Dictionnaire historique de Longueuil, de Jacques-Cartier et de Montréal-Sud.
Michel Pratt © Édition révisée et augmentée, février 2004

Fairchild Aircraft. Filiale de la compagnie américaine Fairchild dont le siège social se situait à Long Island, dans l'État de New York. Compagnie ouverte officiellement le 5 septembre 1930, sur le chemin du Bord-de-l'Eau, emplacement qu'occupera plus tard la Weston. Même si l'usine, de 38 000 pieds carrés, était située dans les limites de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil, ce sont les conditions d'approvisionnement en eau offertes par la Ville de Longueuil, qui avaient milité en faveur du choix de cet emplacement, tout en ne négligeant pas la proximité de Montréal, de l'aéroport de Saint-Hubert et de la compagnie Pratt & Whitney Canada, dont le président, James Young, avait d'ailleurs assisté à l'inauguration officielle de l'entreprise. Cette firme possédait une base d'hydravions comprenant un kiosque, un chemin de ciment, des grues pour soulever les avions et un yacht pour les réparations. Elle avait également un aéroport de quatre pistes de 1 900 pieds de longueur et de 200 pieds de largeur aboutissant à un cercle de 700 pieds de diamètre.. En 1934, le commandant italien Italo Balbo et sa flotte de 24 hydravions y firent escale. Dans les années 1930, la firme engagea environ 180 personnes. En 1941, le duc de Kent visita l'usine qui fabriquait des bombardiers Bolingbroke. La firme engageait alors plus de 4 000 ouvriers. À la fin de la guerre, la compagnie connut une dure récession; la tentative de conversion de son usine en une fabrique de maisons usinées n'eut point de succès et elle dut vendre l'édifice à la Weston.

Premier conseil d,administration de la fairchild en 1930:
Président: M.S.M Fairchild, de New York
Vice-président :J.C Smith, de Montréal
Administrateurs:
G.H Dugan, président de la Dominion Bridge; J.H Gundy, président de Wood and Gundy; W.L. McDougall, président du Port de Montréal; Howard Murray, président de la Shawinigan Water & Power; Elwood Wilson, président d'Interprovincial Airways et J.C. Perron, ministre provincial de l'Agriculture.

La compagnie Fairchild Aircraft au moment où la boulangerie Weston en fit l'acquisition.

Falardeau, Élie (1855-). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1894 à 1904. Secrétaire-trésorier de la Ville de Montréal-Sud en 1906. Premier secrétaire-trésorier de la Commission scolaire de Saint-Jean-Baptiste de Montréal-Sud de juillet 1896 à juillet 1897. Relieur.
Époux de Caroline Bratton.

Falardeau, Émile (1886-1980). Généalogiste, natif de Sainte-Anne-de-Beaupré. Sa famille s'installa à Longueuil en 1893. Membre fondateur de la Société généalogique canadienne-française en 1943 où il occupa un poste de directeur au sein du premier conseil d'administration. En 1950, il devint membre émérite de la Société généalogique canadienne-française. Il a notamment publié, en 1937, Les pionniers de Longueuil et leurs origines, 1666-1681 et, en 1966, Les anciennes familles de Longueuil, mariages célébrés depuis 1715 à 1922. La Ville de Longueuil lui décerna, en 1968, l'Ordre du mérite pour ses publications concernant Longueuil.
Fils d'Alphonse Falardeau et de Mathilda Paré.

Fanfare de Longueuil. Fanfare qui donnait une demi-douzaine de concerts par été à Longueuil. Elle attira, au carré Hurteau, des foules évaluées à 7 000 personnes au cours des années 1910. Paul Pratt* en était alors le directeur. On attribue à Maurice Perrault* la création de cette fanfare au milieu des années 1880, et on dit que le docteur Girouard* en fut le premier directeur. Il ne s'agit toutefois pas de la première fanfare à Longueuil. Il y en avait une, au début des années 1850, qui était notamment engagée par la fabrique de Longueuil.

Fanfare de Montréal-Sud. Groupe musical fondé sous l'initiative du curé Lessard à la fin des années 1910. Une autre fanfare, qui pratiquait dans l'école Saint-Jean-Baptiste, fut active de 1904 à 1909.

Faubourg (dépanneur du). Voir Dépanneur du faubourg.


Les premières mentions des Favre, à Longueuil, remontent à l'union de Louis Favre et de Rose-Anne Ste-Marie, vers 1894.

Favre, Alphonse (1894-1953). Conseiller municipal de Longueuil de 1939 à 1943.
Il avait gagné l'élection de 1939 contre Wilfrid Poissant par 182 votes contre 163. Il fut élu par acclamation en 1941 et ne se représenta pas lors de l'élection de 1943.

Il travailla une quarantaine d'années dans le domaine de l'alimentation. Il devint propriétaire de l'épicerie E. Comtois peu de temps avant son décès. Juge de paix, il résidait au 450, rue Guilbault.

Époux de Rose Serres, décédée en 1958.

Alphonse Favre


Les premières mentions des Favreau, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage de Jean-Baptiste Favreau et de Perpétue-Félicité Audet, en 1740. À Boucherville, la référence aux premiers Favreau remonte, en 1694, au mariage de Nicolas, fils de Pierre Favreau et de Marie Benoit, avec Catherine Picard.

Favreau, Edmond (1867-1941). Conseiller municipal de Longueuil de 1912 à 1915. Membre de la Chambre de commerce de la Rive-Sud (South Shore Board of Trade). Employé de la compagnie « Les savons Albert », il résida au 215, rue Gardenville, puis au 155, rue Grant.
Époux de Jeanne Lamarre (1876-1953). Beau-frère du docteur Charles-Alfred Pratt*.

Edmond Favreau

Favreau, Gustave (1861-1929). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1898 à 1901. Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1914 à 1924. Commissaire scolaire de Saint-Jean-Baptiste de Montréal-Sud de 1898 à 1929 et président de cette commission de 1899 à 1902, et de 1903 à 1908. Photograveur.

Il construisit sa propre maison sur le boulevard La Fayette, à Montréal-Sud, en 1890.

Époux d'Éliza Vegiard dit Labonté (1888). Père de Gustave, Lucien* et Avila. Ce dernier devint jésuite en 1925. (Ce dernier renseignement sur Avila nous provient de Denis Favreau dont Gustave était l'arrière-grand-père).

Favreau, Lucien (1898-1969). Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1942 à 1944. Membre de la Fanfare de Montréal-Sud et de la Société des concerts de Longueuil dans les années 1920. Photograveur. Pompier volontaire de Montréal-Sud, il résidait au 824, boulevard La Fayette.
Fils de Gustave Favreau*. Époux d'Elizabeth Fogarty Callery (1921) et, en secondes noces, de Rosida Gervais (1928).

Favreau, Narcisse (père) (1836-1871). Conseiller du Village de Longueuil de 1868 à 1870. Forgeron, il demeurait sur le chemin de Chambly, sur un terrain de 75 pieds par 80 pieds, soit le lot 93 du village.
Époux d'Aglaé Daigneau (1857). Son fils Léon (1863-1932) fut curé puis missionnaire chez certaines nations amérindiennes des États du Dakota, aux États-Unis.

