois Parti québécois 14 368 février 1971 Jean Cournoyer Parti libéral du Québec 22 644 Pierre Marois Parti québécois 11 452 Patry Ralliement créditiste 668 Dougherty Indépendant 267 Desjardins Indépendant (P.Q.) 19 Poulin CSU 17 Longtin Parti républicain 7 29 octobre 1973 André Deom Parti libéral du Québec 17427 Pierre Marois Parti québécois 17055 Marcel Théoret Parti créditiste 1846 Marcel L'Écuyer Union nationale 641 15 novembre 1976 Pierre Marois Parti québécois 25542 Jean-Jacques-Lemieux Parti libéral du Québec 16530 avril 1981 Pierre Marois Parti québécois 19535 Lise Vachon-Marcotte Parti libéral du Québec 9 189 Roland Grandmaison Union nationale 606 Alain Saulniers Parti communiste ouvrier 113 Michelle D. Ginchereau Marxiste-Léniniste 96 Joseph Ranger Crédit social uni 74Martin, Wilfrid (1907-). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1944 à 1947 et de la Ville de Jacques-Cartier, de 1947 à 1949, dans le secteur de Saint-Josaphat, partie de la nouvelle Ville de LeMoyne en 1949. Il fut ensuite conseiller de la Ville de LeMoyne jusqu'en 1950. Forgeron, il était propriétaire des lots 152-47 et 152-48, au 430, rue Saint-Pierre.
Époux de Béatrice Ally, née en 1908.
Wilfrid MartinMastrojoseph, Antonio (1900-1982). Originaire du sud de l'Italie, il arriva au Québec en 1924. À Longueuil, il avait des serres à l'emplacement de l'actuel Chalet suisse, sur le chemin de Chambly, à proximité du Collège Édouard-Montpetit. Il vendait des figues, des salades, des concombres, des piments et des fleurs.
Époux de Rosina Stinziani.
Les premières mentions des Matte, à Longueuil, remontent à l'union d'Alexandre Matte et d'Hélène Fervis, vers 1859.
Matte, Ulric (1873-1946). Conseiller municipal de Longueuil de 1917 à 1921. Il résidait à l'emplacement de l'actuel 131, rue Saint-Charles Ouest, entre les rues Grant et Saint-Alexandre.
Époux d'Anna Galarneau.
Ulric MatteMaugue, Claude. Notaire de 1677 à 1696, ayant rédigé une cinquantaine d'Actes notariés concernant les habitants de Longueuil. En cliquant sur l'hyperlien maugue.pdf vous avez accès directement à son répertoire si vous avez installé la "plug-in" PDF viewer ou vous pouvez consulter le fichier avec Acrobat reader, logiciel gratuit disponible auprès de la compagnie Adobe.
Mazurka. Groupe folklorique fondé à Jacques-Cartier en 1966 par Pierre Bilodeau.
McClure, Frederic James (1868-1946). Né à Glascow, en Écosse, il arriva au Canada en 1870. Il fut conseiller municipal de Longueuil de 1919 à 1921, président de la Chambre de commerce de la Rive-Sud (South Shore Board of Trade) en 1915, président des commissaires de la Model School de 1914 à 1925 (il continua cependant à siéger comme commissaire jusqu'en 1929). Il résidait dans une propriété de la rue Grant, du côté ouest, près du fleuve, achetée par William Henry McClure en 1872 et qu'il revendit le 29 septembre 1933 à Alonzo Cinq-Mars, père de l'architecte Marc Cinq-Mars*. Commodore du Longueuil Boating Club de 1903 à 1905.
Époux de Mariam Innis. Père de Helen, Francis, Mariam. Anglican.
Frederic James McClureMcElheran, Duncan. G. (1878-?.) Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1907 à 1908. Tailleur de chemises, il résidait boulevard La Fayette, sur le lot 159-171.
Les premières mentions des McKay, à Longueuil, remontent au mariage de Guillaume McKay et de Marie Blin, en 1841.
McKay, Alex. Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1913 à 1916. Né à Saint-Lambert, mais d'origine écossaise. Ingénieur et manufacturier de chaudrons, il résidait boulevard La Fayette, sur les lots 159-7 et 159-8.
McKay, Narcisse (1889-1936). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil du 9 janvier 1924 au 27 avril 1925. Tailleur, il était propriétaire des lots 143-571 à 143-573, dans le secteur du Coteau-Rouge.
Fils de Narcisse McKay et d'Arthémise Durand. Époux de Marie-Louise Pilon.
Les premières mentions des McQuaid, à Longueuil, remontent à la naissance de Jacques MacQuaid, en 1816. Il était le fils de Michael MacQuaid et de Sara Hughett.
McQuaid, David (1876-1940). Maire de Montréal-Sud de 1924 à 1932. Il résidait au 32, rue Cartier.
Les premières mentions des Mercier, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage de Louis Mercier et de Marie-Anne Roy, en 1729.
Mercier, Florence (1942- ). Conseillère municipale de 1982 à 1990. Elle fut la première femme à occuper la mairie de Longueuil par intérim, d'avril à mai 1987, entre la démission de Jacques Finet* et l'élection de Roger Ferland*. Elle résida au 841, Terrasse Decelles.
Épouse de Jean-Pierre Mercier.
Florence MercierMercille. Voir également Marcil.
