Dictionnaire historique de Longueuil, de Jacques-Cartier et de Montréal-Sud.
Michel Pratt © Édition révisée et augmentée, février 2004École (historique). Les débuts de l'enseignement à Longueuil datent des premières années du 18e siècle. Dès 1721, le frère François Simonnet de la Croix enseignait à Longueuil. Le premier presbytère de la paroisse de Saint-Antoine servit d'école de 1816 à 1827. Des lois en 1824, 1829 et 1832 conférèrent aux fabriques des paroisses et aux syndics la responsabilité de la gestion de l'éducation. Dès 1827, nous disent Jodoin et Vincent, « la fabrique avait accordé, dans le but de l'encourager, la somme de 25 louis à Rémi Béchard, maître d'école ». En 1834, la fabrique acquit, de Charles Fournier dit Préfontaine et de François Viau, une maison en pierre à l'emplacement actuel de la Caisse populaire de Longueuil et la convertit en école; c'est dans cette maison Marie-Rose-Durocher qu'Eulalie Durocher*, Henriette Céré* et Mélodie Dufresne* fondèrent, en 1843, la congrégation des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. En 1835, une école fut ouverte dans la résidence de Joseph Gélineau, au sud du chemin de Chambly. Il y avait aussi, à la même époque, une école sur la Côte noire, aujourd'hui le chemin Tiffin. En 1842, la fabrique acquit la maison d'Alexis Fournier dit Préfontaine (père) pour pallier au manque d'espace. Manquant toujours de place, elle profita, en 1843, de la banqueroute d'Henri Mongeau* pour acquérir sa propriété, derrière le presbytère construit en 1831, l'actuelle Banque Laurentienne. En 1844, les soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie ouvrirent leur couvent à cet emplacement. Les garçons devaient se contenter de l'école de la maison Marie-Rose-Durocher, dirigée jusqu'en 1846 par William Benziger.
Celle-ci se révéla rapidement trop petite pour répondre aux besoins de la clientèle masculine. La fabrique acquit donc la maison Chaboillez en 1854 pour en faire un collège pour garçons. Les Clercs de Saint-Viateur y enseignèrent de 1856 à 1866 et furent remplacés, pendant une année, par des laïcs. Les frères des Écoles chrétiennes arrivèrent en 1867; ils enseigneront dans la maison Chaboillez jusqu'à l'inauguration, en 1910, de leur nouveau collège, sur le chemin de Chambly, qu'ils occupèrent jusqu'en 1970.
Lors de l'implantation des installations du Grand Tronc, on construisit, dans les années 1850, une école sur la rue Victoria, côté nord-est de la rue Gagnon (qui se prolongeait à l'époque).
À compter de 1876, les soeurs Grises dispensèrent l'enseignement au Jardin de l'enfance, à l'emplacement du Foyer Saint-Antoine.
Des écoles de rang furent fondées à la fin du 19e siècle : du Bas-du-fleuve à Fatima, Sainte-Marie sur le Coteau-Rouge, Saint-Vincent sur le chemin De Gentilly, aujourd'hui le boulevard Roland-Therrien, Saint-Isidore sur le chemin de Chambly.
Les anglophones, surtout regroupés dans le secteur ouest de la ville, avaient une école sur la rue Victoria pendant la prospère période de la présence de la compagnie de chemin de fer du Grand-Tronc, entre 1848 et 1860. Il existait une autre école, dans le Vieux-Longueuil de 1855 à 1876 à l'emplacement du Foyer Saint-Antoine; il s'agissait de la Société évangélique de la Grande Ligne, également nommée l'Institut Feller, dirigée par des baptistes : Sophie Jonte, de France, Zélie Cuendet, de Suisse, Lydia Émond, des États-Unis, et Séraphine Brochette, de France, y dispensaient l'enseignement à une quarantaine de jeunes filles presque toutes venues de l'extérieur de Longueuil. Les épiscopaliens construisirent une petite école à côté de l'église St. Mark en 1875. Les méthodistes implantèrent une petite école qui servit aussi de chapelle de 1882 à 1886, sur la rue Saint-Charles Ouest, du côté nord, en face de la pointe du parc Saint-Jean-Baptiste, à 64 pieds de la rue Saint-Jacques. Cette petite construction de bois n'avait que 16 pieds de front par 24 pieds de profondeur; elle fut vendue à François Crevier en 1889. En 1903, l'école protestante Model School fut construite, à l'emplacement de la Place Longueuil. Une autre école anglaise était établie dans une maison de briques rouges de deux étages, en face du Collège de Longueuil, sur le chemin de Chambly. Elle fut abandonnée en 1923 lorsque l'école de la rue Caroline, baptisée Hazel-Cross* en 1959, ouvrit ses portes. La vieille école fut alors occupée, pendant quelques années, par la Légion canadienne, avant d'être détruite.
L'augmentation de la population, tant dans le Vieux-Longueuil qu'à Montréal-Sud, puis Jacques-Cartier, entraîna l'ouverture d'un grand nombre de nouvelles écoles. Dans les années 1980 et 1990 le phénomène inverse se produisit : on commença à fermer des écoles, à cause de la baisse de clientèle et des compressions budgétaires.
Les commissions scolaires
En 1841, le gouvernement du Québec adopta une loi structurant l'éducation dans les écoles primaires et institua, en 1845 et 1846, un système de commissions scolaires, basé sur l'appartenance religieuse, avec droit de perception de taxes. Dix ans plus tard, la commission scolaire de la paroisse était divisée en deux entités administratives distinctes : celle du Village de Longueuil, ancêtre de la Commission scolaire de Longueuil, devenue de Saint-Exupéry puis de l'Eau-Vive, et celle de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine, ancêtre de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
En 1961, la Commission scolaire régionale de Chambly, fondée l'année précédente sous le nom de Corporation des écoles secondaires du comté de Chambly, administra les écoles secondaires du territoire jusqu'à sa fermeture, en 1992.
École Adrien-Gamache. École primaire, construite en 1971 et inaugurée le 28 mai 1972, au 2375, rue Lavallée, dans le secteur de la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus. Elle dispose de 24 classes et relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Anastase-Forget. Située au 2533, rue Cartier, dans le secteur de la paroisse de Saint-Jean-Vianney, elle fut construite au printemps de 1958 et comprenait quatorze classes. Elle porte le nom de l'évêque du diocèse de Saint-Jean de 1934 à 1951. Elle fut fermée en 1994.
École Armand-Racicot. École primaire de 27 classes, réparties à l'origine sur deux bâtiments, avec un gymnase, construite en 1952-1953 dans la paroisse de Saint-Pierre-Apôtre, par Décarie Construction, au coût de 415 000 $, selon les plans de l'architecte Marc Cinq-Mars*. On la désignait, avant le décès du célèbre curé, sous le nom de Catherine-Primot. On y implanta le concept de parc-école en 1988, grâce à l'initiative de Diane Reumont. L'école relève de la Commission scolaire de l'Eau-Vive et est située au 965, rue Saint-Thomas. Elle offre des cours du préscolaire à la 6e année à environ 250 élèves.
École Bel-Essor. École de la Commission scolaire de l'Eau-Vive, située au 1250, chemin Du Tremblay et spécialisée dans l'éducation des enfants souffrant d'un handicap intellectuel grave. Elle offre ses services à environ 93 élèves.
École Bourgeoys-Champagnat. École primaire, au 2180, rue Brébeuf, dans le secteur de la paroisse de Saint-Vincent-de-Paul. Elle ouvrit ses portes au mois de septembre 1957 et comptait 23 classes. L'école était dirigée, à ses débuts, par les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle porte le nom de Bourgeoys, en souvenir de Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame. L'école relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Carillon. Située au 1360, rue Laurier, dans le secteur de la paroisse de Saint-Pie-X. Construite en 1958, elle comprenait quatorze classes et coûta 207 810 $. Elle relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Caroline ou Hazel-Cross. École protestante de quatre classes, construite en 1922, sur la rue Caroline, du côté est, tout près de la rue Saint-Laurent, dans le Vieux-Longueuil, au coût de 20 500 $. On qualifia aussi cette école de «Modern School». Elle remplaçait l'école établie dans une vieille maison, sur le même terrain, mais avec accès au chemin de Chambly, achetée 7 000 $ en 1916. Le bâtiment de l'ancienne école fut démoli en 1931 par la Ville de Longueuil. L'école Caroline devint, en 1959, l'école Hazel-Cross, en l'honneur d'une enseignante exceptionnelle qui mit fin, en 1962, à une carrière d'une quarantaine d'années au service de la communauté anglophone de Longueuil. Le bâtiment fut acquis par la Ville de Longueuil en 1973 et détruit dans la foulée de la rénovation urbaine.
