Dictionnaire historique de LeMoyne.
Michel Pratt © Édition révisée et augmentée, février 2004![]()
Laforest, Edmond (1886-1951). Arrivé sur la Rive-Sud en 1944, il ouvre le High Way Snack Bar sur le boulevard Taschereau. Il a, de plus, construit plusieurs maisons dans ce secteur. Il fut, à la fin de sa vie, inspecteur en construction pour la Ville de LeMoyne.
Lajeunesse, Étienne (1900-1987). Troisième curé de la paroisse de Saint-Maxime, de 1950 à 1967. Après des études classiques au Collège de L’Assomption, de 1914 à 1922, et théologiques au Grand Séminaire de Montréal, de 1922 à 1926, il fut ordonné prêtre le 29 mai 1926. Il enseigna au Collège de Saint-Jean, de 1926 à 1949, et fut ensuite curé de la paroisse de Sainte-Julie de Verchères, en 1949-1950.
En 1962, il fit construire une rallonge à l’église Saint-Maxime. Nommé vicaire forain en 1955, il devint ensuite chanoine honoraire du chapitre de la cathédrale, en 1958.
Né à Lachine, le 1er septembre 1900. Fils d’Edmond Lajeunesse et de Maria Grégoire. Décédé et inhumé à Saint-Maxime.
Étienne LajeunesseLamarre, Charlemagne. Conseiller municipal de LeMoyne, de 1954 à 1973, dans le district no 4. Il fut directeur de l’Office d’habitation de LeMoyne. Marguillier de la paroisse de Saint-Josaphat, il fut aussi membre du premier conseil de surveillance de la Caisse populaire Saint-Josaphat.
Charlemagne LamarreLa Mosaïque. Voir Mosaïque.
Lamoureux, Maurice (1923- ). Prêtre modérateur de la paroisse de Saint-Maxime de 1987 jusqu’à aujourd’hui. Ordonné prêtre le 18 juin 1950, il fut aussi vicaire de la paroisse de Saint-Pie X, à Longueuil, de 1981 à 1987.
Fils de François-Xavier Lamoureux et de Marie-Rose Lafrenière.
Maurice LamoureuxLarocque, Guy (1926-1998). Conseiller municipal du district no 3 de LeMoyne, de 1981 à 1985, il fut propriétaire du Marché St-Louis pendant 30 ans.
Guy LarocqueLeblanc, Roger. Conseiller municipal de LeMoyne en 1950. Élu commissaire de la commission scolaire de Saint-Maxime et de Saint-Josaphat en 1949.
Lebrun, Mario. Conseiller municipal de LeMoyne de 1981 à 1985. Il avait été élu à l’âge de 22 ans. Avocat.
Mario LebrunLécuyer, Omer (1884-1928). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil du 8 janvier 1919 au 10 janvier 1923. Chauffeur, il résidait dans le secteur du Petit-Saint-Charles, sur les lots 246-118 et 246-119.
Époux de Rose Lahaie (1890-1949).Le Moyne, Charles I (1626-1685). Fondateur de la seigneurie de Longueuil. Il s'installa en Nouvelle-France en 1641 et travailla jusqu'en 1645 pour les jésuites, ce qui lui permit de devenir interprète des langues huronne et iroquoise. Il fit également sa marque par son audace et son courage dans les affrontements avec la nation iroquoise. Il habita surtout Ville-Marie de 1646 à 1685, année de son décès. C'est là qu'il fit la traite des fourrures et s'enrichit rapidement. Il habita d'abord sur la rue Saint-Joseph, entre les rues Saint-Paul et Notre-Dame, de 1659 à 1665, puis, de 1665 à 1683, sur la rue Saint-Paul, côté nord, entre la rue du Vieux séminaire et la rue Saint-Joseph. Il habita les deux dernières années de sa vie sur la Place du marché entre la rue Saint-Paul et la palissade. Il devint marguillier en charge de l'église Notre-Dame en 1661. Le 24 septembre 1657, il obtint du seigneur de la Citière, une terre de 50 arpents de large, le long du fleuve Saint-Laurent, par 100 arpents de profondeur. La seigneurie de Longueuil s'agrandit au fil des ans. Charles Le Moyne, en devenant écuyer, obtint son titre de noblesse en mars 1668. Il se fit aussi concéder la seigneurie de Châteauguay en 1673 et celle de l'Île-Perrot en 1684. Nommé capitaine de milice de Montréal en 1684. Il est notamment le père de Pierre Le Moyne d'Iberville (1661-1706) et de Charles Le Moyne, fils, (1656-1729)*.