Mercille, Gilles. Président du Groupe Mercille inc., il est le promoteur d'édifices reconnus pour leur qualité:
«Le Domaine d'Auvergne», édifice de 108 appartements, construit en 1969-1970 selon les plans de l'architecte D. H. Gorman;
«Le Neuville Nord», édifice de 262 appartements, construit en 1970-1971 selon les plans des architectes Larose, Laliberté et Petrucci;
«Le Roussillon», édifice de 113 appartements, construit en 1971-1972, selon les plans des architectes Gorman et Blodd;
«Le Neuville Sud», édifice de 283 appartements, construit en 1972-1973 selon les plans des architectes Gorman et Blodd;
«Le Dassigny», édifice de 20 étages, de 341 appartements, construit en 1974-1976 selon les plans des architectes Blood & Houghton; dministré par la firme Cerec.
«Terrasse de Sérigny», édifice de 124 appartements, construit en 1976-1977 selon les plans des architectes Larose, Laliberté et Petrucci et aménagé par le designer Tesso Varvaricos;
les condominiums «Le Pélican», édifice de 23 unités de logements en copropriété, construit en 1982-1983 selon les plans de l'architecte Georges Marois et aménagé par les designers François Décarie et Louise Mercille;
les «Jardins Le Pélican», édifice de 36 unités de logements en copropriété, construit en 1984-1985 selon les plans de l'architecte André Bessette et aménagé par le designer François Décarie;
le «Complexe Saint-Charles», édifice offrant 292 338 pieds carrés d'espace à bureaux, construit en 1986-1989, selon les plans des architectes Webb, Zerafa, Menkes et Housden et aménagé par Louise Mercille, designer.
Le complexe Saint-CharlesMercille, Joseph-H. Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil du 1er avril 1912 au 30 janvier 1916, et marguillier de cette paroisse de 1917 à 1920. Il était propriétaire du lot 107, au sud-est du chemin de Chambly.
Les premières mentions des Mercure, à Longueuil, remontent au décès d'Irène Mercure, fille de Joseph Mercure et de Marie-Anna Thibodeau, en 1919.
Mercure, Jean. Directeur, dans les années 1960 et 1970, de la Banque d'épargne de la cité et du district de Montréal, aujourd'hui la Banque Laurentienne, sur la rue Saint-Charles, à l'angle du chemin de Chambly.
Les premières mentions des Messier, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au décès de François-Baptiste Messier, en 1759.
Messier, Éliane. Voir Julien-Messier, Éliane.
Messier, Louis (1818-1886). Conseiller du Village de Longueuil de 1862 à 1864. Cordonnier, il était établi sur le chemin de Chambly, en face du Collège de Longueuil.
Époux d'Émilie Céré.
Métro (Station de Longueuil). La station de la ligne 4 fut mise en service le 31 mars 1967 et fut Inaugurée officiellement le 3 avril suivant. La station, de 27 000 pieds carrés, coûta 900 000 $. Deux murales en béton texturé servent d'éléments décotatifs; leur conseption architecturale est imputable à Jean Dumontier. La station fut construite par Vermont Construction. Le contrat pour les ingénieurs en structure furent confiés à E. Stefanescu et A. Samikian. Il est indéniable que la construction de cette ligne de métro a été motivée par la tenue de l'Exposition universelle de 1967 sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame.
En 1972, on lui ajouta un deuxième étage construit par J.R. Robillard, selon les plans de l'arhitecte Marc Cinq-Mars, au coût de 1 300 000 $. La Ville défraya aussi, en 1973, le coût de la passerelle, 177 000 $, qui relie le second étage à l'immeuble Port-de-Mer. Cette passerelle fut construite selon les plans de l'architecte Jean Grondin.
Les premières mentions des Meunier, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage de Pierre Meunier dit Lafleur et de Françoise Patenaude, en 1796.
Meunier, Amédée (1842-1894). Conseiller municipal de Longueuil du 28 mai 1881 au 1er février 1882. Forgeron, il fabriquait des voitures dans un atelier situé derrière sa maison, du côté est du chemin de Chambly, à mi-distance entre la rue Guillaume et l'ancienne voie ferrée.
Époux de Marie Brais.
Meunier, Robert. Conseiller municipal de Jacques-Cartier, de 1960 à 1963, dans le secteur du Sacré-Coeur.
Les premières mentions des Mignault, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à l'union de Jean-Baptiste Mignault et de Marie-Amable Jacques, vers 1830.
Mignault, Hector (1832-1877). Notaire à Longueuil de 1869 à 1877, il fut propriétaire de la Fonderie canadienne de Longueuil, à l'angle des rues Sainte-Élisabeth et Grant. Secrétaire-trésorier de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil en 1874, en remplacement du notaire Napoléon Mignault. Il décéda en 1877 et fut remplacé à ce poste, de janvier 1877 jusqu'au 3 avril 1877, par Napoléon Mignault.
Époux de Joséphine Wood.
Mignault, Napoléon (1833-1877). Conseiller du Village de Longueuil en janvier 1872. Notaire de Longueuil de 1869 à 1877. Secrétaire-trésorier de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1869 à 1874. Régistrateur du bureau d'enregistrement. Secrétaire-trésorier de la municipalité de Saint-Lambert. Agent d'immeubles. Président du Club de billard Montarville. Il était propriétaire de l'édifice sis au 30-32, chemin de Chambly.
Fils de Basile Mignault et de Rachèle McCutcheon. Époux d'Aglaé Benoit (1859).
Migneault, Roland. Conseiller municipal de Jacques-Cartier, en 1957, dans le secteur du Sacré-Coeur.