École Caroline ou Hazel-CrossÉcole Catherine-Primot. Voir École Armand-Racicot.
École Christ-Roi. Située au 3 000, rue Dumont, dans le secteur de la paroisse de Saint-Robert. Elle fut construite en 1966 et relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École du Coteau-Rouge. Voir École Saint-Ernest.
École Curé-Lequin. École primaire pour filles, de douze classes, construite en 1948, au 653, rue Préfontaine, au coin du boulevard Desaulniers, dans le secteur de la paroisse de Saint-Georges, dans l'ancien Montréal-Sud. Les soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie y enseignèrent au début et conservèrent la direction de l'école jusqu'en septembre 1972. Une résidence pour ces religieuses occupa d'ailleurs une partie de l'édifice. L'édifice fut agrandi en 1961, selon les plans de l'architecte Gilles Larose; on y ajouta un gymnase et plusieurs classes. L'école relève de la Commission scolaire de l'Eau-Vive et partage ses locaux avec l'école Saint-Jude. Elle abrita autrefois la Commission scolaire catholique de Montréal-Sud. Elle offre aujourd'hui des cours du préscolaire à la 6e année à environ 250 élèves.
École d'administration et de secrétariat de la Rive-Sud. Institution privée, fondée en 1972 par Juliette Laramée et Fernand McDuff et située au 910, boulevard Curé-Poirier Ouest.
École Déclic. Voir école Notre-Dame-de-Fatima.
École de la Nyctale. Voir École Saint-Jude.
École de Normandie. École primaire de 22 classes située au 450, rue de Normandie, à l'angle de la rue Saint-Laurent, dans le secteur de la paroisse de Saint-Antoine, construite en 1961-1962 par J.-R. Bourdages au coût de 663 000 $, selon les plans de l'architecte Marc Cinq-Mars*.
L'école fut bénie par le chanoine Gareau*, le 20 octobre 1963, et relève aujourd'hui de la Commission scolaire de l'Eau-Vive. Elle offre de la formation du préscolaire à la 6e année primaire à environ 329 élèves. La Ville de Longueuil loue depuis 1977, pour la somme nominale de 1$ par année, le sous-sol pour y entreposer divers documents.
École des parents de Longueuil. Fondée en 1943, elle administrait une petite bibliothèque pour enfants et organisait des conférences mensuelles. Ses premiers présidents furent:
1944-1946 1946-1947 1947-1948 L. Lebire 1949-1950 A. Gagnon 1950-1951 A. Robert 1951-1953 1953-1954 Gilles-Yvon Moreau 1954-1955 J.-J. Chagnon 1955-1956 Jean-Paul Tremblay
En 1956, l'École des parents devint l'Union des familles de Longueuil. Voir l'historique de cette organisation.
École Félix-Leclerc. École primaire à vocation musicale, inaugurée le 14 juin 1990. Elle partage ses locaux avec l'école Jean-de-Lalande, au 1711, rue Bourassa, dans le secteur de la paroisse de Notre-Dame-de-Grâces et relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École François-de-Bienville. École bilingue de 17 classes, construite en 1957 par L.-P. Thériault au coût de 319 950 $ sur le boulevard Quinn, au coin de la rue De Gentilly. Le commissaire Maurice Brault* proposa le nom de cette école. L'école fut bénie par Mgr Coderre* le 1er juin 1958. Elle accueillait les élèves anglophones, garçons et filles, de la première à la neuvième année; le secteur francophone offrait des cours aux garçons de la première à la cinquième année et aux filles de la première à la sixième année.
Elle est occupée depuis 1977 par le siège administratif de la Commission scolaire de l'Eau-Vive. Les élèvs anglophones ont été transférés à l'école St. Francis of Assisi.
École Gentilly. École primaire construite en 1973 au 1280, rue Beauharnois, dans le secteur de la paroisse de Saint-François-de-Sales. Elle relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Georges-Étienne-Cartier. École primaire construite en 1969, selon les plans de l'architecte Maurice Archambault. Son premier directeur fut Roland Héon. L'école relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier et est située au 3455, rue Soissons, dans le secteur de la paroisse de Saint-Robert.École Hazel-Cross. Voir École Caroline.
École Hélène-de-Champlain. Construite en 1949, au coût de 152 754 $, au 2115, rue Gamache, à l'angle de la rue Dubuc, dans le secteur de la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus. La direction relevait des soeurs de la congrégation de Notre-Dame-des-Missions. Vendue à la Commission scolaire régionale de Chambly en 1971, elle relève aujourd'hui de la Commission scolaire de l'Eau-Vive et se spécialise dans l'éducation d'adolescents de 13 à 17 ans qui présentent des problèmes de comportement. Elle offre de la formation de la 1ère à la 4e secondaire, à environ 64 élèves.
École Hubert-Perron. Réunion des écoles Lambert-Closse, construite en 1949, et Élisabeth-Moyen, construite en 1951, autrefois administrativement et physiquement séparées. La nouvelle école primaire fut inaugurée le 26 avril 1974. Un incendie y causa environ 50 000 $ de dommages en 1987. Située au 1100, rue Beauregard, dans le secteur de la paroisse de Saint-Jean-Vianney, elle relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.École Jacques-de-Sainte-Hélène. Voir École Saint-Charles.
École Jacques-Ouellette. École pour élèves handicapés visuels, de 4 à 21 ans. Elle résulte de la fusion, en 1975, des écoles Nazareth et Louis-Braille. L'école, qui relevait de la Commission scolaire régionale de Chambly, changea de nom en 1986. Elle logea d'abord au 1255, rue Beauregard, dans le secteur de la paroisse de Saint-Jean-Vianney, puis déménagea, en décembre 1992, à l'ancienne école Louis-de-Frontenac au 1240, boulevard Nobert, qui dut être réaménagée au coût de 2,6 millions de dollars. Elle fut officiellement inaugurée par la ministre de l'Éducation, Lucienne Robillard, le 28 mai 1993. Ce centre suprarégional en déficience visuelle offre des services à plus de 300 élèves de l'ouest de la province, relève aujourd'hui de la Commission scolaire de l'Eau-Vive.
École Jean-de-Brébeuf. École de 24 classes construite en 1956 par J.-R. Robillard, selon les plans de l'architecte Marc Cinq-Mars*, au 1863, rue Brébeuf dans le secteur de la paroisse de Saint-Charles-Borromée. L'école relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Jean-de-Lalande. École de 24 classes ouverte en 1956 sous le nom de Notre-Dame-de-Grâces. L'école, construite au coût de 362 033 $, au 1711, rue Bourassa, dans le secteur de la paroisse de Notre-Dame-de-Grâces, relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Jeanne-Dufresnoy. Construite en 1950, à l'angle du boulevard Curé-Poirier et du chemin de Chambly, plus précisément rue Wolfe, dans le secteur de la paroisse de Saint-Pie-X, sous le nom d'école Saint-Charles, section des filles. Les soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie y enseignèrent de 1957 à 1959. Les anglophones y possédaient une section nommée St. Mary's où l'on enseignait aux enfants de la première à la septième année. La Ville de Longueuil acquit l'édifice en 1987 au coût de 575 000 $ et le rénova pour servir principalement au Service des loisirs.