Favreau, Narcisse (fils) (1860-1907). Conseiller municipal de Longueuil de 1904 à 1906, dans le quartier est. Boucher, au marché de la rue Saint-Charles. Il fut aussi commissaire scolaire de Longueuil de 1898 à son décès.
Fils de Narcisse Favreau* et d'Aglaé Daigneau. Époux de Marie-Louise Saint-Germain, décédée en 1930 à l'âge de 67 ans.

Favreau, Rodolphe.
Conseiller municipal de LeMoyne en 1950-1951.


Les premières mentions des Ferland, à Longueuil, remontent au décès de Rose Ferland, fille de Mathias Ferland et de Marie Piette, en 1913.

Ferland, Roger (1935- ). Maire de Longueuil du 31 mai 1987 à l'expiration de son mandat en 1994.
Conseiller municipal de Longueuil de 1978 à 1987. Premier président du Conseil municipal en 1982. Membre du Parti municipal de Longueuil. Préfet de la Municipalité régionale du comté de Champlain en 1992. Élu commissaire de la Commission scolaire de Saint-Exupéry, aujourd'hui de l'Eau-Vive, en 1974 et président de cette commission en 1977. Informaticien.

Suite à la démission de Jacques Finet, il fut élu maire à la suite d'une victoire convaincante (15 984 votes) contre Jacques Olivier* (6 194 votes) et Jacques Gendron (293 votes). En 1990, il gagna l'élection l'opposant à Gisèle Hamelin*, en récoltant 60 % des votes. Il quitta cependant son poste dans la controverse en obtenant une prime de départ. Son parti avait éclaté en 1992 et, au terme de son dernier mandat, il projetait l'image d'un homme isolé. Sa plus grande réalisation aura été le « Parcours du cerf ».Il résida au 410, rue Brais puis au 430, rue Saint-Laurent Ouest.

Fils de Noël-Émilien Ferland et de Marie-Rose Leblanc. Époux de Renée Comtois (1958).

Roger Ferland

Ferme à Mathurin. Terrain situé au Parc régional, en bordure du chemin du Lac, et acquis par la Ville de Longueuil au milieu des années 1970. On y implanta par la suite des Jardins communautaires.


Les premières mentions des Ferron, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au cordonnier Jean Ferron dit Sanscerre (1656-1724), en 1701. Époux de Marie Poutré (1692) et, en secondes noces, d'Élisabeth Patenaude (1696).

Ferron, Jacques (1921-1985). Médecin dont le bureau était situé chemin de Chambly dans la ville de Jacques-Cartier. Fondateur du Parti rhinocéros, en 1963. Auteur de certains romans puisant leur inspiration dans la vie des gens de la Cité de Jacques-Cartier. Il a écrit de nombreuses historiettes de même que des romans tels que Cotnoir, L'Amélanchier, Les Roses sauvages et Le Ciel de Québec. Prix du Gouverneur général du Canada en 1964, et Prix David en 1977.

Né à Louiseville où son père était notaire. Études classiques au Collège Jean-de-Brébeuf. Reçu médecin en 1945.

Le Centre culturel, sur la rue Saint-Laurent, porte son nom depuis 1987.


Feux Follets. Troupe folklorique fondée à Longueuil, en 1953, par Michel Cartier.

Fief Du Tremblay. Territoire d'abord octroyé par le roi, le 29 octobre 1672, à René Gaultier (1635-1689), qui devint à cette occasion également seigneur de Varennes. Partant des limites de Boucherville, le territoire s'étendait sur 28 arpents de front sur le fleuve Saint-Laurent, entre les seigneuries de Longueuil et de Boucherville, ce qui correspond à une importante partie du secteur actuel de Fatima, plus précisément du boulevard Jean-Paul-Vincent aux limites de Boucherville. Le fief Du Tremblay était borné à l'arrière par la seigneurie de Montarville, aujourd'hui devenue Saint-Bruno. Un fort en bois y fut construit.

Le fief Du Tremblay étant séparé de la seigneurie de Varennes par celle de Boucherville, il était, pour les censitaires, difficile d'honorer l'obligation de faire moudre leur blé au moulin de Varennes. Finalement, le fief fut rattaché à la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil, en 1722, lors de la reconnaissance civile de cette paroisse. L'Hôtel-Dieu de Montréal possédait des terres sur ce territoire qu'elle loua à divers cultivateurs tels Jean Robin dit Lapointe* et Bertrand Viau* , en 1699.

Les concessionnaires du fief Du Tremblay furent, d'est en ouest, à l'aveu et au dénombrement du fief du trembaly de 1723 :
Charles François (2 arpents x 20 arpents); Michel Robin (3 arpents x 52 arpents); Michel Lespérance (3 arpents x 40 arpents); Michel Dubuc* (3 arpents x 50 arpents); Pierre Bourdon (2 arpents x 126 arpents); Jean Bougret (2 arpents x 126 arpents); Jean Denoyer dit Desmaretre (2 arpents x 32 arpents); Étienne Benoit dit Livernois* (5 arpents x 126 arpents); François Robert (3 arpents x 40 arpents) et François Lanctôt* (3 arpents x 126 arpents).

Le fief comprenait aussi deux îles, soit l'île Saint-Louis de 492 arpents et l'île Madeleine (l'actuelle île Charron*) de 250 arpents. Entre ces deux îles se trouvait un îlot de 7 arpents. Les droits de la moitié de l'îlot et l'île Madeleine (actuelle île Charron) avaient été concédés par la veuve du seigneur de Varennes, Marie Boucher, à sa fille Madeleine Le-Villier qui en fit notamment une concession à François Bougret. Les droits de l'autre moitié de l'îlot et l'île Saint-Louis (aussi nommée île Molson puis Sainte-Marguerite) avaient été concédés par Marie Boucher à sa fille Marie-Marguerite Puisgibault qui y fit quelques concessions : Adrien Lamoureux (78 arpents), François Vertefeuille (75 arpents), la veuve de Pierre Vertefeuille (75 arpents), François Viger (104 arpents), Jean Lamoureux (76 arpents) et la veuve Saumande (84 arpents).

L'île Charron et l'ancienne île Saint-Louis (Molson ou Sainte-Marguerite) sont aujourd'hui reliées l'une à l'autre mais l'île Charron appartient à la Ville de Longueuil tandis que l'autre partie appartient à la Ville de Boucherville.

En 1768, d'après le plan de Joseph Raymond, les concessionnaires du premier rang étaient : Ménard (64 arpents), Lapointe (96 arpents), Lespérance (96 arpents), Prudent Dubuc (96 arpents), Bourdon (252 arpents), François Dubuc (378 arpents), Daigneau (190 arpents), Livernois (378 arpents), Lespérance (96 arpents) et Bouthellier (660 arpents).

Les concessionnaires du second rang étaient : Bourgie (40 arpents), Quintal (40 arpents), Ménard (20 arpents), Lespérance (60 arpents), Ménard (60 arpents), Dufort ( 188 arpents).

Les concessionnaires du troisième rang étaient : Soumandre (40 arpents), Bonneville (60 arpents), Cadieux (60 arpents) et Patenaude (60 arpents).