Les premières mentions des Millette, (aussi Milette ou Millet), dans la seigneurie de Longueuil, remontent à la présence de Joseph Millet (I), en 1784. Il acheta alors la terre située sur l'emplacement de l'actuel centre commercial Des Ormeaux, sur le chemin de Chambly. Il céda cette terre en 1797 à son fils Maurice qui la transmit à son frère Joseph (II), en 1802. Celui-ci légua, en 1817, la propriété à ses deux fils Joseph (III) et Pierre, alors d'âge mineur. Joseph (III) racheta les parts de son frère Pierre en 1820. Son épouse, Archange Charron, devenue veuve, céda sa terre à Antoine (1825-1887), époux de Cécile Céré (1845) et à François (1827-1901), époux de Julie Préfontaine (1848). La famille de François acquit les droits de la succession de cette propriété et la céda à ses fils jumeaux François (II) (1848-1930), époux d'Amanda Bachand (1899), et Charles (1848-1933), célibataire, qui demeurait avec sa mère Julie Préfontaine. François (II) résidait sur une terre directement en face de la terre paternelle, donc, du côté ouest du chemin de Chambly. Au décès de Charles, en 1933, Antoine, époux d'Armande Gosselin et fils de François (II), acquit la résidence paternelle. Malgré une longue et difficile bataille avec la Ville de Longueuil, la famille d'Antoine ne put faire modifier le zonage commercial de l'emplacement de la propriété et la maison fut démolie en 1981.
Milette, Jacques (1935- ). Conseiller municipal depuis 1986, dans le district de Bellerive. Membre du comité exécutif de Longueuil depuis 1994. Il quitta temporairement, en 1993, le Parti municipal de Longueuil. Employé d'Hydro-Québec depuis 1955.Il résida au 781, rue Le Caron.
Époux de Claudette Pothier.
Jacques MilletteMilice. La seigneurie de Longueuil, le Mouillepieds et le fief Du Tremblay possédaient leur petite armée. À leur tête, le capitaine jouait un rôle important. Non seulement s'occupait-il de l'entraînement de ses troupes, mais il était le plus haut fonctionnaire du village. Parmi ces capitaines, sous le régime français, figuraient:
Louis Mesnard dit Lafontaine, vers 1706, au fief Du Tremblay
Bertrand Viau* dit Lespérance vers 1710-1740;
Michel Dubuc* vers 1740-1750;
Toussaint Truteau*, au Mouillepieds vers 1730-1740;
Joseph Benoit, vers 1740-1746
Marin Supernant dit Lafontaine vers 1750;
François Lanctôt* vers 1740-1750, au fief du Tremblay;
François-Pierre Cherrier* vers 1750-1760;
François Boutheillier vers 1760.
Millette, Alexandre (1871-1942). Conseiller municipal de Longueuil de 1900 à 1906, dans le quartier ouest. Gérant de la compagnie d'assurance Canada Accident, il demeurait rue Longueuil.
Fils de François Millette et de Julie Préfontaine. Époux d'Orisse Patenaude (1889).
Alexandre MilletteMillette, Antoine (1825-1887). Commissaire d'école de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1862 à 1865, et conseiller municipal de cette paroisse de 1878 à 1880. Il était propriétaire du lot 99, de 63 arpents, voisin de l'école Saint-Isidore, et du lot 127, de 66 arpents.
Fils de Joseph Millette et d'Archange Charron. Époux de Cécile Céré (1845). Un de leurs fils entra en communauté chez les frères des Écoles chrétiennes en 1877, sous le nom de frère Severinus Hector.
Millette, Charles-Édouard (1899-1986). Il fit ses études au Collège de Longueuil et au Collège de Montréal. Il travailla pour son père Thomas, à partir de 1920, et lui acheta la quincaillerie en 1941. Membre de la Chambre de commerce de Longueuil. Chevalier de Colomb. Membre de l'Association des marchands détaillants du Québec. Commandeur de la section de Longueuil de l'Ordre de Jacques-Cartier (« La Patente »). Président-fondateur de la Société d'histoire de Longueuil jusqu'en 1975. À la suite d'une querelle interne au sein de cet organisme, il mit sur pied, en 1978, la Société historique du Marigot dont il fut le président-fondateur. Vice-président de la Caisse populaire de Longueuil de 1944 à 1976, il résidait rue Saint-Laurent, à l'angle de la rue Saint-Alexandre, dans une maison dotée d'une toiture à mansarde, construite en 1872 pour M. Marcoux.
Fils de Thomas Millette* et d'Esther Deniger. Époux de Jeanne Langis (1923), fille d'Hector Langis et de Marie Gagnon.
Millette, François (1848-1930). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1904 à 1907. Il était propriétaire du lot 98, de 63 arpents, sur le chemin de Chambly, à l'emplacement de l'actuel centre commercial Désormeaux.
Fils de François Millette et de Julie Fournier dite Préfontaine. Époux d'Amanda Bachand (1899).
Millette, Pierre (1855-1944). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1885 à 1891. Il était propriétaire des lots 45 et 46, dans le secteur du fief Du Tremblay.
Fils de François Millette* et de Julie Fournier dite Préfontaine. Époux de Marie Bourdon et, en secondes noces, d'Émélie Dubuc (1886).
Millette, Thomas (1865-1946). Conseiller municipal de Longueuil de 1906 à 1908, dans le quartier centre. Un des commerçants les plus stables de l'histoire du Vieux-Longueuil. Après avoir été épicier, il fonda, en 1909, une quincaillerie sur la rue Saint-Charles Ouest, à l'emplacement de l'actuelle Banque canadienne impériale de commerce. On y trouvait aussi du bois, du charbon, de l'huile à chauffage et de l'essence. La quincaillerie fut ensuite prise en charge par son fils Charles-Édouard, mais un incendie, le 14 octobre 1960, la ravagea, mettant ainsi fin à l'entreprise qui employait alors 25 personnes, contre seulement deux en 1941. Il était propriétaire des lots 95 et 96, sur le chemin de Chambly, et d'une partie du lot 138, au Coteau-Rouge.