École Jeanne-Leber. École construite au coût de 204 608 $, en 1951, au 1600, rue Bourassa, face à l'église actuelle de la paroisse Notre-Dame-de-Grâces. Elle fut bénie le 11 novembre 1952 et fut active jusqu'au mois de juin 1973. Ce sont les «Filles de la Providence qui y enseignèrent».École Joseph-de-Sérigny. École primaire de quatorze classes, située au 1 000, chemin du Lac, dans le secteur de la paroisse de Saint-François-de-Sales. Elle fut construite selon les plans de l'architecte Marc Cinq-Mars*, par Désourdy Construction, au printemps de 1958, au coût de 220 570 $. À sa première année, 274 étudiants, formant onze classes, la fréquentaient. Elle regroupait, à la fin des années 1960, tous les étudiants du secteur anglophone. L'école relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Le Moyne-d'Iberville. École anglaise et protestante de niveau secondaire au 560, rue Le Moyne Ouest, à l'angle de la rue Montarville. Construite en 1951 au coût de 45 331 $, elle ne disposait à l'origine que de trois classes; mais en 1954 on y ajouta huit autres classes au coût de 194 000 $. Le 4 février 1955, les trois classes originales furent détruites par le feu, mais furent rapidement reconstruites. En janvier 1962, on inaugura une aile de quinze classes avec bibliothèque et cafétéria. L'école relève de la Commission scolaire régionale protestante South Shore.
École Les Petits Castors. École primaire située au 1275, rue Papineau, dans le secteur de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Garde. Fondée en septembre 1976, cette école dite alternative accepte environ 80 enfants de la maternelle à la sixième année. L'école relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Lionel-Groulx. École primaire ouverte en 1969 et qui relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier. Elle est située au 2725, rue Plessis, dans le secteur sud de la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus.
École Louis-de-Châteauguay. Voir École Saint-Ernest.
École Louis-de-Frontenac. École de 14 classes construite en 1963 au 1240, boulevard Nobert, dans le secteur de la paroisse de Saint-Jean-Vianney, par la compagnie Robert Rosa, selon les plans de l'architecte Normand Gagnon. L'école fut fermée en 1990.
École Marie-de-Neuville. Construite en 1950, au coût de 158 839 $ et comprenant douze classes, elle portait à l'origine le nom de la paroisse, Notre-Dame-de-la-Garde. Elle devint vacante en 1988 et fut attribuée, le 29 juin 1989, à la Commission scolaire de Greenfield Park qui la céda, le 6 septembre 1989, à la Commission scolaire St. Lawrence. L'école fut nommée La Sittelle et accueillit les protestants.
École Marie-Victorin. Construite en 1959 au coût de 225 000 $, selon les plans de René Richard. Ouverte en 1960 sous la direction de Raoul Blais puis de M. Giasson, Louis Bertrand, Laurent Ménard, Jules Gadbois, Albert Raymond et Hélène Côté. L'école relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier et est située au 2190, rue Limoges, dans le secteur de la paroisse de Notre-Dame-de-Fatima.
École Model School. École protestante, également connue sous le nom de « Longueuil High School », construite, en 1903, au coût de 18 700 $, et située à l'emplacement de l'actuelle Place Longueuil. D. M. Gilmour en fut le premier directeur. L'école fut achetée 25 000 $ en 1945 par le gouvernement fédéral qui possédait une base militaire à cet endroit.
École Notre-Dame-de-Fatima. Construite en 1951 au coût de 197 150 $, l'école accueillait les jeunes filles de la première à la neuvième année. Elle fut ensuite achetée par la Commission scolaire régionale de Chambly pour en faire un centre spécialisé pour mésadaptés socio-affectifs. L'école fut alors dénommée « Le Déclic » et passa de nouveau sous la responsabilité de la Commission scolaire de Jacques-Cartier. Elle sert actuellement, en partie, de succursale à la bibliothèque municipale de Longueuil.
L'école est située au 45, rue Hémond, dans le secteur de la paroisse de Notre-Dame-de-Fatima.
École Notre-Dame-de-la-Garde. École pour jeunes filles construite en 1962, sur le boulevard Sainte-Foy, à l'angle de la rue La Salle, dans le secteur de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Garde, au coût de 300 000 $, selon les plans des architectes Papineau, Gérin-Lajoie et Lalande. L'école fut fermée en 1994.
École Notre-Dame-des-écoles.École élémentaire bâtie en 1958, au 695, rue Duvernay, en face de l'école Saint-Jean-Baptiste, dans le secteur de la paroisse de Saint-Georges, dans l'ancien Montréal-Sud. Il y avait une section pour les filles, une autre pour les garçons et une troisième, petite, pour les anglophones. L'école relevait de la Commission scolaire de Saint-Jean-Baptiste de Montréal-Sud. Thérèse Lecours en fut la première directrice. De 1963 à 1972, l'école passa sous l'égide de la Commission scolaire de Longueuil. En 1972, l'édifice fut loué à la Commission scolaire Saint-Exupéry. Le 9 décembre 1975 la Commission scolaire régionale de Chambly en fit l'acquisition et la transforma en un centre spécialisé pour déficients moyens. L'école relève aujourd'hui de la Commission scolaire de l'Eau-Vive et reçoit environ une centaine d'élèves de 13 à 21 ans, provenant d'une vingtaine de municipalités de la Rive-Sud, répartis en dix classes.
École Paul-de-Maricourt. École primaire construite en 1957 par l'entrepreneur J.-L. Guay. Située au 1275, rue Papineau, dans le secteur de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Garde, elle partage aujourd'hui ses locaux avec « Les Petits Castors ». Les frères de l'Instruction chrétienne y enseignèrent jusqu'en 1973. L'école relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Pierre-d'Iberville. Ouverte en 1961 au 897, rue Maple dans le Domaine Bellerive, le secteur nord-est de la paroisse de Saint-Pie-X. L'école, qui relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier, fut l'objet de travaux majeurs de rénovation en 1987.
École Plein Soleil. École primaire dite alternative. Ouverte par la Commission scolaire de Jacques-Cartier en septembre 1986, elle occupe des locaux à l'école Bourgeoys-Champagnat, au 2180, rue Brébeuf.
École Saint-Antoine. École élémentaire et secondaire de 17 classes, au coin de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly, dans le secteur de la paroisse de Saint-Antoine. Construite au coût de 363 000 $ par l'entrepreneur Marcel Rivest, selon les plans de Marc Cinq-Mars*. Fort heureux d'obtenir ce lucratif contrat, le contracteur défraya le goûter lors de la bénédiction du chantier le 23 février 1959. L'école fut bénie le 30 octobre 1960 par Mgr Coderre*.
Vendue par la Commission scolaireSaint-Exupéry à la Commission scolaire régionale de Chambly en 1979, elle sert ,depuis 1980, de local à la Maison de l'éducation des adultes et relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Saint-Arsène ou du Bas-du-Fleuve. La première école portant ce nom remonte aussi loin qu'en 1845. Construite entre les rues Léo et de l'Église, sur l'actuel boulevard Marie-Victorin, dans le secteur de Fatima. Une nouvelle école fut construite en 1903 au coût de 1 275 $.
École Saint-Charles. Cete école fut construite en 1926, au coût de 10 000 $. Située sur le chemin de Chambly, à l'angle nord-est du boulevard Curé-Poirier, elle disposait d'uhn balcon au-dessus de l'entrée principale. Un moulin à vent fut même install sur son toit pour y pomper l'eau. Avant la construction de l'église Saint-Charles-Borromée, en 1942, les gens assistaient à la messe dans cet édifice. De 1931 à 1957, la direction de cete école pour filles fut confiée aux soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. En 1957, les garçons remplacèrent les filles, puis au milieu des anées 1960, l'édifice devint un centre administratif. Le bâtiment fut détruit en 1974 pour permettre l'agrandissement du boulevard Curé-Poirier.