Au quatrième rang, ce sont Soumandre (40 arpents), Quintal (40 arpents), Laviolette (40 arpents), Quintal (40 arpents) et Lebeau (60 arpents).

Aux cinquième et sixième rangs : Viger (373 arpents).

Voir aussi île Charron.


Actes notariés (chronologiques)



Fief Lanaudière. Désignation notariale du secteur de l'actuel aéroport de Saint-Hubert comprenant les lots 106 à 111.


Les premières mentions des Filion, à Longueuil, remontent au mariage d'Alexandre Filion et d'Émilie Giroux, en 1896.

Filion, Claude (1945- ). Député de la circonscription de Taillon à l'Assemblée nationale du Québec de 1985 à 1989. Avocat, il exerça sa profession de 1969 à 1976. Directeur-adjoint du cabinet de Pierre-Marc Johnson de 1976 à 1985. De 1971 à 1977, il fut vice-président et secrétaire d'Oxfam-Québec et, de 1983 à 1985, membre du conseil d'administration du Centre hospitalier Pierre-Boucher.
Fils de Léo Filion et d'Alice Lescadres.

Filles d'Isabelle du cercle Marie-Marguerite. Organisme féminin catholique fondé en 1907 à New Haven, Connecticut, dans la foulée de la création des Chevaliers de Colomb. Ce cercle se distinguait par son habillement : mante bleue doublée de satin blanc dont un côté était retourné sur l'épaule.
La section 1351 fut fondée par Jeannine Laville en 1988. Les régentes furent:


1988-1992
Jeannine Laville
1992-1994
Renée Bouchard
1994-
Jeannine Laville


Filles d'Isabelle du cercle Notre-Dame-de-la-Garde. Section fondée en 1954 et comptant actuellement 57 membres. Liliane Hamel occupe le poste de régente depuis le mois de juin 1995.

Filles d'Isabelle du cercle Jacques-Cartier.La section 877 fut fondée dans la paroisse de Saint-Jean-Vianney en 1952. Le premier comité exécutif se composait ainsi:

régente: Antoinette Ratelle;
régente honoraire: Antoinette Cousineau;
vice-régente: Mériza Labonté;
chancelière: Laura Lefebvre;
secrétaire-archiviste: Hélène Pilotte;
secrétaire-financière: Simone Daigneault;
trésorière: Rita Champagne;
monitrice: Irène Alarie;
gardienne: Cécile Beaudoin;
pianiste: Adéline Paré;
syndic 3 ans: Marie-Paule Millette;
syndic 2 ans: Auréa Laurion;
syndic 1 an: Jeanne Tremblay;
garde intérieure: May Bouchard;
garde extérieure: Aurore Labonté;
rédactrice: Jeannine Cormier;
première guide: Marguerite Tremblay;
deuxième guide: Jeanne d'Arc Paré;
aumônier: père Adolphe (franciscain).

Une première initiation de 99 membres eut lieu le 8 décembre 1952, avec la participation du cercle Olivier de Montréal.

Les régentes furent successivement:

1953-1955
Simone Daignault
1955-1961
Jeanne Morier Ratelle
1961-1965
Carmen Ouellet
1965-1974
Gabrielle Bergeron
1974-1980
Jacqueline Landreville
1980-1981
Denise Parisé
1981-1983
Gabrielle Martel
1983-1985
Jacqueline Landreville
1985-1989
Lauréanne St-Pierre
1989-1993
Lucille Auger
1993-
Solange Auger


Cette section compte aujourd'hui plus de 200 membres de 16 ans et plus.


Filles d'Isabelle du cercle Saint-Antoine. La section 629 fut fondée le 14 janvier 1940 par la régente Pauline Bélanger. Les autres membres fondatrices furent : Louise Bélanger, Paulette Bélanger, Cécile Bourassa, Cécile Bouthillier, Liliane Chamberland, Lily Clément, Cécile Drapeau, Suzanne Girard, Antoinete Goyette, Cécile Goyette, Jeannette Guérin, Bernadette Hébert, Simone Huneault, Florence Lamarre, Marie-Thérèse Lamarre, Béatrice Larocque, Marie-Louise Lauzé, Léonie Lebrun et Mara Lizotte.

Les régente furent: Pauline Bélanger, madame Ouellet, Maria Lizotte, Flore Mercil, Rollande Turner, Anita Barsalou, Jeanne Lamoureux, Hélène Gadbois, Johanne Caporicci, Yvette D'Aigle, Francine Desjardins et Claire Gadbois.


Filles de la Providence. Communauté religieuse fondée à Saint-Brieuc, en France, par Jean-Marie de la Mennais, également fondateur des frères de l'Instruction chrétienne. La communauté s'établit d'abord en Saskatchewan en 1897, puis en Alberta. Elles vinrent s'établir dans la paroisse de Saint-Jude où elles firent construire, en 1950, le couvent Notre-Dame-de-Lourdes. Elles enseignèrent aussi aux écoles Marie-de-Neuville et Jeanne-Leber.

Filles Sainte-Marie-de-Leuca. Communauté italienne fondée en 1938 à Miggiano, en Italie. Elles arrivèrent au Canada en 1949, et s'installèrent au 90, rue Louise, dans la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus pour venir en aide aux enfants du « Pavillon de l'enfance » et réhabiliter les filles-mères. Le 13 décembre 1970, cette communauté s'établit dans la paroisse de Saint-Robert et ouvrit la garderie « Royaume des enfants » au 2831, rue Duclos. Elles quittèrent la paroisse de Saint-Robert en 1981 et s'installèrent dans le secteur de Fatima, sur la rue Coulonge, où elles administrent une garderie.

Finet, Jacques (1937- ). Maire de Longueuil de 1982 à sa démission, le 16 avril 1987. Conseiller municipal de Longueuil de 1978 à 1982. Élu chef du Parti municipal de Longueuil en 1981. Il fit ses études primaires et secondaires à Lévis, et ses études de comptabilité à l'Université Laval. Il entra au service d'Hydro-Québec en 1955.

Après sa démission de la mairie, en 1987, il retourna, à titre de vice-président, à Hydro-Québec. ll occupa le poste de vice-président du Collège Édouard-Montpetit en 1987. Président, en 1992, de l'Union internationale d'électrothermie.

Suite à la décision du maire Roger Ferland* de ne pas solliciter un nouveau mandat, il tenta vainement de reprendre la mairie en 1994. Il dut affronter, à la convention de l'Alliance de Longueuil, Sylvie Robidas* et récolta alors 601 votes contre 122 pour son opposante.

Pendant la campagne électorale, il fut toujours sur la défensive quant à son départ de la mairie, en 1987, qui coûta aux contribuables une nouvelle élection et il commit l'erreur stratégique d'endosser politiquement la prime de départ accordée au maire Roger Ferland*.

Malgré un mandat plutôt bref, sa contribution au développement de Longueuil est significative. On lui doit notamment le développement de la « Collectivité nouvelle », la revitalisation de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly, l'aménagement des berges du Saint-Laurent et la relance de la construction dans le secteur du métro.Sur le plan purement politique, il réussit un exploit remarquable en faisant élire, lors des élections de 1986, toute son équipe.Il résida au 1 006, rue Dupas.