Natif de Saint-Rémi de Dieppe, en Normandie. Fils de Pierre Le Moyne et de Judith Duchesne. Époux de Catherine Primot* (1654).
Le Moyne, Charles II, ou fils, (1656-1729). Premier baron de Longueuil (1700) et deuxième seigneur (1684). En 1680, il fut nommé lieutenant dans le régiment de Saint-Laurent. Il prit possession de la seigneurie le 9 janvier 1684, mais l'île Sainte-Hélène et l'île Ronde demeurèrent la propriété du père, puis de la succession. Charles Le Moyne fils racheta ces îles de la succession le 14 juillet 1695. Il entreprit la construction du fort de Longueuil vers 1696. Lieutenant, il participa à la bataille de Lachine au mois d'août 1689 et, à titre de capitaine, à celle de Québec en 1690, sous la direction de Frontenac. En 1700, sa terre fut érigée en baronnie et, en 1711, il acquit la seigneurie de Beloeil. En 1703, il fut nommé chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis, en 1706, major de Montréal, en 1710, lieutenant de roi à Montréal, en 1720 gouverneur de Trois-Rivières, en 1724 gouverneur de Montréal et l'année suivante, administrateur général de la colonie. Il fut l'une des très rares personnes à posséder des esclaves de race noire. Le baron Charles II Le Moyne fut le personnage dominant au 18e siècle, à Longueuil. Il a habité une maison sur la rue saint-Paul, côté sud, à Montréal, entre les rues Saint-Charles et Bonsecours.
Natif de Montréal; fils de Charles Le Moyne* et de Catherine Primot*. Époux d'Élisabeth Souart d'Adoncourt (1681) et, en secondes noces, de Marguerite Le Gardeur de Tilly (1727).LeMoyne (Ville de). Ville fondée le 10 mars 1949 ( Loi. 13 Geo. VI, c.100) à partir des paroisses de Saint-Maxime et de Saint-Josaphat, auparavant situées dans la Ville de Jacques-Cartier. Son territoire est d'à peine 1 km carré (237 acres). Le nom de la ville fut proposé par le député de l'Union nationale Redmond Roche*. La devise de la ville est "Droit et loyal".
Henri Sicotte fut le premier maire de cette ville, d'avril 1947 à février 1952. Les premiers conseillers nommés en vertu du bill privé no 119 furent : Jacques Comtois (1949-1949), Henri Drouin (1949-1951), Herménégilde Fournier (1949-1950), Wilfrid Martin (1949-1950) et Joseph Sénéchal (1949-1950). Les premières élections générales eurent lieu le 1er février 1950. Les maires furent:
Henri Sicotte (1949-1952)
Albert Bélanger (1952-1954);
Jean Bariteau (1954-1967);
André Charpentier (1967-1977);
Michel Sicotte (1977-1981);
Louise Gravel (1981-1993);
Guy Talbot (1993-2001).
La ville comptait, en 199, 5, 412 habitants ; elle en comptait 2 800 à sa fondation mais plus de 9 000 au milieu des années 1960. La Ville de LeMoyne faisait partie de la Municipalité régionale de comté Champlain. Elle disparut lotrs de la fusion pour se joindre à l'arrondissement LeMoyne-Saint-Lambert.
Ligue des marchands de LeMoyne. Association de joueurs de quilles fondée en 1950 par Ulysse Couture, Marcel Fournier et Mario Lussier.
Ligue du Sacré-Coeur de Saint-Josaphat. Fondée en 1928, son premier conseil d’administration était ainsi composé :
Président Alexandre Dumoulin
Vice-président Édouard Sylvestre
Secrétaire Stanislas Poirier
Trésorier Viateur Bariteau
Commissaire Antonio DavidNotons qu’en 1919, il y avait, à l’école de Saint-Josaphat, les cadets du Sacré-Coeur.