École Saint-Ernest ou du Coteau-Rouge. Cette école de quatre classes fut construite en 1942. Elle était située au 1331, rue Sainte-Hélène, à l'angle du chemin du Coteau-Rouge, aujourd'hui le boulevard Sainte-Foy, dans le secteur de la paroisse Notre-Dame-de-la-Garde. Ce sont les frères de l'Instruction chrétienne qui la prirent en charge. En 1957, l'école accueillit les anglophones de confession catholique, puis en 1962, elle adopta le nom de Louis-de-Châteauguay. Les soeurs de la communauté Notre-Dame-du-Bon-Conseil y enseignèrent notamment les « arts familiaux ».
École (ou Académie) Saint-Georges. Construite à l'automne de 1913 par Guertin et Bouchard, selon les plans d'Alfred Préfontaine*, l'école de seize classes pour jeunes filles fut administrée par les soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Suite à une demande du Club ouvrier de Longueuil, on y implanta une école du soir en 1920; mais elle dut mettre un terme à ses activités, faute d'inscriptions. En 1922, la classe anglaise fut transférée à la nouvelle école Sainte-Rose. En 1950, l'école fut agrandie au coût de 150 200 $ par la firme L.-P. Thériault, selon les plans de l'architecte Marc Cinq-Mars*, et sa construction fut terminée le 4 avril 1952. En 1962, une annexe, baptisée « école Saint-Antoine » y fut ajoutée, et c'est à ce moment que l'école Saint-Georges changea de nom pour celui de Saint-Antoine. Aujourd'hui, le complexe, situé à l'angle de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly, dans le secteur de la paroisse de Saint-Antoine, est occupé par la Maison de l'éducation des adultes, qui relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier. L'école abrita autrefois la Commission scolaire catholique de Longueuil.
École Saint-GeorgesÉcole Saint-Isidore. C'est au 3055, chemin de Chambly, entre les boulevards Des Ormeaux et Roberval, dans le secteur sud de la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus, que fut construite en 1904, au coût de 1 547 $, cette école, en remplacement de la précédente, construite en 1856, vendue aux enchères. La particularité de ce genre d'école, où l'on enseignait aux enfants du cours primaire dans une même salle, consistait à permettre à l'institutrice de résider en permanence dans l'édifice, à certaines conditions. La Commission scolaire ne chargeait aucun loyer et défrayait même les coûts d'éclairage et de chauffage. En contrepartie, l'institutrice devait entretenir adéquatement la résidence. À la fin des années 1950, l'école reçut une partie du surplus des élèves de la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus. De 1964 à 1966, elle ne reçut que des classes de maternelle, puis l'édifice fut démoli.
École Saint-Isidore
École Saint-Jean-Baptiste. Une première école fut construite à Montréal-Sud par Denis Larivée, au coût de 3 200 $, sur la rue Victoria, aujourd'hui Saint-Laurent, en 1903, selon les plans de l'architecte Perreault*. Il fallut cependant construire un bâtiment de bois à côté de l'école pour y loger les toilettes. Les soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie en prirent la direction à partir de 1907. Elle servit d'église catholique et possédait d'ailleurs un clocher, dont la cloche fut donnée par Antoine Racicot. L'école fut bénie le 25 octobre 1903.
Les frères de l'Instruction chrétienne remplaçèrent, en 1948, les soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie qui allèrent enseigner à la nouvelle école Jean-Lequin. Dès l'année suivante, ils durent se résoudre à enseigner temporairement à l'école Jean-Lequin* puis, en 1950, dans les baraques de l'armée, à l'emplacement actuel de la Place Longueuil, qui logèrent alors dix classes dont deux anglaises. L'école fut démolie au mois d'avril 1958.
Une nouvelle école Saint-Jean-Baptiste, de 17 classes, fut construite en 1954, au coût d'environ 400 000 $, au 700, rue Duvernay, autrefois Hindland, à l'angle du boulevard Desaulniers, dans le secteur de la paroisse de Saint-Georges, qui accueillit alors 440 élèves. L'école fut agrandie en 1961 d'après les plans des architectes Larose et Larose, au coût de 316 000 $. En 1963, un gymnase conçu par Rodolphe Lajoie y fut ajouté.
Les frères de l'Instruction chrétienne y dispensèrent l'enseignement jusqu'en 1969, alors qu'ils déménagèrent à l'école secondaire Gérard-Filion. L'école devint alors un centre d'adaptation scolaire; puis la Commission scolaire régionale de Chambly l'acheta en 1976, et en fit une école pour les élèves de 1re et 2e années du cours secondaire à partir de 1980-1981. L'école subit des transformations majeures en 1994 avec la construction de laboratoires de sciences, d'un nouveau gymnase et d'une bibliothèque. Elle accueillit alors des élèves de tous les degrés du cours secondaire, sous la responsabilité de la Commission scolaire de l'Eau-Vive. L'École secondaire Saint-Jean-Baptiste accueille aujourd'hui environ 576 élèves de la 1ère à la 5e secondaire provenant de Longueuil et de Saint-Lambert.
École Saint-Jean-BaptisteÉcole Saint-Jean-Vianney. Nom donné à la première école de la paroisse de Saint-Jean-Vianney, en 1946. Elle était logée à l'étage supérieur de l'église. On construisit en 1949, sur la rue Beauregard, à l'angle de la rue Préfontaine, une école de 12 classes au coût de 158 846 $ qui porta ce nom, pour ensuite être nommée Lambert-Closse. Les garçons étaient regroupés en six classes, à l'étage, et les filles en six classes, au rez-de-chaussée. Elle fusionna avec sa voisine, l'école Élisabeth-Moyen, pour devenir l'école Hubert-Perron.
École Saint-Jude. Construite dans le secteur de la paroisse de Saint-Jude, en 1958, au coût de 180 000 $, par l'entrepreneur Robert Rosa, elle disposait de seize classes. Elle porte aujourd'hui le nom de «La Nyctale», alors que la nouvelle école Saint-Jude est située au 653, rue Préfontaine, et répond aux besoins des élèves déficients auditifs soit environ 206 élèves. L'école de la Nyctale est située au 1450, rue de Wagram, et relève de la Commission scolaire de l'Eau-Vive. Elle offre des cours du préscolaire à la 6e année, à environ 250 élèves.
École Saint-Pie X. Déjà, lors d'une assemblée des commissaires d'école, le 30 avril 1957, le nom de l'école Saint-Pie X était approuvé et il ne restait qu'à entreprendre la construction de cette école pour filles, ce qui fut fait à l'été de 1958. Située au 388, rue Lamarre, cette école était bientôt intégrée au concept du parc-école Carillon, une entreprise conjointe de l'OTJ, de la commission scolaire de Jacques-Cartier et des autorités municipales. Ce parc-école devait en effet comprendre tout le quadrilatère formé des rues Lavallée, Lamarre, Laurier et Rougemont. Ce projet représentait une première à ville de Jacques-Cartier. L'école Saint-Pie X, sur la rue Lamarre près de la rue Lavallée, était en construction, en juillet 1958, quand parut, dans le Courrier du Sud, une photographie de A. A. MacNair montrant les plans de ce fabuleux projet. Cependant en septembre 1958, l'école n'était toujours pas prête à recevoir les jeunes filles et celles-ci durent fréquenter l'école Jeanne-Dufresnoy, l'ancienne école Saint-Charles pour filles, sise sur la rue Wolfe, jusqu'au tout début de l'année 1959. En janvier de cette année, les jeunes filles qui devaient fréquenter la nouvelle école Saint-Pie X firent leur entrée dans le nouvel immeuble du 388, rue Lamarre. C'étaient les sœurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie qui enseignaient à cette nouvelle école comme elles le faisaient à Jeanne-Dufresnoy. La nouvelle école fut bénie par Mgr Gérard-Marie Coderre le 28 juin 1959. Les religieuses enseignèrent à Saint-Pie X jusqu'en 1972. On y retrouvait les noms de sœur Gertrude-de-l'Eucharistie, de sœur Gertrude-Yvonne, de sœur Marie-Marthe, de sœur Louis-Oscar et de sœur Marie-Ange Dugré comme directrices de l'institution. Au chapitre des enseignantes, les jeunes filles bénéficièrent des leçons des religieuses suivantes : sœurs Marie-Magloire-des-Anges, Marie-Paul-Henri, Marie-Emma, Marie-Antoinette du Sauveur, Marie-François-de-Sales, Marie-Denise-Lucille, Marie-Antoinette-du-Rosaire, Jean-Marie, Marie-Madeleine-de-Pazzi, Marie-François-de-Laval, Marie-Élie-du-Carmel, Marie-Dominique, Marie-Thérèse-du-Rédempteur, Marie-Henri, Éveline-Marie, Marie-Jean-Bernard, Marie-Hélène-de-la-Croix (Marguerite Côté, de son nom laïc), de même que des sœurs Bernadette Sylvain et Pierrette Dubuc. On y enseigna jusqu'en 1972. C'est le 20 avril 1977 que l'immeuble fut acheté pour y accueillir le CLSC de Longueuil-Est, mais l'inauguration officielle du CLSC ne se fit que le 25 mai 1979. C'est cette nouvelle vocation de l'école Saint-Pie X qui perdure.