Fils de François Millette* et de Julie Fournier dite Préfontaine. Époux d'Amélie Mercille (1887) et, en secondes noces, d'Esther Deniger (1897).
Thomas Millette
Les premières mentions des Milot, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à l'union de Jacques Millo dit Pronteas à Catherine St-Michel, vers 1757.
Milot, Georges (1934- ). Directeur du Centre diocésain de 1980 à 1997 et vicaire épiscopal pour la région pastorale de Longueuil depuis 1988. Directeur du département de ressources humaines, au Centre diocésain, en 1997. Il fit ses études classiques au Séminaire de Saint-Jean et entra au Grand Séminaire de Montréal en 1954. Il fut ordonné prêtre le 31 mai 1958. Il fut aumônier des terrains de jeux dans Cité de Jacques-Cartier en 1957-1958. Il enseigna ensuite une année au Séminaire de Saint-Jean et devint, en 1959-1960, vice-chancelier du diocèse de Saint-Jean. De 1960 à 1963, il fut aumônier diocésain. De 1963 à 1967, il fit un retour aux études et obtint, en 1965, une maîtrise en pastorale catéchétique de l'Institut catholique de Paris et, en 1968, un doctorat en sciences sociales de l'Institut catholique de Paris. Après avoir été, entre 1967 et 1970, secrétaire général-adjoint au diocèse, il fut entre 1970 et 1980, directeur de l'Office des paroisses et conseiller pastoral au bureau des laïcs du diocèse. De 1970 à 1985, il enseigna à demi-temps à la faculté de théologie de l'Université de Montréal et il fut, de 1980 à 1988, secrétaire général du diocèse.
Né à Saint-Jean-sur-Richelieu. Fils de Bernard Milot et d'Anita Ponton.
Georges Milot
Les premières mentions des Monette, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage de Nicolas Monet-Boismenu et de Jeanne Viau, en 1708.
Monette, Jean-Guy (1931- .) Né à Saint-Jean-sur-Richelieu, il fit ses études classiques au Séminaire de Saint-Jean de 1943 à 1952, et ses études théologiques au Grand Séminaire de Montréal de 1952 à 1956. Il fut professeur de géographie et de religion au Séminaire de Saint-Jean de 1956 à 1963 et coordonnateur et animateur spirituel des terrains de jeux de la ville de Jacques-Cartier de 1957 à 1960. Il fut ensuite vicaire à Saint-Georges, à Longueuil, de 1963 à 1966, vicaire à Saint-Lambert de 1966 à 1971, curé de Notre-Dame-de-Grâces, à Longueuil, de 1971 à 1977, curé de Saint-Thomas de Villeneuve, à Saint-Hubert, de 1977 à 1987, et curé de Saint-Jean-Vianney, à Longueuil, depuis 1987.
Les premières mentions des Mongeau, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à la naissance de Benjamin Monjeau en 1780.
Mongeau, Henri (1802-1870). Conseiller du Village de Longueuil du 13 avril au 5 novembre 1860, commissaire d'école de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1851 à 1854 et de la Ville de Longueuil de 1856 à 1859. Maître tanneur, son atelier était situé dans un hangar, sur le terrain de l'actuel couvent des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, sur la rue Saint-Charles Est. Il résidait cependant rue Saint-Charles, à l'angle nord-est de la rue Saint-Alexandre. Il participa à la mobilisation des Patriotes en 1837, lors de l'attaque dirigée par Bonaventure Viger*, sur le chemin de Chambly.
Fils de Jean Mongeau et de Marguerite Lavigne. Époux de Sophie Daigneau (1825).
Mongeau, Henri (1870-1929). Conseiller municipal de Longueuil de 1912 à 1917 et de 1919 à 1921. Gérant de la Commission des liqueurs, aujourd'hui la Société des alcools, il résidait à l'emplacement actuel du 150, rue Guilbault.
Époux de Marie-Eulalie Savard.
Mongeau, Marcel (1907-1965). Conseiller municipal de Longueuil de 1958 à 1963. Il ouvrit une épicerie en 1936, le Marché Mongeau, qu'il vendit à la compagnie Thrift, au mois de janvier 1953. Il fut aussi entrepreneur en construction. Il fut président de la Chambre de commerce de la Cité de Longueuil, président des Oeuvres de charité en 1950 et président du Pavillon de l'enfance à Jacques-Cartier. Il résidait rue Saint-Jacques, au nord de la rue Saint-Charles.
Fils d'Henri Mongeau* et de Marie-Eulalie Savard. Époux d'Albina-Adelina Comtois (1931).
Marcel MongeauMontée de la côte noire. Nom d'un chemin, surtout utilisé dans les actes notariés de la première moitié du 19e siècle, correspondant à l'actuel chemin Tiffin.
Montérégie. Région administrative constituée officiellement en 1985 par le gouvernement du Québec. L'appellation, choisie par les fonctionnaires, tire son origine des collines qui, telles le Mont-Royal (Mons Regius), s'élèvent sur la plaine. Son territoire s'étend de Sorel à la frontière canado-américaine et du Saint-Laurent à l'Estrie, tout en englobant le secteur de Vaudreuil-Soulanges. Le découpage n'a donc aucune racine historique ni économique puisque les principaux secteurs d'activité des municipalités reposent sur des bases fort différentes. Même s'il s'agit d'un concept purement bureaucratique, il n'en demeure pas moins que le milieu des affaires, identifié à la Rive-Sud, emprunte de plus en plus cette désignation pour souligner son identité par rapport au milieu économique de l'île de Montréal.