Fils de Gaston Finet et de Médira Gagné. Époux de Lorraine Leclerc (1962).
Jacques Finet

Résultats des élections municipales

Élection
Candidat
Votes
Novembre 1982
Jacques Finet
19 157
 
19 075
 
J. Gendron
1 193
Novembre 1986
Jacques Finet
26 000
 
Claude Jollet
6 000
Novembre 1994
19 223
 
14 041
 
Jacques Finet
13 921


Fonderie Armstrong Whitworth. En 1913, Longueuil se réjouit de l'implantation, dans la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil, de l'industrie anglaise Armstrong Whitworth qui employait alors, en Angleterre, 25 000 travailleurs à Newcastle et 5 000 autres à Manchester. Cette compagnie avait été fondée, en 1847, par W.G. Armstrong; elle se spécialisait alors dans la fabrication de machinerie hydraulique. La Armstrong se fusionna, en 1897, avec la compagnie de Joseph Witworth. La compagnie, sous la présidence de Furness Clarke, obtint du conseil municipal un contrat l'exemptant de taxes pour 20 ans tout en obtenant gratuitement 2 000 gallons d'eau par jour. Elle ouvrit officiellement ses portes au mois de décembre 1914. La compagnie était aussi très diversifiée puisqu'elle produisait de simples vis jusqu'à des navires de guerre. À Longueuil, elle se consacra à la fabrication de roues en fonte pour les wagons de chemin de fer et à la fabrication de caissons pour les obus. Elle produit également certaines parties des carabinmes Ross.. Elle tenta de créer une atmosphère familiale avec ses 600 employés en organisant différents concerts donnés par ses employés à l'hôtel de ville, ou encore en organisant des compétitions sportives. La compagnie ferma ses portes en 1922. Une autre compagnie anglaise, la Charles Walmsley, spécialisée dans la fabrication d'équipements destinés aux usines productrices de papier, occupa alors les bâtiments. En 1928, elle loua une partie de l'édifice à la Pratt & Whitney et quitta Longueuil en 1930 alors que la Dominion Engineering prit la relève jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Quant à la Armstrong elle se fusionn, en 1927, avec la Vickers pour former la Vickers-Armstrongs.

Fonderie canadienne de Longueuil.
Cette fonderie fut fondée, en 1844, par Isaac Manning et Ezra Wingate, sur une concession qui s'étendait le long de la rue Sainte-Élisabeth, du côté sud-est, de la rue Saint-Alexandre à la rue Grant. Isaac Manning vendit cependant ses parts à son partenaire, dès le début de l'année suivante. William Manning prit le contrôle de la compagnie au début des années 1850. Il était déjà en affaires depuis 1838 à Montréal, où il fabriquait des modèles de poêles assez sophistiqués. Étienne Patenaude en fit par la suite l'acquisition. En 1857, la fonderie fut louée à la compagnie d'Alfred Cusson et de Louis Courtois, mais cette dernière ne dura que quelques mois et fut vendue, en 1858, à Joseph-Louis Vincent*. Celui-ci quitta l'établissement en 1861 et s'associa à Louis Courtois pour fonder une nouvelle fonderie, à l'angle des rues Saint-Alexandre et Sainte-Élisabeth. Le docteur Hector Mignault* fut propriétaire de la Fonderie canadienne de Longueuil dans les années 1870. Alfred Cusson* l'acheta en 1881, mais après avoir transformé le bâtiment, il s'endetta considérablement et dut vendre l'établissement à Michel Viger. La fonderie fut ravagée par un incendie le 9 juin 1888.


Fonderie de Longueuil. Société fondée en 1861 par Louis Courtois et Joseph-Louis Vincent*. Elle était située à l'angle sud-ouest des rues Saint-Alexandre et Sainte-Élisabeth. D'après Jodoin et Vincent « on employa l'un des ateliers de Saint-Lambert ... qui avait servi à l'exécution du pont Victoria. » Joseph-Louis Vincent, maître-fondeur, se retira de la société dès 1864. Le docteur Gédéon Larocque* fit l'acquisition de la compagnie cen 1871. Elle passa ensuite à Pierre-Amable Jodoin, puis en 1882, à l'américain Hubert Root Ives*, qui avait acquis la City Foundry en 1852. Elle devint, en 1903, la Standard Foundry and Machinery. La fonderie sera démolie en 1926.

Fonderie de Longueuil Dubuc et Brissette. Propriété de Joseph Dubuc* et Damase Brissette, au milieu des années 1870. Située au 21, rue Guilbault.

Fonderie Dominion Engineering Works. Celle-ci s'installa, en 1919, à l'angle des rues Saint-Jacques et Sainte-Élisabeth. Elle acheta, en 1938, la Charles Walmsley, qui occupait les locaux aujourd'hui utilisés par la Pratt & Whitney. la Dominion Engineering Works fabriquait alors des canons antichar. Elle employait alors 1 100 travailleurs dont 75 femmes. En 1941, elle fut vendue. La Dominion Bridge occupa alors une partie des lieux.

Fonderie Elzéar Provost. Établie rue Saint-Jacques, à l'angle de la rue Sainte-Élisabeth. On y fabriqua, jusqu'en 1910, des produits en acier de marque Select et Royal.

Fonderie «Forge Daigneault». Fondée en 1918 par Léon Daigneault*, à l'angle des rues Sainte-Élisabeth et Saint-Alexandre. On y construisait notamment des charrues pour la Ville de Longueuil. En 1950, le fils de Léon, Raymond, qui avait pris la relève, déménagea l'entreprise sur la rue Saint-Jean, côté ouest, entre l'ancienne voie ferrée et la rue le Moyne. Pierre, le fils de Raymond, et son fils Sylvain sont forgerons comme leurs ancêtres.

Fonderie «Forge de Longueuil». Dernier bastion des anciennes forges du Vieux-Longueuil. Située au 102, rue Sainte-Élisabeth, côté sud, entre les rues Saint-Alexandre et Saint-Jacques, elle subit ses dernières modifications majeures en 1979, puis fut acquise par les Ateliers de Fabrication R.Y. Inc. qui y demeurèrent jusqu'en 1987. Le déménagement de l'entreprise mit fin au zonage d'exception qui prévalait à cet endroit.

Fonderie G. LaRoque. Fonderie appartenant au docteur Gédéon Larocque. Il s'agit en fait de la fonderie de Longueuil de Vincent et Courtois, achetée en 1871.

Fonderie Stowell Screw. Industrie, fondée en 1916 par James Stowell Parkes, où l'on fabriquait 8 500 sortes de vis. L'entreprise était d'abord localisée sur la rue Saint-Paul, à Montréal, puis fut déménagée en 1917 sur la rue Saint-Laurent, à Longueuil, entre les rues de Châteauguay et Montarville. En 1927, la compagnie institua un plan d'assurances pour ses employés. Elle obtint, en 1934, une exemption de 75 % de ses taxes. En 1937, la compagnie accorda une semaine de congé à tous les employés qui avaient cinq années d'ancienneté. En 1943, cette mesure fut appliquée aux employés qui avaient trois années d'ancienneté.

Toujours en 1943, James Strowell Parkes, qui habitait le 216-218 rue Saint-Paul Ouest, à Montréal, décéda.