École Saint-Pierre-Apôtre. École élémentaire de la paroisse de Saint-Pierre-Apôtre située sur la rue Saint-Jacques, construite en 1951 au coût de 177 700 $ par Patrick Baillargeon selon les plans de l'architecte Marc Cinq-Mars*. Elle fut vendue, en 1980, et est occupée actuellement par la «Maison Le Réveil».
École Saint-Romain. Construite en 1958, au coût de 268 236 $, elle comprenait sept classes, incluant la classe de l'école Saint-Vincent. L'école, située au 1995, rue Bédard, dans le secteur est de la paroisse de Saint-François-de-Sales, fut ouverte en 1960. Elle fut endommagée par un incendie le 29 septembre 1981, entraînant des coûts de réparation d'environ 100 000 $. Elle relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École Saint-Vincent. Construite en 1899 et située, à l'époque, au 2315, chemin De Gentilly, aujourd'hui le boulevard Roland-Therrien, dans le secteur de la paroisse de Saint-François-de-Sales. Elle contenait une seule classe à degrés multiples, et était habitée par l'enseignante. L'édifice fut détruit vers 1960.
École Sainte-Claire. École catholique à l'origine bilingue de seize classes, au 805, rue Gardenville, construite, en 1963, au coût de 412 885 $, selon les plans de l'architecte Gilles Larose*. Elle relève de la Commission scolaire de l'Eau-Vive et dispense aujourd'hui des cours du préscolaire à la 6e année à environ 270 élèves.
École Sainte-Louise-de-Marillac. École élémentaire de la paroisse de Sainte-Louise-de-Marillac, au 902 Gardenville, au sud de la rue Perreault, ouverte au mois de septembre 1960. Elle fut construite par la compagnie Lecaut, selon les plans de l'architecte Lajoie. Elle comprenait une section pour les garçons, avec un gymnase, et une autre aile, au sud, pour les filles avec un autre gymnase. Détruite par un incendie en 1973, elle ne fut pas reconstruite. Elle fut démolie en 1975 et on y a aménagé le parc Gardenville. La Ville de Longueuil est propriétaire du terrain.
École Sainte-Marie. Construite en 1885 par Joseph Aubertin. Elle était située au 1222, chemin du Coteau-Rouge, le boulevard Sainte-Foy, dans le secteur de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Garde. En 1904, on y ajouta un vestibule et on modifia le second étage pour y loger l'institutrice. D'une seule classe, elle en avait deux lorsque les anglophones ont commencé à la fréquenter en 1954. Elle fut démolie en 1965.
École Sainte-Marie
École Sainte-Rose. École élémentaire sur la rue Labonté, dans le secteur de la paroisse de Saint-Antoine, ouverte en 1922. Il y eut, dès la première année, une classe réservée aux anglophones; en 1956, il y avait trois classes anglaises. La clientèle anglaise fut déménagée, en 1958, à l'école François-de-Bienville. La première version de l'école ne contenait qu'un seul étage qui s'avéra rapidement insuffisant. Un second étage, comprenant quatre classes supplémentaires, fut donc construit en 1923. Ce sont les soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie qui avaient la charge de l'enseignement. En 1946, une annexe fut construite par Gaspard Archambault au coût de 103 137 $, selon les plans de l'architecte Marc Cinq-Mars*; l'école fut bénie par Mgr Anastase Forget* en 1949. L'école comptait 438 élèves en 1952. En 1958, elle offrait des cours aux garçons, de la première à la cinquième année inclusivement, et aux filles, de la première à la neuvième année inclusivement.
L'école fut fermée et vendue à la Ville de Longueuil en 1975, démolie en 1976 et remplacée par un centre d'accueil pour personnes âgées, la Maison Sainte-Rose, construit selon les plans de l'architecte Roméo J. Desjardins et inauguré le 9 juin 1980.
École Samuel-de-Champlain. École primaire de 24 classes située au 2101, rue Lavallée, dans le secteur de la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus. Construite au printemps 1958, au coût de 250 000 $, elle put accueillir, en septembre 1960, 457 étudiants sous la direction de Roch Boucher
École secondaire Gérard-Filion. École jumelée de 48 classes construite en 1963 par l'entreprise Désourdy, selon les plans de l'architecte Marc Cinq-Mars* et sous la supervision des ingénieurs Barré, Pellerin et Poirier. Une section, dirigée par Louise Simard, était réservée aux filles, et l'autre, dirigée par Robert Belle-Isle, aux garçons. L'inauguration officielle eut lieu le 19 janvier 1964. La direction générale de l'établissement avait été, en premier lieu, confiée à Bernard Jasmin.
École secondaire Gérard-FilionRapidement, les locaux devinrent insuffisants pour les 1 400 élèves des 10e et 11e années. La concentration étudiante dans ce secteur augmenta davantage avec l'ouverture de la « South Shore Catholic High School », à proximité. Il fallut donc faire l'achat de locaux préfabriqués pour les recevoir. En 1965, les étudiants fondèrent leur association. De nouveaux pavillons s'ajoutèrent d'une année à l'autre. Elle devint la première polyvalente du Québec et fut inaugurée comme telle en 1968, intégrant la première année du cours secondaire en 1970. En 1978, l'Amicale des Anciens fut fondée.
L'école, située au 1330, boulevard Curé-Poirier Ouest, dans le secteur de la paroisse de Saint-Jean-Vianney, relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École secondaire Jacques-Rousseau. Construite en 1974 selon les plans de l'architecte Marc Cinq-Mars*, par B.G.L Construction, sous la supervision des ingénieurs Claude Lanthier et Jean Saïa au coût de 6 122 000 $. Normand Lapointe fut son premier directeur. Elle innovait par ses aires ouvertes. On procéda cependant au cloisonnement de ces aires en 1990 et l'école inaugura ses nouveaux locaux le 12 février 1991, tout en dévoilant un nouveau logo conçu par Robert Béliveau, alors enseignant à cette école.
L'école relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier et est située au 444, rue De Gentilly Est, dans le secteur de la paroisse de Saint-Pie-X.
École secondaire Notre-Dame-de-Lourdes. Fondée en 1950 par les Filles de la Providence. Une quinzaine de religieuses y dispensaient l'enseignement, et 28 pensionnaires logeaient dans l'édifice de 105 pieds par 46. En 1954, une nouvelle aile de 64 pieds par 86 permit d'accueillir une soixantaine de nouvelles pensionnaires. Cette seconde aile fut construite par la compagnie Albert Gendron, de Jacques-Cartier, selon les plans de l'architecte Dumais, de Montréal. Le couvent fut cédé, en 1972, à une corporation sans but lucratif, dirigée par Lorenzo Larouche. En 1985, sous la direction générale de Gérard Brodeur et sous la présidence de Carmen Larose, l'édifice fut agrandi au coût de 2 200 000 $. Cette école privée fut le dernier externat, exclusivement réservé aux jeunes filles, de la région. L'école est devenue mixte pour l'automne 1996 et devint, à la même occasion, une école d'éducation internationale.