C'est le géologue Frank D. Adams qui, dès 1903, avait employé cette appellation pour désigner les collines du Mont-Royal, de Saint-Bruno, de Saint-Grégoire et de Saint-Hilaire. La Commission de toponymie a sanctionné cette appellation en 1980.
Montréal-Sud. Section de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil proclamée Municipalité du village de Montréal-Sud le 9 janvier 1906 et qui devint la Ville de Montréal-Sud, le 14 mars 1911 (Loi. 1 Geo. V, 2e Session, c. 70, a). Son conseil tint ses premières séances dans l'école Saint-Jean-Baptiste de Montréal-Sud. La Ville fut annexée par la Cité de Longueuil le 28 janvier 1961. Sa population évolua ainsi:
Année Population 1911 790 1921 1 030 1931 1 164 1941 1 441 1951 4 214 1958 5 494
Ses limites territoriales s'étendaient grosso modo de la rue Joliette au boulevard La Fayette et du fleuve Saint-Laurent à la rue Bertrand. De façon plus précise, elle s'étendait de la rue Joliette à la rue Dollard; la limite longeait ensuite la partie sud du boulevard Desaulniers, alors la rue Washington, remontait la rue De Lorimier jusqu'à Saint-Édouard, descendait la rue Papineau jusqu'à la rue Fréchette, puis longeait le boulevard La Fayette Ouest vers le fleuve. Ses maires furent:
1906-1910 1910-1912 1912-1916 1916-1924 1924-1932 1932-1936 1936-1938 1938-1939 Harry T. Palmer* (démission) 1939-1942 James Brindley* (démission) 1942-1948 1948-1950 1950-1952 1952-1958 1958-1961
Liste des secrétaires-trésoriers :
1906 : Elie Falardeau
1907 : William M. Cooper
1908 : Henry Goodrick
1909 : James M. White
1913 : Henri Bennie
1915 : M. M. Condon
1931 : S. A. Hall
1933 : W. Gordon Johnson
1940 : P. H. Anderson
1948: Yvon Saurette
Montval (édifice). Édifice de sept étages construit en 1968, à proximité de la station du métro de Longueuil. Le gouvernement du Québec en est le principal occupant.Monument commémoratif des soldats canadiens décédés. Situé sur le boulevard Curé-Poirier, près de la rue Lavallée. À l'instigation de la Légion canadienne locale et de la fonderie VanderVoolt, la Ville de Jacques-Cartier participa à l'inauguration de cette sculpture, en 1966. En 1971 on ajouta au site un canon donné par la Légion canadienne.
Monument Dieppe. Érigé au mois d'août 1971, au coût de 10 500 $. Il se trouve sur la Place Charles-Le Moyne, en face de la station de métro. Il commémore le raid de Dieppe au mois d'août 1942.
Monument des Patriotes. Stèle commémorative, produite par Granite Lacroix, pour rappeler les premiers coups de feu de la rébellion des Patriotes le 17 novembre 1837, sur le chemin de Chambly, à l'angle de la rue Brodeur. La stèle, installée aux abords du centre Jeanne-Dufresnoy au coin du chemin de Chambly et du boulevard Curé-Poirier, fut dévoilée le 15 novembre 1992.
Monument au Soldat inconnu. Sculpture d'Émile Brunet inaugurée le 11 novembre 1923. Le canon, qui accompagnait la statue, fut donné par la Ville de Longueuil au gouvernement fédéral au début des années 1940 dans le cadre de la campagne de récupération des objets métalliques pour fabriquer des armes. Une des plaques sur la façade principale du monument, datée de 1920, provient du Montreal South Social Club et indique les personnes qui ont participé au premier conflit mondial: Sur une population mâle de 198 adulutes, 59 participèrent à la guerre et dont quatre furent tués et deux se méritèrent la croix de la GUerre. Les soldats furent honorés le 8 novembre 1919 dans la salle Saint-Georges.
La base du monument vient des plans de l'architecte W.J. Carmichael.
Monument au Soldat inconnu
E. Allan W.Gunson F.E. Mitchell+ J.Allard R.G. Heavysege W.J. Morgan W. Anders A.H. Hineson Harold Oakley P.G. Anderson Geo. Chris. Hope J. Edgar Oakley Walter Bate P. Hurlin L.J. Perrault J. Bissett Avila Joly Ben. Pipe Walter J. Boyd Edouard Joly F.W. Portwine Percy Bradley Alf. E. Jones Jas. B. Rutledge A. Brunett Geo.A. Jones W.J. Rutledge Edward J. Carter H.J. Jones+ Alfred Slater W.J. Carter L.E. Kilgallen Ernest B. Slater John P. Chambers Hugh A. King Herbert Slater+ Jos T. Chambers W. H. King+ Howard L. Smyth Albert Chevalier W. Kyte Lorne E. Smyth E. de Banks A. Madden Arthur Todd H.S. de Perry A. Marin E. Trouillard A. Dreyer Alex J. Mckay W. Wallace Campbell Duncan Percy W. Mckay W.J. White J.H. Edwards J. Michaud Charles Wilson H.P. Glennie C. Minderman Gordon Wilson
Sur une façade latérale, on y trouve une plaque dédiée par la Cité de Longueuil à la mémoire de ses glorieux fils qui ont participé à la guerre de 1914-1918:
Carmichael, Kenneth McCallum, William Cooper, Frank Mongeau, Clinton Cope, A.J. Mongeau, Earl Cope, Fred. J. Morton, R. Cross, A.M. Patterson, A.J. Derynch, Henry M. Patterson, F.A. Duquette, Victor Porteous, Geo. Hill, R.C. West, Burton, Hill Kennedy, L.F. West, Gordon L. Knowles, Alfred West, Hubert Larocque, Alex. West, Walter M.