Logo de la ville de LeMoyne. Le logo de la Ville a été conçu en 1996 par Nathalie Michaud. Le fond vert symbolisait l’environnement. Le motif principal était un arbre stylisé. Deux personnages en mouvement témoignaient du dynamisme de la communauté. Quatre flèches symbolisaient les quatre points cardinaux et soulignaient ainsi la position centrale, sur le plan géographique, de la ville de LeMoyne sur la Rive-Sud.
Loisirs de Ville LeMoyne. L’organisation structurée des loisirs sur le territoire de LeMoyne commença en 1945 avec l’apparition de l’Oeuvre des terrains de jeux, mieux connu sous son sigle O. T. J. Ce sont les membres du clergé du diocèse de Saint-Jean qui jettèrent les bases du mouvement d’animation des jeunes. Les principales activités furent la baignade, le camping, le cinéma et le baseball.
À LeMoyne les activités se prolongeront, à partir de 1964, à l’année longue, au centre Sénéchal, à Saint-Josaphat, et au sous-sol de l’école Lajeunesse, à Saint-Maxime. On peut alors jouer au ping-pong, au badminton et au mississippi.Loisirs. Lorganisation structurée des loisirs sur le territoire de LeMoyne commence en 1945 avec lapparition de lOeuvre des terrains de jeux, mieux connu sous son sigle O. T. J. Ce sont les membres du clergé du diocèse de Saint-Jean qui jettent les bases du mouvement danimation des jeunes. Les principales activités sont la baignade, le camping, le cinéma et le baseball.
À LeMoyne les activités se prolongeront, à partir de 1964, à lannée longue, au centre Sénéchal, à Saint-Josaphat, et au sous-sol de lécole Lajeunesse, à Saint-Maxime. On peut alors jouer au ping-pong, au badminton et au mississippi.
Aujourdhui, à LeMoyne, les loisirs sont sous la direction de Michel Barbier.Longueuil (Ville de). Ville habitée par plus de 137 000 personnes sur un territoire d'un peu moins de 43 km2 dont 8,6 kilomètres de façade sur le fleuve Saint-Laurent. Ses limites territoriales actuelles sont : au nord, le fleuve Saint-Laurent, au sud la ville de Saint-Hubert, à l'est, la ville de Boucherville et à l'ouest les villes de Saint-Lambert, de Le Moyne et de Saint-Hubert. Le relief de Longueuil est très plat et son sol particulièrement argileux. Le nom de Longueuil, donné par Charles Le Moyne* à sa seigneurie, évoque le souvenir d'un petit village portant le nom de Longueil, situé près de Dieppe. Dans un ouvrage de L. Vinet sur Dieppe, il est précisé que dans l'église de Saint-Jacques de Dieppe, la chapelle du Saint-Sauveur était la propriété de la famille de Longueil. Le rajout d'un« u » supplémentaire est imputable à une erreur de transcription.
Le premier juillet 1845, la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil fut érigée. Ses limites correspondaient à celles fixées pour la paroisse de Saint-Antoine en 1722. Elle fut cependant abolie deux ans plus tard.La Municipalité du Village de Longueuil (Vieux-Longueuil) fut instituée le 14 juin 1848 alors que la paroisse de Longueuil refit surface le premier juillet 1855, à l'exclusion du Vieux-Longueuil.
L'immense territoire de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil se fragmenta avec les années : Saint-Lambert le 1er juillet 1857, une partie de Saint-Hubert le 31 décembre 1860, Montréal-Sud le 13 juin 1906, Greenfield Park le 24 mars 1911 et Mackayville (Laflèche en 1959), le 10 mai 1947. La Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil devint Jacques-Cartier, le 10 mai 1947, et fut elle-même démembrée par la fondation de Préville, le 11 mars 1948, et de la Ville de LeMoyne, le 10 mars 1949.
Longueuil Meat Exporting. Entreprise qui était la propriété de M. Kniven. Elle s'établit en 1925. Pendant de nombreuses années, le conseil municipal fut saisi de plaintes quant aux mauvaises odeurs que dégageait cette usine, située en face de l’hôtel de ville actuel. La Municipalité de la paroisse tenta en vain d'en interdire le fonctionnment en 1931.
Louveteaux. Voir Scouts.