L'école est située au 845, chemin Tiffin, dans le secteur de la paroisse de Saint-Jude.
École secondaire Notre-Dame-des-Missions. Construite en 1954 sur la rue Dubuc, au coin de la rue Gamache, dans le secteur de la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus. Le couvent fut agrandi en 1963, selon les plans de l'architecte Gilles Larose*, par la firme de Jacques Bouchard, sous la supervision de l'ingénieur conseil Guérette. Ce sont les soeurs de la communauté de Notre-Dame-des-Missions, fondée à Lyon en 1861, établie au Canada en 1898, et à Jacques-Cartier en 1948, qui furent les responsables de l'enseignement. En 1973, l'école changea de nom pour « l'Escale » et se spécialisa en réadaptation des enfants souffrant de problèmes affectifs.
École secondaire Pierre-Dupuy. École de formation professionnelle, située au 1150, chemin Du Tremblay, dans le secteur de la paroisse de Saint-François-de-Sales, ainsi nommée en l'honneur de Pierre Dupuy, commissaire général de l'« Expo '67 ». Elle porta, jusqu'en 1970, le nom d'École des métiers de Jacques-Cartier. Construite en 1965 au coût de 1 774 456 $, l'école, dirigée par Yves Lanouette, fut inaugurée au mois d'avril 1967. On y ajouta, à partir du 25 octobre 1993, un nouveau pavillon d'une capacité de 440 étudiants, au coût de 14 millions de dollars. Cet ajout fut réalisé par Construction Château St-Marc, selon les plans de Consortium Rive-Sud. L'école relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.École secondaire Saint-Jean-Baptiste. Voir École Saint-Jean-Baptiste.
École St. Mark. Petite école protestante originalement construite en 1876, au coût de 961 $. Elle était située entre la rue Saint-Jean et l'église St. Mark. Elle aurait été remplacée en 1889 par une autre école, elle-même détruite au mois d'octobre 1935.École St. Mary's Elementary. Première école anglophone de la Cité de Jacques-Cartier, fondée en 1959. Elle déménagea à maintes reprises, notamment à l'école Jeanne-Dufresnoy, pour finalement s'établir, en 1979, dans le même bâtiment et sous le même nom que l'école Jean-de-Brébeuf. En 1987, elle retrouva son nom original de St. Mary's.
École Tournesol. École à aires ouvertes inaugurée le 27 septembre 1975, et située au 2515, rue de Boulogne, dans le secteur sud de la paroisse de Saint-Vincent-de-Paul. Elle devint la première école, en 1991, à signer une entente de partenariat avec l'Université du Québec à Montréal, pour la formation de maîtres de l'école primaire. L'école relève de la Commission scolaire de Jacques-Cartier.
École William White School. École anglo-protestante construite en 1927 au 1212, rue de Wagram, à l'angle sud-ouest de la rue Mercier, à Montréal-Sud, au coût d'un peu plus de 12 000 $. En 1948, sa superficie fut doublée au coût de 60 777 $. L'école loge actuellement au 770, rue Mercier, et relève de la Commission scolaire régionale protestante South Shore.
Édeline, Charles (1641-1711). Maître cordonnier et premier bedeau de la paroisse de Saint-Antoine. Concessionnaire, en mars 1675, d'une terre de 2 arpents de front par 20 de profondeur, à l'est du chemin de Chambly. Il était cependant déjà présent à Longueuil depuis au moins 1670, et avait acheté une terre de Thomas Chertren (Chartrand) en 1673.
Fils de David Edeline et de Noëlle Lambert. Époux de Jeanne Braconnier (1675) de qui il eût 12 enfants. Son fils Charles fut d'ailleurs baptisé dans le manoir du seigneur Charles Le Moyne*, en 1678.
Notaire Date Acte Titre Basset 1673-05-14 #924 Vente par Thomas Chartrand à Charles Édeline Raimbault père 1700-06-08 #309 Déclaration par Édeline au profit de la veuve Bouteillé-(Angelique Chapacou) Le Pailleur 1705-03-29 #229 Obligation par Édeline et sa femme à monsieur et et damoiselle Lavoine
Églises catholiques. Voir Paroisses.
Église baptiste évangélique de Longueuil. Les baptistes s'installèrent à Longueuil, en 1855, à l'angle nord-ouest des rues Grant et Sainte-Élizabeth. Ils se désignaient sous l'appellation "La Société évangélique de la Grande-Ligne" et leurs membres étaient francophones. L'édifice servit à la fois d'école pour jeunes filles et de chapelle. Ils étaient arrivés à Longueuil à la suite de l'incendie, l'année précédente, de leur bâtiment à Saint-Pie. En 1876, ils quittèrent les lieux et le bâtiment devint le Foyer Saint-Antoine. Il fallut attendre presque un siècle avant que les membres de cette église, nommée alors l'Église baptiste évangélique du Sud, ne tinrent une réunion de fondation, le 10 décembre 1961, dans le « Canadian Legion Hall », sur la rue Mercier. Le 20 mai 1962, ils achetèrent la propriété du 785, boulevard La Fayette, et y construisirent une nouvelle église, au mois d'octobre 1967. En 1990, la communauté modifia son nom en devenant l'Église baptiste évangélique de Longueuil. Elle occupa un nouvel édifice, au 839, rue La Salle, au mois de décembre 1992.
Les pasteurs de cette église furent:
1961-1977 Élisée Beau 1977-1987 Claude Laverdière 1987-1994 Richard Houle 1994-1995 Ernest Keefe, intérimaire 1995- Claude Beaulieu
Église Béthanie de Longueuil. Église évangélique de la Pentecôte construite par la firme Blanchette et Amiot en 1946, au 1783, rue Sainte-Hélène. Elle portait alors le nom de Chapelle Béthanie, mais en 1968, son nom fut modifié pour Église Béthanie de Longueuil. Les pasteurs en furent:
1947-1949 Roger Daignault 1949-1954 Lucien Chouinard 1954-1994 Robert Le Brasseur 1994- Vito Sciacca
Église Gardenville United Church. Le 10 novembre 1905, le comité directeur de la South Shore Presbyterian Mission composé de messieurs Porteous, Ferris, McPhee et Jarvis se réunirent chez G. W. Murray pour discuter de la construction d'une église. Andrew Hardie donna le terrain et une somme de 3 000 $ pour mener à terme ce projet. La pierre angulaire de l'église, située au 250, rue Gardenville, fut installée le 30 juin 1906 et l'office inaugural de la nouvelle église fut célébré le 16 septembre 1906. L'église fut d'abord prise en charge par un étudiant en théologie, M. Campell, en 1906-1907. Les ministres de la Gardenville Avenue Presbyterian Church furent:
1908-1910 C. E. Cameron 1910-1912 Thomas Harrison 1912-1918 G. R. Allan 1918-1919 H. N. Morgan 1919-1922 E. J. Rattlee 1922-1925 J. Hamilton 1925 P. Tanner
En 1925, l'église joignit les rangs de la United Church et devint la Gardenville Avenue United Church. James M. Dalton y est présentement le ministre responsable.
Église Gardenville United ChurchÉglise méthodiste (de la rue Saint-Charles). Les membres de cette religion s'installèrent, en 1882, à Longueuil. Il construisirent une chapelle de bois de 16 pieds de front, sur la rue Saint-Charles, et de 24 pieds de profondeur, à 64 pieds de l'angle nord-ouest de la rue Saint-Jacques, en face de la pointe du parc du Triangle (parc Saint-Jean-Baptiste), ce qui serait aujourd'hui le bâtiment du Courrier du Sud. Ce terrain avait été concédé à Pierre Vincent. Celui-ci y fit construire une maison à deux logements; la partie située à l'angle des rues Saint-Charles et Saint-Jacques fut vendue à Georges Kernick* et la partie ouest à Adolphe Cherrier. James Kyle Urguhart acquit la propriété d'Adolphe Cherrier et le terrain vacant sur lequel allait être construite la chapelle. Il vendit le tout au révérend Henry Wilkes. Ce dernier mourut et son épouse vendit une partie du terrain et l'église, le 24 novembre 1887, aux syndics de l'Église méthodiste (Isaac Shaw, Charles Hanson, Thomas Dawson, etc.). La propriété fut ensuite vendue en 1889 à François Crevier.