En 1947, des vacances de deux semaines furent accordée aux employés qui avaient 10 ans d'ancienneté.

En 1943, on inaugura le dépouillement de l'arbre de Noël et on implanta de la musique dans l'usine.

Le maire et député Alexandre Thurber* en fut le vice-président. Au décès de son propriétaire, en 1942, l'entreprise fut vendue à M. Boulard. Celui-ci la revendit en 1958 à la Dosco qui déménagea toute la production à Montréal. Au début des années 1960, le bâtiment était complètement abandonné. On fit même le projet d'y construire la Place Longueuil. Finalement, c'est un complexe résidentiel qui y fut aménagé.

Fonderie « The Standard Foundry and Machinery ». Cette fonderie fut en activité de 1903 à 1920, à l'angle des rues Saint-Jacques et Sainte-Élizabeth. Il s'agissait donc de l'ancienne fonderie Ives ou Fonderie de Longueuil. Productrice des marques Silver Star, Royal, Regina, Imperator et Select. Spécialité : "Light and Medium High Grade Gray Iron Castings".

Fonderie Walmsley. La compagnie Charles Walmsley, fondée en Angleterre, en 1866, acheta les locaux de la compagnie Armstrong Whitworth en 1923 et se spécialisa dans la fabrication d'équipements destinés aux usines productrices de papier. Elle fabriqua notamment la machine Wembley. Le local de la Walmsley, section de Longueuil, fut achetée, en 1938, par la Dominion Engineering. Les locaux de cette usine sont aujourd'hui occupés par la compagnie Pratt & Whitney Canada, sur la rue d'Auvergne.
Quant à la maison mère, elle devint, en 1962, une filiale de la Beloit Corporation ( autrefois la Beloit Iron Works). En 1986, la Harnischfeger Corporation de Milwaukee, Wisconsin, acheta la Beloit pour $ 175 millions. En 1999, la Beloit est près de la faillite. En 2000, les installations de la Beloit Walmsley, en Angleterre, à Bolton, furent achetées par la Sandusky.


Les premières mentions des Fonrouge, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage, en 1764, d'Antoine Fonrouge (s'écrit aussi Farouge ou Fond Rouge), cordonnier à Longueuil, et de Marie-Ambroise Gadois, fille de Jean-Baptiste Gadouat et de Françoise Patenaude, également de Longueuil. Antoine Farouge dit Crépin était originaire de la paroisse d'Arliac, dans le diocèse de Clermont, en Auvergne (France). Il était le fils de l'artisan Pierre Farouge et de Marie Prunet.

Fonrouge, Alexis (1821-1894). Gardien du poste de péage sur le chemin de Chambly, près du chemin De Gentilly; il demeurait au 149, chemin de Chambly, à proximité de la barrière. Secrétaire des écoles de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil dans les années 1880. Auditeur de la Ville de Longueuil.
Fils du patriote Pierre Fonrouge et de Louise Leclair. Son épouse, Sophie Goguet (1852), confectionnait des robes. Son fils, Georges-Alexandre, fut ordonné prêtre en 1892 et devint vicaire de la paroisse de Saint-Antoine de 1899 à 1902, et curé de la paroisse de Saint-Hubert de 1912 à 1924.

Fontaine-Deshaies, Johane. Voir Deshaies, Johane.

Forcier, André (1947- ). Cinéaste de fiction dramatique.

Certains de ses films tels Chroniques labradoriennes, Le retour de l'Immaculée-Conception et Night Cap ont été en très grande partie tournés à Longueuil. Doté d'un style très personnel avec son lot de personnages marginaux, André Forcier donne souvent dans le surréalisme.
Son film Au clair de la lune est considéré par plusieurs critiques comme l'un des meilleurs films et scénario du cinéma québécois.
Il est le premier récipiendaire du prix André Guérin (1990) décerné par la société Saint-Jean-Baptiste pour l'ensemble de son oeuvre. Il a aussi été récipendaire, en 2003, du Prix Albert-Tessier.


Sa filmographie est composée des oeuvres suivantes:


Chroniques labradoriennes (1967);
Le retour de l'Immaculée-Conception (1971);
Bar salon (1973). Prix Sirène d'argent au festival de Sorrente (1974), Italie, et mention spéciale pour le prix de la critique de l'Association des critiques de cinéma du Québec (1974);
Night cap (1974);
L'eau chaude-L'eau frette (1976). Grand prix de la presse au festival des films d'humour de Chamrousse (1978);
Au clair de la lune (1982). Prime à la qualité de l'Institut québécois du cinéma;
Kalamazoo (1988). Prix L.-E. Ouimet-Molson pour le meilleur film québécois décerné par l'Association québécoise des critiques de cinéma (1988) et prix Guy-L'Écuyer pour la meilleure performance d'un acteur ou d'une actrice décerné à Marie Tifo;
Une histoire inventée (1990). Prix Air Canada (Grand prix du public) et meilleur film canadien au festival des films du monde de Montréal en 1990 et meilleur film canadien à Cinefest, Sudbury (1990);
Le vent du Wyoming (1994). Meilleur film canadien et prix de la Critique internationale (FIPRESCI) au festival des films du monde de Montréal (1994), Grand prix (1994) de la ville de Sarlat (France), prix du meilleur scénario (SARDEC) et prix Luce-Guilbeault (meilleure jeune actrice) décerné à Sarah-Jeanne Salvy au rendez-vous du cinéma québécois (1995).
La Comtesse de Baton Rouge (1997).
Acapulco Gold (2004)
Les États-Unis d’Albert (2005).


André Forcier fit ses études à l'Externat classique de Longueuil, mais développa, en autodidacte, une vaste culture générale et populaire.
Époux de Linda Pinet. Père de trois enfants : François, Mariane et Renaud.

De gauche à droite: Michel Pratt, Édouard Faribeau et André Forcier en 1976


Les premières mentions des Forest, à Longueuil, remontent à l'union d'Aimé Forest et d'Amélia Séguin, vers 1906.

Forest, Évariste (1896-1969). Conseiller municipal de Jacques-Cartier, dans le secteur du Sacré-Coeur, de 1947 à 1949. Membre-fondateur de la Caisse populaire du Sacré-Coeur, président de la Ligue de la vigilance, fondée en 1957. Propriétaire du commerce Outillage agricole et technique, sur le chemin de Chambly. Président, en 1955, du Club Richelieu-Longueuil. Il résidait au 22, rue Brault.
Époux d'Hectorine Bibeau (1893-1969).

Forget, Anastase Mgr (1885-1955). Évêque du diocèse de Saint-Jean du 29 juin 1934 au 3 février 1955.

Études classiques au Collège de l'Assomption de 1898 à 1906. Études théologiques au Grand Séminaire de Montréal. Ordonné prêtre le 29 juin 1910. Professeur au Collège de l'Assomption de 1910 à 1930. Il étudia entre-temps en Europe et obtint un doctorat en philosophie. Directeur diocésain de l'Action catholique, secteur de Montréal.

Il est le grand responsable de la mise sur pied des « Chantiers du bon Pasteur ». Sa philosophie consistait à multiplier le nombre de paroisses et d'églises, à des coûts très réduits, pour favoriser une meilleure cohésion et intégration au milieu.