Sur l'autre façade latérale, la Cité de Longueuil dédie une plaque à la mémoire de ses glorieux fils qui ont participé à la seconde guerre mondiale:
Beaton, Ian Maffre, Gérald F. Bélanger, Jean-Paul Millington, Thos. G. Brais, Joseph Parsons, Ernest Brooks, Harry Steele, Norman Derbyshire, John Stevens, Robert T. Galarneau, Rolland Samuel, Joseph Isherwood, John Veronneau, Raoul Maffre, Kenneth Lussier, Jos
Finalement, sur la façade postérieure on y lit : Ypres, St Julien, Bois du Sanctuaire, la Somme, Courcelette, Vimy, Passchendaele, Arras, Amiens, Bois de Bourlon.
Monument La Salle. Sculpture représentant le fondateur de la communauté des frères des Écoles chrétiennes. D'abord installé par les frères en face de la maison Chaboillez, le monument fut transféré, en 1912, en face du nouveau Collège de Longueuil ou Sacré-Coeur, sur le chemin de Chambly. La famille du docteur Charles-Alfred Pratt* finança le déménagement de la statue et une plaque signalait cette contribution. Le monument fut enlevé dans les années 1970.
Monument La SalleMonument «Le calvaire normand». Dévoilé le 29 août 1971, sur le chemin Chambly, à l'angle de la rue Saint-Charles, ce monument, qui a la forme d'une croix de chemin, fut donné par André Grenier, résidant de la ville de Longueil, en France. Il daterait du moment où Charles Le Moyne quitta Dieppe. En France, on le surnommait la «Croix éclairée» et il était un gage de protection pour les cultivateurs.
Monument de saint Georges. Installée en 1913 dans le jardin, aujourd'hui un terrain de stationnement, en face de la maison Chaboillez, cette statue remplaçait celle de La Salle, déménagée au Collège de Longueuil. Elle fut donnée par Mgr Meunier, curé de Windsor, en Ontario, en l'honneur du curé Georges Payette* qui se fit le défenseur de la langue française. Elle ne fut enlevée que dans les années 1970.
Monument de saint GeorgesMonument de saint Jean-Baptiste. Installé en 1865 au petit parc Saint-Jean-Baptiste, à côté de l'église Saint-Antoine, le monument fut transféré le 24 juin 1885 au parc Saint-Jean-Baptiste actuel, à l'est de l'hôtel de ville. En 1960, un nouveau monument fut inauguré, à ce même endroit. Lorsque la Ville agrandit, en 1961, la rue Saint-Charles de 15 pieds et transforma le parc en y abattant les arbres et en y incorporant des espaces de stationnement, la nouvelle statue prit la place du monument au Soldat inconnu. Elle fut définitivement enlevée lorsque le parc fut de nouveau rétréci.
Monument de saint Jean-Baptiste
Les premières mentions des Moreau, à Longueuil, remontent au décès de Pierre Moreau, en 1806. Les ancêtres des Moreau en Nouvelle-France viennent Pierre Mongeau, fils de Jacques Mongeau et de Jeanne Clémenceau, de Dompierre-sur-Mer (Saint-Pierre), département de Charente-Maritime, France.Son fils Jacques, né en 1649, est également l'un des ancêtres.
Moreau, Pierre (1805-1880). Avocat. Sociétaire de la Compagnie de navigation de Longueuil. Commissaire d'école du Village et de la Ville de Longueuil de 1858 à 1878. À partir de 1870, il résidait rue Saint-Charles Est, à l'ouest de la Maison Lamarre I, dans la résidence où habita ultérieurement le maire et architecte Maurice Perrault* de 1896 jusqu'à son décès en 1909. Cette maison fut successivement occupée par Albert Hébert de 1909 à 1912, François Arnaud de 1912 à 1939, la communauté des soeurs cloîtrées Servantes de Jésus et de Marie, alors qu'elle était la propriété d'Ubald Langlois, évêque de Grouard, en Alberta. La modiste Yvette Brillon* y demeura de 1948 à 1952, puis le Cercle social* du comté de Chambly s'y installa de 1952 à 1960, alors que la Ville en fit l'acquisition. Elle servit alors de poste de police jusqu'en 1974, année de sa démolition. Pierre Moreau fut enterré dans la crypte de la cocathédrale Saint-Antoine. Son épouse finança, en 1886, la neuvième station du chemin de croix de l'église Saint-Antoine.
Fils de Pierre Moreau et de Julienne Julien. Époux d'Elmire Gareau (1831).
Les premières mentions des Morin, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à l'union de Pierre Morin et de Marie Daunay, vers 1727.