Église Montreal South United Church. En 1888, un groupe d'hommes d'affaires du secteur de Montréal-Sud achetèrent le lot 158-81, sur la rue Sainte-Hélène, dans le but d'y ériger un temple méthodiste. La Montreal South Methodist Church fut bénie en 1892. En 1890, les services religieux avaient lieu dans la résidence d'Alfred Humphrey. En 1891, les méthodistes et les baptistes utilisèrent la gare du Grand Tronc, à l'intersection des rues Washington et Sainte-Hélène. L'église avait été construite selon les plans del'architecte W.H. Rosevear Jr. Elle changea son nom lors de la fusion des églises en 1925. L'église cessa ses activités le 28 juin 1970. Elle est aujourd'hui abandonnée et en voie de disparition.
Église St. Mark. À la suite des pressions, en 1841, de Frederick Broome, pasteur de la paroisse de Sant-Luc de Laprairie, auprès du baron Charles William Grant*, les protestants épiscopaliens obtinrent un terrain et firent construire, par Allen Robinson, une église de style néo-roman en 1842. Les anglophones et protestants étaient alors fort peu nombreux dans le Village de Longueuil. Au recensement de 1851, sur 3 021 personnes, 2 947 étaient catholiques et 53 anglicanes. On ne recensa que 7 anglophones, 68 Irlandais et 9 Écossais. Les anglophones ont traditionnellement habité le quartier de Longueuil-Ouest, du boulevard Quinn à la rue Gardenville, notamment à cause de activités ferroviaires.En 1844, un violent ouragan renversa le clocher de l'église. Il fut reconstruit par Jos. Tiffin en 1867.
En 1847, Richard Lonsdell, qui devint plus tard archidiacre d'Hochelaga, hérita des paroisses de Laprairie et de Longueuil. En 1852, le baron Grant fit don de l'église à Francis Fulford, l'évêque du nouveau diocèse de Montréal. En 1864, Edmund Wood, de l'Église St.John the Evangelist, de Montréal, prit la relève. Excellent musicien, il organisa, en 1865, un concert au bénéfice de l'église dans l'entrepôt du Grand-Tronc et put ainsi acheter un orgue. Suite aux pressions des citoyens protestants, l'église obtint, en 1872, un révérend résidant, R.W.B. Webster, qui était d'ailleurs l'assistant du révérend Wood. Des transformations majeures furent alors effectuées à l'église. On planta plus de 90 arbres et, en 1876, on construisit une petite école entre l'église et la rue Saint-Jean, au coût de 961 $. L'école fut détruite au mois d'octobre 1935. La Commission scolaire protestante, dissidente de la Commission scolaire catholique, avait été fondée en 1868. Elle obtint sa reconnaissance juridique en 1894.
Suite à la démission du révérend Webster, Thomas Everett le remplaça jusqu'en 1879, année où il dut laisser son poste pour des raisons de santé. Ernest Houghton le remplaça le 14 mai 1879. Fred W. Webber succéda à Hougton qui s'était d'ailleurs absenté pendant presque une année complète entre 1880 et 1881 pour aller solliciter un soutien financier en Angleterre. Webber préféra retourner aux études et J. Gilbert Baylis prit charge de l'église, le 10 mai 1886. C'est sous son administration que St Mark reçut ses titres de paroisse et que fut construit le presbytère en 1893. Celui-ci fut vendu 135 000 $, en 1987, à une corporation qui le loua à la station de radio communautaire de la Rive-Sud. La Ville de Longueuil acheta, en 1990, l'édifice du Vieux-Presbytère.
J.Gilbert Baylis quitta Longueuil le 30 août 1896 pour devenir secrétaire du diocèse de Montréal. N.A.F. Bourne lui succéda jusqu'en 1906. Puis ce fut la longue administration d'Hector P. Mount, de 1906 à 1932. C'est lui qui constitua, à Montréal-Sud, la desserte St. Oswald. E. H. Waters lui succéda jusqu'en 1935, alors qu'il choisit de retourner dans sa famille en Angleterre. Le révérend J. B. Bonathan prit la relève d'une église endettée par la diminution constante de la population anglophone à Longueuil et la crise économique des années 1930. La dette fut liquidée dès 1942. En 1945, des rénovations importantes furent encore entreprises et, en 1956, on construisit une salle paroissiale au coût de 30 000 $. Le révérend Bonathan abandonna la direction de l'église en 1971. Ceux qui le suivirent furent:
1971-1976 George Long 1976-1982 Reginald M. Turpin 1982-1994 Norman Michael Butwill 1994- Michael J. Robson En 1994, St Mark et Ste Margaret d'Antioche de Saint-Hubert s'unifièrent pour former la nouvelle paroisse de Saint-Hubert et Longueuil.
Au mois de mai 1996, le terrain situé entre la rue Saint-Charles et l'église fut aménagé en parc comprenant notamment un kiosque. Le parc fut ouvert officiellemnt le 26 juin 1996.Église St. Oswald. Église anglicane de 300 places, à Montréal-Sud, à l'angle sud-est de la rue La Salle et de la rue Benjamin-Constant. Elle fut détruite par un incendie en 1959. À partir de 1970, le responsable de l'église St. Mark desservait aussi l'église St. Oswald. Ce fut notamment le cas du révérend Bonathan. Ce bâtiment fut également détruit par un incendie en 1979, et vendu à des orthodoxes en 1981, dirigés par M. Kam Rizk. L'église brûla de nouveau les 6 août et 3 octobre 1990.
Électricité. L'électricité fut installée, dans les résidences, commerces et industries du Vieux-Longueuil, à la suite d'un règlement municipal qui confiait, en 1903, son implantation à la Royal Electric Company. Les rues ne furent éclairées à l'électricité, par la Montreal Light and Power, qu'à partir de 1910, c'est-à-dire en même temps que l'implantation des tramways; l'électricité remplaçait ainsi les réverbères alimentés par l'huile de pétrole.
Les premières mentions des Émard, dans la seigneurie de Longueuil, remontent au mariage de Pierre et de Jeanne-Marguerite Beloy, en 1702.
Émard, Antoine (1856-1904). Maire de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1900 à 1903, et commissaire scolaire en 1896. Inspecteur de voirie pour son quartier, il résidait à l'extrémité ouest du chemin Du Tremblay. Il était propriétaire des lots 57, de 60 arpents, et 59, de 96 arpents.
Natif de Longueuil; fils de François Émard et de Philomène Brosseau. Époux d'Azilda Achim (1881), née en 1857 et décédée en 1946.
Émard, Félix (1876-1964). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil du 20 avril 1926 au 15 mai 1933, et marguillier de 1935 à 1937. Cultivateur, il résidait à la limite sud-est du chemin de Chambly, sur le lot 111, d'une superficie d'environ 94 arpents, près de l'actuel aéroport de Saint-Hubert.
Son père possédait le lot 60, dans le fief Du Tremblay, les lots 22 et 23 dans le secteur du Bassin ou du chemin du Lac et le lot 292, sur une des îles formant les Îlets-Verts.
Fils de Félix Émard, cultivateur sur le chemin du Lac, et de Joséphine Delage dite Lavigueur. Époux de Émélina Roy (1905).
Émard, Paul-Marie (1912-1958). Après avoir travaillé 18 ans pour la Laiterie Saint-Alexandre, il prit en charge la compagnie d'assurance de son beau-frère, O.-René Gravel*. Il fut organisateur en chef du Parti libéral de la circonscription de Chambly en 1952 et 1953. Chevalier de Colomb du 4e degré, Grand Chevalier du Conseil de l'Assemblée Louis-Marquis-de-Montcalm, il résidait rue Saint-Jacques.
Fils de Médéric Émard et d'Alice Mainville. Époux de Pauline Gravel.