Né à Saint-François-de-Sales, sur l'Île Jésus (Laval). Fils de Léandre Forget et d'Éléonore Lespérance.

Mgr Anastase Forget

Fort (ou château fort) de la seigneurie de Longueuil. Bâtiment de 68 mètres de front par 46 mètres de profondeur construit pour Charles Le Moyne* fils , de 1696 à 1698, à l'emplacement actuel de la cocathédrale Saint-Antoine et de la Caisse populaire, à l'angle du chemin de Chambly et de la rue Saint-Charles. Composé de quatre tours, le fort contenait aussi certaines dépendances dont une écurie, une chapelle et une grange. Le premier baron y résida. Le fort servit également, jusqu'en 1701, à protéger les Longueuillois contre d'éventuelles attaques iroquoiennes. Il fut occupé par les troupes américaines en 1775, alors que celles-ci étaient en guerre contre les Britanniques. Le fort fut démoli en 1810 pour faire place à la construction d'une nouvelle église, à l'angle sud-ouest de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly. En 1971, des fouilles archéologiques ont mené à la découverte de la tour sud-est du château.En 1973 et 1982, d'autres fouilles archéologiques permirent de localiser avec plus de précision le fort de Longueuil.

(Source: lavis de John Drake, Musée du Séminaire de Québec, photo Société historique du Marigot)

Fort Du Tremblay. Fortification de bois protégeant les habitants du fief Du Tremblay, à l'extrémité est de la seigneurie de Longueuil, dans le secteur actuel de Fatima, à la toute fin du 17e siècle. Les gens, comme la famille du maçon Michel Dubuc*, celle du marchand Jacques Viau* ou celle du menuisier Jean-Baptiste Ménard, y formaient alors un tout petit village trop éloigné du fort de Longueuil.

On retrouve des références à ce fort dans les actes notariés suivants :


Fort Longueuil. Navire coulé par une torpille, le 20 septembre 1943, lancée par le sous-marin allemand U-532, commandé par Ottoheinrich Junker, lors de la Seconde guerre mondiale. Il y eut 57 morts et que deux survivants, Thakar Miah et Mohamed Aftab, originaires d'Inde. Ils survécurent miraculeusement plus de quatre mois sur un radeau, en pleine mer sur l'Océan indien, puis à partir du mois de février 1944 un autre 18 mois dans un camp de prisonniers japonais. Le navire avait été construit par la United Shipyards, de Montréal, et fut livré le 8 décembre 1942. Il avait 130 mètres de longueur.

Forté, René. Il dirigea le commerce d'automobiles qu'il acheta de la compagnie d'Abias Pepin* en 1970. Il fut gérant du département des pièces chez Leduc Automobile, à Montréal. En 1958, il fonda la compagnie Candiac Auto.
Natif de Saint-Constant. Époux d'Oliva Léger.


Les premières mentions des Fortier, à Longueuil, remontent au décès, en 1851, de Marie Fortier, et à l'union d'Alfred Fortier* et d'Émélie Fournier dite Préfontaine, au début des années 1860.

Fortier, Alfred (1829-1886). Conseiller du Village de Longueuil de 1870 à 1872 et de la Ville de Longueuil de 1874 à 1876, dans le quartier centre. Candidat libéral défait par Pierre-Basile Benoit, lors des élections fédérales de 1876, dans la circonscription de Chambly. Un des instigateurs du Club de billard Montarville. Médecin, pharmacien.Il résidait rue Saint-Charles, à l'angle nord-est de la rue Grant.
Fils de Hyacinthe Fortier et de Magdeleine Scheffer. Époux de Marie-Émélie Fournier dite Préfontaine (1861).


Les premières mentions des Fouquereau, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage d'André Foucrau dit Missèque et de Marie-Joseph Deniau, en 1747.

Fouquereau, Robert. Conseiller municipal de Montréal-Sud de 1958 à 1961. Il résidait au 1068, rue De Lorimier.Il s'opposa à la fusion avec Longueuil.


Les premières mentions des Fournier, dans la seigneurie de Longueuil, remontent à l'union d'Antoine Fournier dit Préfontaine et de Marie Ronceray, vers 1689.

Fournier. Voir aussi Préfontaine.

Fournier dit Préfontaine, Adrien (1693-1760). Personnage dominant, sur le plan économique, dans les dernières décennies du régime français.

Adrien Fournier posséda vraisemblablement des droits sur le moulin à scie (greffe Hodiesne, no 665). Il devint un riche propriétaire foncier, possédant lui-même, à son décès, une terre de quatre arpents de front sur le fleuve avec une maison en pierre et couverture en bardeaux, de même qu'une terre de 10 arpents de front par 18 de profondeur sur la côte d'Adoncour, une de 7 arpents de front sur le ruisseau Saint-Antoine par 14 arpents de profondeur. Parmi ses enfants, Antoinette épousa Joseph Dubuc*, le fils du capitaine de milice et Marie-Geneviève épousa Edmé Henry, chirurgien major au régiment du Royal-Roussillon. Autre indice témoignant de la richesse de cette famille: l'achat, par son fils Adrien, d'un esclave en 1757.

Fils du maître tonnelier Antoine Fournier dit Préfontaine* et de Marie Ronceret, il épousa, en 1715, Catherine Bouteiller, fille du meunier André Bouteiller* et de Marie-Angélique Chapacou (qui épousa, en secondes noces, André Lamarre * dit Saint-André).

Fournier dit Préfontaine, Alfred (1865-1945). Architecte de Longueuil, très influencé par Victor Bourgeau, son beau-frère. Il commença à travailler à Montréal, d'abord à la Place d'Armes et ensuite sur la rue St. James. Il demeura sur la rue Poupart, puis sur la rue Notre-Dame-de-Lourdes. Il vint ensuite s'établir à Longueuil au 50, rue Saint-Jacques.

Préfontaine exploita de nombreux styles d'architecture. On lui doit le couvent de la Congrégation de Notre-Dame, à Boucherville, une construction influencée par le style du second empire avec son toit mansardé et ses lucarnes. Le presbytère, à proximité, dont il a également conçu les plans, est de conception très similaire. À Montréal, il a expérimenté quelque peu avec le style néo-gothique pour les ouvertures du couvent des Carmélites mais, règle générale, les formes carrées et la toiture plate reflétaient l'austérité de cette communauté.

À Longueuil, il a conçu les plans de l'Académie Saint-Georges, sur la rue Saint-Charles, à l'angle nord-est du chemin de Chambly mais ses réalisations touchaient surtout le secteur résidentiel. Sa plus belle réalisation demeure la maison du 25, rue Grant. Il en élabora les plans pour son père Eugène, vers 1890. Plus tard Olivier Beaulieu*, son gendre, l'occupa. Cette résidence pittoresque, qui faisait autrefois face au fleuve, présente un style on ne peut plus éclectique avec une dominante victorienne, mais de fort bon goût. La firme Pluram la décrit ainsi: «La toiture est un mélange de toit à quatre versants et de toit à deux pentes, en raison du plan irrégulier au sol de la villa. La riche ornementation au niveau du revêtement de la brique et des ouvrages de bois caractérise cette villa.» La maison, aujourd'hui propriété de Danielle Lapointe, est l'une des très rares maisons de Longueuil à avoir conservé autant d'éléments d'origine en aussi bon état.