Morin, Louis-Édouard (1830-1905). Commissaire d'école de la Ville de Longueuil de 1878 à 1881, conseiller de la Ville de Longueuil de 1880 à 1881, dans le quartier est, et maire, élu par acclamtion de 1887 à 1889, et en 1892-1893. Commerçant établi à Longueuil en 1874, il fut président de la Société Saint-Jean-Baptiste, section de Longueuil et président de la Chambre de commerce du district de Montréal. Il travailla pendant cinq ans pour la maison Duvillier, puis pour la distillerie J.P. Wiser. Il fut inspecteur de poisson et fondateur de la Compagnie de pêche de Gaspé. Fondateur du premier journal de commerce québécois francophone, Le Négociant canadien.
Il résidait à l'actuel 180, rue de Normandie. Voir Maison Morin.
Natif de Montréal; fils de Louis Morin et d'Adélaide Deguise. Époux de Marie-Mathilde Parent (1853). Père de sept enfants.
Louis-Édouard Morin
Les premières mentions des Morissette, à Longueuil, remontent au mariage de Flavien Morisset et de Marie-Georgiana Piché, en 1872.
Morissette, Jacques. Conseiller municipal de 1982 à 1994. Membre du comité exécutif de 1986 à 1992 alors qu'il quitta son poste en même temps que Michel Timperio* et contribua à fonder l'Alliance de Longueuil. Il résida au 471, rue Front.
Morritt, Thomas (1874-1962). Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1913 à 1914. Imprimeur, il résidait rue Cartier.
Mouillepieds. Territoire de 45 arpents de front sur le fleuve Saint-Laurent, de forme triangulaire, situé à Saint-Lambert, entre les rues Victoria et le boulevard Simard, aux limites de Brossard. Le Mouillepieds faisait partie de la seigneurie de La Prairie, mais son territoire fut rattaché à la juridiction de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil telle que reconnue civilement en 1722, malgré les protestations de ses habitants. C'est pourquoi, en 1845, il fit partie de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil. Les premiers censitaires du Mouillepieds, dont les terres faisaient face au fleuve, furent, d'est en ouest, André Marsil, Jacques Perras, Claude Rure, Jacques Deniau, Pierre Perras, Jean Roux, Pierre Foubert, Guillaume Bruno, Jacques Surprenant, Pierre Rebours, Gilles Durand, Jean Hénard, Philippe Jarny, André Robidou, Pierre Lefebvre, Antoine Rousseau et Charles Diel. La limite ouest du territoire, soit la terre de Charles Diel, était traversée par un ruisseau, nommé soit « Diel » soit « le petit Charles », du prénom du censitaire. Les premières concessions du Mouillepieds comprenaient les lots 255 à 269. La seconde concession, plus au sud, comprenait les lots 270 à 276. Le territoire correspondait à celui de la ville de Préville (1948-1969).
Moulins. Il y eut différents types de moulins dans la seigneurie de Longueuil. On retrouve un contrat de location d'un moulin à vent qui date d'aussi loin que 1669 et où le locataire, meunier, se nommait Mathurin Grain. Ce moulin en pierres, de forme ronde, était situé sur le bord du fleuve, du côté est du ruisseau Saint-Antoine, près du chemin de Chambly. Ce fut le premier bâtiment de nature publique à Longueuil. Le meunier se voyait octroyé par contrat l'utilisation du moulin; il devait voir à son entretien et à ses réparations. Le seigneur exigeait d'être payé en livraison de blé, puis, à partir de 1695, en argent. Il exigeait de plus que le meunier lui livre quatre chapons par année. Ce moulin servit de magasin à poudre lors du conflit anglo-américain de 1812. Notons que le nombre de moulins en Nouvelle-France progressa, de 11 en 1666 à 41 en 1685, à 71 en 1713, à 190 en 1730. La grande majorité de ces moulins étaient construits pour la production de la farine, les autres étaient des moulins à scie.
Les actes notariés font référence à des meuniers et à des «fariniers» dans la seigneurie de Longueuil: Mathurin Grain (1669), Jean Sicart (1678), Jean Thiberge (1683), André Bouteiller* (de 1683 à 1699), Laforest (1686), Jean Gibaud dit le Poitevin (1701), Guillaume Dépatis (1713), Thomas Simon (1724), Charles Bréard dit Laroche (1745-1763), Antoine Cusson dit Lange (1751), Roland Magué dit Chateauneuf (1754), François Pattenote (1757) et Jean Olivier (1761-1763).
Jodoin et Vincent font référence à l'existence d'un petit moulin à eau, en bois, à proximité du moulin à vent, mais de l'autre côté du ruisseau Saint-Antoine. Il aurait été construit au milieu du 18e siècle mais il disparut au début du 19e. Dans un acte notarié de 1750, François Cherrier* signa un bail à loyer de neuf ans pour la location des moulins à eau et à vent qui produisaient du blé et de la farine.
En 1753, il renouvela l'entente en y ajoutant trois autres années mais en y incluant cette fois, distinctement, la location d'un moulin à scie. Un nommé Préfontaine, vraisemblablement de la famille d'Adrien, aurait détenu des droits sur ce moulin situé, d'après les actes notariés, entre le chemin de Chambly et le ruisseau Saint-Antoine, à la hauteur de la rue Saint-André. Jodoin et Vincent le situent plutôt sur les lots 32 et 33, au nord de la rue Saint-Charles.
Un autre moulin à vapeur en pierre, et beaucoup plus imposant, fut construit dans les années 1820, sur l'emplacement du premier moulin à vent, mais fut détruit par un incendie en 1837.
Les tanneurs utilisaient un moulin à moudre l'écorce des pruches. Un tel moulin exista dans les années 1840 entre les rues Grant et Caroline. Théophile Desrochers le vendit en 1845 à Narcisse Trudeau*, commerçant de bois.