Émard, Pierre (1859-1924). Conseiller de la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil de 1894 à 1900. Marguillier de la paroisse de Saint-Antoine de 1906 à 1908. Cultivateur sur le lot 13, d'environ 105 arpents, dans le secteur actuel de Fatima.
Époux d'Anathalie Geoffrion dite St-Jean.
Entraide Chez-Nous. Organisme communautaire, né en 1971 de la fusion des sociétés de Saint-Vincent-de-Paul, masculine et féminine, de la paroisse du Sacré-Coeur-de-Jésus, sous l'initiative d'Yvette Champagne et de Gabrielle Houde. D'abord nommé Service d'entraide aux familles, le nouveau nom fut adopté en 1976. L'organisme vient en aide aux individus et familles démunis en fournissant réconfort, nourriture, vêtements et meubles. Sa fondatrice, Antoinette Robidoux*, distribuait d'ailleurs des vêtements à partir de son propre logement.
Les premiers locaux furent situés à l'angle des rues Gamache et King-George. En 1975, le service d'entraide s'installa au sous-sol de l'église Sacré-Coeur-de-Jésus. Incorporé en 1978, l'organisme met l'accent sur la promotion sociale et l'éducation. Il offre des activités très diversifiées dont, depuis 1983, des ateliers de couture. La paroisse de Saint-Pie-X est affiliée au mouvement.
Les présidentes et le président furent:
1971-1981 1981-1988 Pauline Robillard 1988-1993 Bibianne Gemme 1993-1994 Jean-Yves Laverdure 1994-1995 Jacynthe Turcotte
Esclaves. L'esclavage ne se pratiquait pas qu'au sud des États-Unis. Longueuil a eu sa part d'esclaves. La situation n'avait évidemment rien de comparable à celle de nos voisins, ni par le nombre, ni par ses caractéristiques. Les esclaves, au Québec, étaient en majeure partie des Amérindiens et particulièrement des Panis, c'est-à-dire des Amérindiens originaires de la Louisiane ou du Mississippi ramenés par les explorateurs français. Posséder un esclave était un grand luxe et n'était, conséquemment, réservé qu'à la classe sociale la plus aisée.
Le baron Charles Le Moyne* possédait un couple d'esclaves qui eurent au moins sept enfants, tous baptisés à Longueuil. Des esclaves noirs figurent d'ailleurs sur les armoiries des Le Moyne. D'autres esclaves amérindiens vinrent accroître ce nombre. Au décès du premier baron de Longueuil, la succession fit le partage des esclaves, quitte à séparer les enfants de leurs parents.
Le notaire seigneurial François-Pierre Cherrier* posséda une esclave amérindienne.
André Marsil en posséda également un du nom de Joseph; il lui fit notamment faire du transport en canoë, en 1736, pour un nommé Bourassa; il est précisé dans l'acte notarié que Marsil en est le propriétaire. L'année suivante, ses services furent loués à Nicolas Volant.
Adrien Fournier dit Préfontaine (fils) avait acheté, en 1757, un esclave de 7 à 8 ans qu'il avait payé 350 livres (greffe du notaire Hodiesne no 3374).
L'historien Marcel Trudel a également identifié François Collin, vers 1785, Jacques Desautels, entre 1765 et 1784, et Toussaint Truteau*, vers 1722, comme propriétaires d'esclaves; il estime de plus que Charles Surprenant, vers 1734, aurait pu être le propriétaire de Pierre Suprenant, de la nation Pacota.
Le dernier cas, et le plus complexe, est celui de Joseph Panis, né sous le nom de Joseph Bourdon, qui épousa Marie Boudau. Dans ce cas, la personne a modifié son nom d'origine. Qui plus est, elle reçut une concession du baron de Longueuil sur la côte d'Adoncourt, en 1724, qu'elle revendit dès le lendemain.
Si l'on se fie à la coutume d'alors, Joseph Panis aurait été l'esclave d'un Bourdon. Nous croyons que Jacques Bourdon*, notaire seigneurial de Longueuil de 1675 à 1720, pourrait avoir été son propriétaire. Cependant, Joseph Panis, né Bourdon, étant censitaire en 1724, il nous apparaît clairement qu'il n'était pas, à cette époque, esclave. D'ailleurs, le fut-il vraiment?
Les premières mentions des Éthier, à Longueuil, remontent au décès, en 1851, de Mathilde Éthier, épouse de Charles Deniger.
Éthier, Henri. (1904-1977). Employé du ministère des Postes, il fut directeur de la chorale de la paroisse de Saint-Antoine de 1937 à 1949 et de 1968 à 1976. Il résidait à l'actuel 727, rue Saint-Alexandre.Excel (Club). Club nautique fondé dans les années en 1936 par l'avocat John Kerry. W.W. Browning, ancien commodore du Longueuil Boating Club (1928-1934) y fut également un président fort actif et influent. Son emplacement était situé à proximité du Longueuil boating Club et le club possédait un chalet et un club de tennis à l'angle des rues Excel (anciennement en face du parc Saint-Charles) et de l'Aqueduc (rue à mi-chemin entre la rue Saint-Charles et le Bord-de-l'Eau).
Excel (Terrasse). Voir Terrasse Excel.
Expo 67. Exposition universelle ouverte le 28 avril 1967 sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame. Suite à une idée originale d'Alphonse Barthe, les premières démarches sont imputables au Parti conservateur du Canada, et en particulier au ministre Pierre Sévigny, à l'Union nationale de Maurice Duplessis et au maire de Montréal, Sarto Fournier. Ce n'est qu'à la suite du désistement de l'Union soviétique, qui avait obtenu les droits pour l'Exposition de 1967, que le maire Jean Drapeau s'impliqua, avec beaucoup de vigueur, dans le projet. Le gouvernement canadien y voyait une bonne occasion de célébrer le centenaire de la fédération canadienne. L'événement fut grandiose. Des millions de touristes envahirent les îles et la région de Montréal. C'était le premier pas significatif de l'ouverture du Québec sur le monde.
Externat classique de Longueuil. Le 25 mai 1949, Mgr Forget*, évêque du diocèse de Saint-Jean, autorisait l'ouverture d'un externat classique pour garçons. Les pères Franciscains acceptèrent l'invitation de prendre en charge cette institution. À la première année d'existence, en 1950, les 32 étudiants recevaient leurs cours à l'étage supérieur de l'église Saint-Jean-Vianney. Après avoir reçu ses lettres patentes du gouvernement du Québec le 27 juillet, elle obtint son affiliation à la faculté des Arts de l'Université de Montréal le 9 décembre suivant. Le 13 septembre 1951, la nouvelle bâtisse de 450 pieds de largeur par 60 pieds de profondeur, située sur le chemin de Chambly, à Jacques-Cartier, était prête pour loger les étudiants d'Éléments latins et de Syntaxe. L'école ne devient officiellement un collège classique que le 24 septembre 1952. Elle comprenait notamment 10 classes, une chapelle et un auditorium. le bâtiment coûta plus de 2 500 000 $. Le gouvernement provicial accorda un premier octroi de 400 000 $ en 1954 et un second de 300 000 $ en 1963. L'inauguration officielle, par Mgr Gérard-Marie Coderre, eût lieu le 2 novembre 1952. Le premier recteur entra en fonction le 25 août 1953. La première promotion des bacheliers eût lieu au mois de juin 1958.
La clientèle scolaire évolua ainsi:
1950: 32
1951: 60
1952: 82
1953: 136
1954: 171
1955: 176
1956: 213
1957: 239
1958: 287
1959: 294
1960: 325
1961: 341
1962: 361
Un ciné-club y a diverti toute une génération de jeunes, les samedis après-midi, dans les années 1950 et au début des années 1960. En 1965, on ajouta le pavillon Le Caron, construit par la compagnie Omega, selon les plans de la firme Larose, Laliberté et Petrucci. En 1967, suite aux recommandations du rapport Parent, l'Externat devint le Collège d'enseignement général et professionnel Édouard-Montpetit, qui dispense l'enseignement à plus de 20 000 personnes annuellement.
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Externat classique de Longueuil