Fils d'Eugène Préfontaine* et d'Éloïse Lamarre. Époux de Marie-Louise Viau (1888).

Fournier dit Préfontaine, Antoine (1663-1702). Il vint s'installer en Nouvelle-France en 1685. Soldat du régiment de M. de Troyes, il fut maître tonnelier et fabricant de sabots. Même s'il quitta Longueuil pour retourner à Ville-Marie dans les années 1690, son fils Adrien épousa Catherine Bouteiller, le 11 septembre 1715, à Longueuil, et laissa une importante descendance qui côtoya notamment les Trudeau, Lamarre, Millette et Benoît.
Fils de Denis Fournier et de Catherine Desabeux, de Beaumont-sur-Oise (Saint-Laurent), département de Val-d'Oise, France. Époux de Marie Ronceray (1688). Père d'Adrien Fournier dit Préfontaine*.

Fournier dit Préfontaine, Antoine (1816-1886). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1864 à 1868, et marguillier de 1874 à 1876. Cultivateur, il obtint de ses parents, en 1850, une terre de 3 arpents de front sur le fleuve Saint-Laurent par 42 arpents de profondeur, le lot 29, près de la pointe du Marigot, dans le secteur de la Pratt & Whitney, et une autre terre dans le secteur du Bassin, le lot 24. Il était également propriétaire du lot 299 sur l'une des îles des Îlets-Verts.
Fils de Christophe Fournier dit Préfontaine et de Marie Dubuc. Époux de Théophile Désautels dite Lapointe.

Fournier dit Préfontaine, Eugène (1832-1906). Maire de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1882 à 1883 et conseiller municipal de 1880 à 1882.

À titre d'entrepreneur, il obtint le contrat de la construction de la « cocathédrale » Saint-Antoine en 1884. Il possédait d'ailleurs, sur la rue Grant, près de la voie ferrée, un commerce spécialisé dans la vente du bois. Membre du comité exécutif de la Société Saint-Jean-Baptiste, section de Longueuil. Il était propriétaire du lot 103, au nord-est du chemin de Chambly. À la fin de sa vie, il résidait rue Grant, près du fleuve, dans une maison conçue par son fils, Alfred Préfontaine*. Il était également propriétaire des lots 78, de 66 arpents, et 79, de 55 arpents, dans le secteur de l'ancien chemin De Gentilly.

Natif de Longueuil; fils de Charles Fournier dit Préfontaine et de Marguerite Benoit. Époux d'Éloïse Lamarre (1856) et, en secondes noces, de Marie-Louise Thuot dite Duval (1888).

Fournier, Marcel (1946- ). Généalogiste. Spécialiste de l'histoire du peuplement, il a notamment publié Les Bretons en Amérique du Nord des origines à 1770 (1987); Les Européens au Canada des origines à 1765 (1989); De la Nouvelle-Angleterre à la Nouvelle-France (1992) et  Les Français au Québec 1765-1865, un mouvement migratoire méconnu (1995). Fonctionnaire du gouvernement du Québec de 1970 à 2001, maître généalogiste agréé. En 1995, il recevait, de la Renaissance française (organisme de France fondé en 1924), la médaille de bronze de littérature pour sa contibution à l'histoire franco-québécoise. Il reçut en 1996, le prix Percy-W.-Foy octroyé par la Société généalogique canadienne-française pour le meilleur ouvrage généalogique de l'année 1995 et le prix Rodolphe Fournier attribué par la Chambre des notaires. Il est membre de plusieurs associations dont la Société historique et culturelle du Marigot. En 2002, il était président de la Société généalogique canadienne-française et trésorier de l'Association des auteurs de la Montérégie.
Né à Sherbrooke. Fils de Régis Fournier et d'Yvette Côté.

Marcel Fournier

Fournier dit Préfontaine, Octave (1842-1919). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1875 à 1878. Estimateur pour cette municipalité. Cultivateur, il résidait sur le lot 29, une terre d'environ 120 arpents, sur l'actuel boulevard Marie-Victorin, face à la Pointe du Marigot, à proximité de la compagnie Pratt & Whitney. Il était également propriétaire du lot 65, de 28 arpents, dans le secteur du chemin de Gentilly et de plusieurs lots sur les Îlets-Verts : 285, 287, 289, 294, 296, 298, 299, 300 et 302.
Fils d'Antoine Fournier dit Préfontaine* et de Théophile Désautels dite Lapointe. Époux d'Odile Lamarre (1866).

FOURNIER dit Préfontaine, Raymond (1850-1905). Ministre de la Marine et des Pêcheries de 1902 à 1905. Député libéral de la circonscription de Chambly à l'Assemblée législative du Québec, de 1875 à 1878 et de 1879 à 1881 et de la Chambre des communes, à Ottawa, de 1886 à 1905. Maire de la municipalité d'Hochelaga de 1878 à 1883. Conseiller municipal de Montréal de 1883 à 1898. Maire de Montréal de 1898 à 1902. Après des études au Collège Sainte-Marie et à la faculté de droit de l'université McGill, il fut reçu avocat en 1873.
Natif de Longueuil. Fils de Toussaint Fournier dit Préfontaine* et d'Ursule Lamarre. Époux d'Hermantine Rolland (1876).

Fournier dit Préfontaine, Thomas (1834-1916). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1868 à 1870, et commissaire d'école de 1863 à 1866. Il était propriétaire d'une terre de 63 arpents, sur le lot 97, au nord-est du chemin de Chambly. Il possédait également les lots 76, d'environ 50 arpents, et 77, d'environ 55 arpents, sur le chemin De Gentilly, derrière le lot 97.
Fils de Charles Fournier dit Préfontaine et de Marguerite Benoist. Époux de Léocadie Lamarre (1855), fille de Toussaint Lamarre* et de Scholastique Dubuc.

Fournier dit Préfontaine, Toussaint (1794-1869). Patriote de la rébellion de novembre 1837 sur le chemin de Chambly. Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1845 à 1847 et de 1864 à 1866, et marguillier de 1841 à 1843. Il résidait rue Saint-Charles, à l'angle sud-ouest de la rue Saint-Jacques, sur un terrain de 144 pieds de front par 208 pieds de profondeur, jusqu'à la rue Sainte-Élisabeth.
Fils de Joseph Fournier dit Préfontaine et d'Angélique Brodeur. Époux d'Aglaé Sénécal (1818) et, en secondes noces, d'Ursule Lamarre (1827).