En 1874, un moulin à scie fut construit au 18, rue Guilbault. Il appartenait à messieurs Crevier, Tremblay et Charron, manufacturiers qui fabriquaient des portes, des fenêtres, des cadres, des plinthes et des moulures.
Notaire Année Acte Titre Basset 1669-01-03 #504 Bail de moulin par le sieur Charles Le Moyne à Mathurin Grain
Moutier. Voir Carrefour Le Moutier.
Municiplaité régionale comté Champlain. La Municipalité régionale de comté de Champlain a été créée en 1982, d' après la loi Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L.R.Q. ch. A-19.1). Elle comprend les municipalités de Brossard, Greenfield Park, LeMoyne, Longueuil, Saint-Hubert et de Saint-Lambert. Son mandat est de définir un schéma d'aménagement pour assurer une meilleure coordination de l'ensemble du territoire. Notons que cette MRC compte sur son territoire les ponts de Champlain, de Victoria, de Jacques-Cartier et le pont-tunnel. Elle comprend aussi notamment les autoroutes 20, 132, 116 et 30, les cégeps Édouard-Montpetit et Champlain, les centres hospitaliers Pierre-Boucher et Charles-Le Moyne et le complexe aéroportuaire de Saint-Hubert
Les premières mentions des Murray, à Longueuil, remontent au décès de John Murray, époux de Françoise Tims, en 1888.
Murray, William (1863-?). Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1906 à 1907 et de 1914 à 1916, et commissaire des écoles protestantes. Arrivé à Montréal-Sud en 1891, il résida à l'emplacement actuel du 436, rue La Salle jusqu'en 1930. Il était rembourreur. Les Archives nationales du Québec à Montréal disposent de nombreuses photographies qu'il a prises notamment à Montréal-Sud et à Longueuil.
Fils de William Murray. Époux de Mary Smith (1889). D'origine écossaise et de religion presbytérienne.
William Murray et sa famille devant leur résidence de Montréal-Sud.
Musée de l'électricité. Fondé le 27 juin 1954 par Gaston Labadie*. Il logea, du 1er mars 1957 au 3 août 1959, dans la maison Marie-Rose-Durocher qui, à l'époque, était située sur l'emplacement actuel de la Caisse populaire de Longueuil. De 1959 à 1973, le musée devint itinérant, se promenant à Montréal, Chicoutimi et Ottawa. Il obtint son incorporation en 1965. Il fit aussi partie de l'exposition de « Terre des hommes » en 1968, 1971 et 1972. Le Conseil municipal vota une résolution en 1971 lui permettant de s'installer à l'ancien Bureau d'enregistrement. Le 12 octobre 1973, il aménagea dans ce local où se trouve maintenant la Société historique du Marigot, sur le chemin de Chambly à l'angle de la rue Guillaume. Malgré le décès de son fondateur, le 29 septembre 1975, le musée continua son oeuvre en intégrant notamment un département audio-visuel; François T. Beaudet en était le directeur. La diminution des subventions, le manque d'espace et la vocation très spécifique du musée entraînèrent sa fermeture le 1er octobre 1982. La collection, qui fut donnée par la famille Labadie à une corporation, est conservée, depuis 1983, au sous-sol de l'école de Normandie. Voir aussi Labadie, Gaston.
Musée de Longueuil ou Charles-LeMoyne. Musée historique inauguré au mois de mars 1963, dans les locaux de la Banque d'épargne, aujourd'hui la Banque Laurentienne, au coin de Saint-Charles et du chemin de Chambly. Odette Lebrun* en fut la conservatrice jusqu'au 12 novembre 1976. À partir de ce moment, la Banque ne décidant à partir du mois de novembre 1976 que ne garder que sa collection permanente. Sans consevateur, le musée déclina lentement jusqu'à sa fermeture définitive en 1992.
Mutins de Longueuil. École de danse folklorique fondée en 1960 sous la direction de Suzanne Sigouin et d'Hélène Villeneuve, et regroupant actuellement environ 275 élèves dont l'âge varie de 4 à 23 ans. C'est le 2 octobre 1960, à la suite d'activités récréatives pendant l'été, que le groupe fut formé. Ce fut le premier groupe d'enfants, au Canada, à donner des spectacles sur la scène internationale et canadienne, plus précisément en France en 1969, 1981 et 1986, aux États-Unis en 1970 et 1971, au Mexique en 1973 et au Manitoba en 1970. Il participa à des centaines d'émissions de télévision telles que «La Boîte à Surprise» et «Music-Hall», présenta des spectacles à l'Expo '67, à la Place des Arts en 1972, 1976, 1978 et 1989. En 1968, le groupe reçut l'Ordre du mérite de Longueuil. Son siège social était situé, depuis 1970, au chalet du parc Saint-Pierre-Apôtre (Armand-Racicot), sur la rue Saint-Jean. En 1964, un Comité protecteur des Mutins vint en aide aux directrices. Il fut présidé par:
1964-1983 Joseph Paré* 1983-1989 L.-Paul Gagnon* 1989-1990 Gérald Pelletier 1990-1991 Philippe Genois 1991-1994 André Normandin* 1994- André Boudrias
Le 20 mars 1980, l'école de danse se dota d'une fondation présidée successivement par Benoît Côté, Yves Demers, André Normandin* et André Boudrias. Cette fondation se compose aussi de huit membres à vie: Pierre Baril, Georges Bélanger, L.-Paul Gagnon*, Philippe Genois, Georges Lachapelle, André Normandin*, Jean-Guy René et Roger Vincent.
Les deux fondatrices dirigent encore cette école de danse.