Foyer Saint-Antoine. En 1852, Charles William Grant*, baron de Longueuil, concéda un terrain à la Commission scolaire de Longueuil qui y construisit une école. Le premier édifice fut vendu, dès 1855, à la Société évangélique de la Grande ligne qui administra un pensionnat pour jeunes filles de confession protestante. En 1871, le notaire Joseph Goguet* s'en porta acquéreur pour en faire don au curé Thibault*, à la condition d'y fonder un centre pour personnes âgées. En 1876, les soeurs Grises héritèrent de cette institution et y firent des modifications, l'année suivante, selon les plans de l'architecte Victor Bourgeau. En 1901 d'autres modifications lui conférèrent son apparence actuelle. Maurice Perrault* fut notamment l'architecte de la chapelle. Les soeurs Grises y dispensèrent l'enseignement et administrèrent un orphelinat, mais le Foyer conserva toujours sa vocation première de centre pour personnes âgées. Le nom d'«Hospice Saint-Antoine» fut modifié en 1953 pour celui de « Foyer Saint-Antoine ». Vers 1970, le Foyer passa sous le contrôle du ministère des Affaires sociales; cette intervention, jumelée à la désaffection religieuse, accélérèrent les événements. Les soeurs Grises quittèrent les lieux au tout début des années 1980. L'édifice devint inoccupé, en 1988, lorsque le Centre d'accueil René-Lévesque* fut ouvert. Des investisseurs achetèrent l'immeuble après que les Soeurs grises eurent obtenu de faire annuler, par le gouvernement du Québec, la condition initiale du donateur Goguet. Face à une mobilisation de citoyens du Vieux-Longueuil, ce projet à connotation commerciale, fut rejeté par la Ville. Suite à certains déboires des promoteurs, les soeurs Grises en reprirent possession et le donnèrent, en 1992, à la Corporation des Bienfaiteurs du 150 Grant, à la condition que l'édifice et ses dépendances servent exclusivement à des fins « charitables, sociales et culturelles compatibles avec les fins poursuivies généralement par la donatrice ». Portant, de 1992 à 1999, le nom de « Foyer des arts, de la santé et du mieux-être», le complexe regroupe diverses associations dont l'Association de la sclérose en plaque Rive-Sud, qui a été la plus vigoureuse et la plus convaincante dans ce dossier, le Carré-Théâtre, la coalition des artistes Long-Oeil et la Base de plein air Jean-Jeune.

Franciscains. Communauté religieuse fondée en 1209 par saint François d'Assise, en Italie. Les Franciscains vinrent fonder la paroisse de Saint-Jean-Vianney en 1945, et y restèrent jusqu'en 1987. Ils fondèrent l'Externat classique de Longueuil en 1950, qui fut d'abord installé dans l'église de la paroisse de Saint-Jean-Vianney, puis emménagea, l'année suivante, chemin de Chambly. Les pères quittèrent la paroisse de Saint-Jean-Vianney en 1987, mais quelques religieuses y demeurent encore. Les Franciscains conventuels, qui constituent une branche de la communauté depuis 1250, se sont installés sur la Rive-Sud en 1956. Ils étaient responsables de la paroisse de St. Clare qui dessert les anglophones catholiques de Longueuil.


Les premières mentions des Francoeur, à Longueuil, remontent à l'union d'Émile Francoeur et de Desneiges Chabot, vers 1890.

Francoeur, Benoît (1914-1999). Conseiller municipal de Longueuil en 1956 et 1957. Membre-fondateur, Grand Chevalier et 4e degré des Chevaliers de Colomb de Longueuil. Passionné par le chant, il fut membre de la chorale de la paroisse de Saint-Antoine pendant soixante ans, et membre du quatuor Les Gais Longueuillois, fondé par Paul Pratt* en 1945. Il s'impliqua fortement sur le plan social comme président du Cercle sportif de Longueuil en 1947, président du Club des Francs en 1965 et, plus récemment, comme marguillier de la paroisse de Saint-Antoine de 1986 à 1989. Excellent gestionnaire, il posséda d'abord le restaurant « Chez Ben » sur le chemin de Chambly, en face du Collège de Longueuil, puis ouvrit, en 1957 un salon funéraire au 190, rue Le Moyne Ouest, et un autre, deux ans plus tard, sur la rue Saint-Charles qu'il vendit en 1966. Il continua cependant d'assumer la gestion des salons pendant onze ans.
Époux de Cécile Comtois (1939).

Frère Marie-Victorin (1885-1944). Natif de Kingsey Falls, sous le nom de Conrad Kirouac. Il fit ses études primaires à l'école Saint-Sauveur de Québec et ses études secondaires à l'Académie commerciale, administrée par les frères des Écoles chrétiennes. Il joignit les rangs de cette communauté religieuse en 1901. Après avoir enseigné à Saint-Jérôme et à Westmount, on lui assigna, de 1904 jusqu'au début des années 1920, un poste au Collège de Longueuil où il fonda le Cercle La Salle. Il enseigna par la suite au département des sciences de l'Université de Montréal. Le Jardin botanique de Montréal vit le jour au cours des années 1930, grâce à ses efforts. Il est l'auteur de La flore laurentienne (1935) et des Récits laurentiens (1919). Il fut enterré au cimetière de la Côte-des-Neiges, alors qu'un monument, datant de 1954, au Jardin botanique de Montréal, rappelle cet important personnage de notre histoire. Même si sa présence active à Longueuil ne dura guère qu'une vingtaine d'années et qu'elle se résumait alors surtout à l'enseignement dans un collège pour garçons, il n'en demeure pas moins qu'il exerça une influence considérable sur ceux qui l'ont connu. Sa renommée comme auteur et botaniste commençait à peine à se manifester lorsqu'il quitta Longueuil. Le frère Marie-Victorin fut un personnage dominant de l'histoire du Québec.
Frère Marie-Victorin

Frères de la Présentation (Presentation Brothers). Communauté fondée en Irlande par Edmond Ignace Rice. Ils arrivèrent au Canada en 1910 et s'installèrent dans la maison Morin, rue de Normandie, près de la rue Saint-Charles, en 1914. Ils y avaient un noviciat. Ils dispensèrent aussi l'enseignement dans certaines écoles anglophones de la Rive-Sud.

Frères de l'Instruction chrétienne. Communauté religieuse fondée en 1817, à Saint-Brieuc, en France, par Jean-Marie de la Mennais. Elle s'établit à Chambly en 1886, puis à Laprairie, en 1890. Les frères enseignèrent à l'école Saint-Jean-Baptiste de Montréal-Sud en 1948 et, dans la paroisse de Notre-Dame-de-la-Garde, aux écoles Saint-Ernest et Paul-de-Maricourt. Le frère Herman, Noël Duval, rendit célèbre le groupe de chanteurs «Les Ménestrel», sans compter la manécanterie de cette paroisse. En 1966, les frères achetèrent la résidence du 715, rue Duvernay. Les frères quittèrent la paroisse de Notre-Dame-de-la-Garde en 1973.

Frères des Écoles chrétiennes. Communauté religieuse fondée en 1681 à Reims, en France, par saint Jean-Baptiste de La Salle. Arrivés au Québec en 1837, ils prirent la direction de l'enseignement au Collège de Longueuil en 1867. Le plus illustre de ces frères enseignants fut certes le frère Marie-Victorin*.

Front de libération du Québec (F.L.Q.). Que ce soit avec Pierre Vallières*, en 1966, ou avec les Paul Rose, Jacques Rose et Francis Simard, en 1970, cette organisation prônant la souveraineté du Québec par des moyens révolutionnaires, puisa une partie importante de son inspiration chez des gens qui vivaient à Jacques-Cartier. La cellule des frères Rose et de Francis Simard assuma la responsabilité collective de l'exécution, en 1970, de Pierre Laporte*, ministre du Travail et député de la circonscription de Chambly.

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